back to India
Après trois jours d’intense inactivité pakistanaise, rien ne pouvait me motiver davantage que de retrouver l’Inde. Surtout quand, de l’autre côté de la frontière, c’est Amritsar qui m’attend… la découverte de cette ville avait été une des plus belles surprises de mon dernier voyage, un de mes meilleurs souvenirs photographiques également. Le temple d’or et son ambiance incroyablement relaxante, tranchant avec l’animation rocambolesque des rues environnantes, où la vie indienne bouillonnait dans toute sa splendeur.
Plus qu’une frontière à passer, quelques dizaines de kilomètres à peine, et je retrouverais enfin l’Amritsar de mes souvenirs, et… l’Inde si chère à mon cœur…
Quelques kilomètres, et mon objectif sera atteint je pourrais voyager sereine, sans plus questions de visas, de lois islamiques, d’escorte policière ou de jets de pierre…
Et dès la frontière, souffle comme un vent de liberté… je la traverse avec un americain, et une fois les formalités passées, on s’installe pour boire une kingfisher fraîche… c’est ma première bière depuis si longtemps… pas besoin de se cacher dans une chambre comme pour la vodka iranienne, pas besoin non plus de permis comme au Pakistan.. un verre de bière en terrasse, avec une cigarette, même les pieds dans la poussière, c’est irremplaçable…
Je retrouve vite mes marques indiennes, des paquets de biscuits Hide and Seek à l’antimoustique Odomos, les têtes qui dodelinent et les rickshaws jaunes, les billets crasseux et les vendeurs de chai, comme si je n’avais jamais quitté le pays…. Et pourtant, étrangement, je n’arrive toujours pas à me promener tête nue dans les rues… j’ai sans doute été trop conditionnée, au point d’en devenir pudique des cheveux…. Il va me falloir sans doute un peu de temps pour m’acclimater, car il me semble avoir été plus marquée que je ne le pensais…
Je redécouvre l’Inde avec un regard différent, éblouie par les couleurs chattoyantes dont j’avais presque oublié l’existence, et qui se résumaient depuis trop longtemps à des nuances de gris et de noirs, de sable et de poussière ; je retrouve les femmes, ouvertes et souriantes, parées de bijoux d’or et de tissus acidulés, comme un appel à la vie…..
Et j’y reprends goût….
La légèreté me manquait, j’ai l’impression de pouvoir souffler à nouveau, de pouvoir être moi-même sans me demander sans cesse si j’ai le droit, si je peux, si je dois…
Je rentre en Inde comme on entre dans la danse, pleine de joie, libre de tout mouvement, les pieds effleurant à peine le sol…
Un autre monde
Troisième réveil à Lahore. Le temps semble s’être arrêté, et pourtant, du haut du toit de la Regale Internet guest house, je ne le vois pas passer.
Comme le hasard fait parfois bien les choses, j’ai trouvé au fond d’une petite ruelle sale et encombrée de Lahore tout ce dont j’avais cruellement besoin. Et bien plus encore…
J’étais tellement amorphe en descendant du train, tellement vidée de toute énergie, que je n’avais pas vraiment envie de chercher une guest pendant des heures. j’ai sorti de ma poche la photocopie de la carte de la ville, regardant rapidement la liste des hôtels, et portant mon choix sur le Regale Internet Inn pour la simple raison qu’avec un nom pareil, je n’aurais à priori pas à chercher bien loin pour aller voir mes emails…
Difficile à trouver, coincée entre un tailleur, un petit boui-boui aux immenses gamelles noires, des motos parquées de manière anarchique ; le petit escalier obscure mène à une agence de voyage, avant de conduire à ce qui m’est apparu soudain comme le paradis sur terre….
Pourtant, le décor ne paie pas de mine, un peu fâné, terne et sombre comme on peut s’y attendre, mais caché derrière le bureau de la réception, Malik semblait m’attendre avec un large sourire de bienvenue et m’a invitée à m’asseoir en me tendant un verre d’eau fraîche…
Sans le savoir, je venais de mettre les pieds dans le repère de backpackers de Lahore… je l’ai vite compris à l’accueil qui m’a été reservé et à la bibliothèque bien fournie en livres de toutes les langues, avant même de croiser les premiers pensionnaires.
Et puis je les ai rencontré. Sur le toit, affalés dans les fauteuils sous l’air brassé vigoureusement par un ventilateur. Quelques plantes vertes éparpillées sur la terrasse, un étrange dessin peint sur le mur, deux tables basses, un jeu de carambole, et deux fils tendus pour faire sécher le linge. Il ne m’a fallu guère plus de temps que celui d’une douche pour rejoindre la troupe végétante, et devenir à mon tour, plante parmi les plantes….
Je retrouve avec un plaisir incomparable un lieu de rencontres, des voyageurs comme moi, ou tout au moins, des gens qui me ressemblent plus que les talibans de Quetta…
La Regale est un carrefour où tous les chemins semblent mener, certains vont comme moi en Inde, où en viennent, d’autres arrivent de Chine, du Kirgzistan ou d’Iran, les uns s’apprêtent à rejoindre la fraîcheur des montagnes et les autres l’air brûlant du désert…. C’est si bon de pouvoir partager nos expériences, nos découvertes émerveillées comme nos difficultés passagères ; on s’échange des informations et de l’argent, des livres et des cartes, du thé d’Iran contre du poivre indien, toujours, inlassablement, affalés sous le ventilateur….
Il fait si chaud que c’est bien là le seul endroit où l’on se sente bien…. Et quand vient l’heure d’une des trop nombreuses coupures de courant quotidiennes, l’idée d’en bouger est plus insupportable encore…..
Je suis tombée dans le piège…. Moi qui, nouvelle arrivante, regardait les « anciens » avec un petit air d’incompréhension, convaincue que je ne faisais pas partie de ces oisifs croupissants, je suis passée moi aussi maître en l’art de ne rien faire, en bien moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.
Traîner les pieds de la chambre à la douche quand la première coupure de courant matinale rend toute tentative de sommeil impossible, puis de la douche à la cuisine pour la préparation d’un petit déjeuner sommaire, et enfin de la cuisine aux fauteuils, changeant de temps à autre de position pour éviter le soleil, ou se refaire chauffer un peu d’eau pour le thé…
On se fait part de nos plans pour la journée, enfin pour la fin de journée car ce n’est que vers 17h que la température s’avèrera propice à une éventuelle sortie.
On sourit, rien qu’à entendre les projets des uns et des autres, sachant fort bien que, pour la grande majorité, ils seront finalement remis au lendemain…
Accessoirement, on fait une expédition au petit supermarché du coin de la rue, et même si la mise en route est bien souvent difficile, on sait qu’au moins on sera récompensé par la climatisation…
On va parfois jusqu’à traverser la grande avenue pour aller acheter des légumes, en passant par le marchand de glace, et en revenant par celui qui vend des pains croustillants cuits sur la pierre de son tandoor.
Voilà à quoi se résume ma découverte de Lahore… et presque la moitié de mon séjour au Pakistan…
Mais c’est réellement le break qu’il me fallait, au point de ne plus m’en sentir coupable….
J’avais besoin de repos, et si le corps peut se contenter de peu, l’esprit, lui, exige davantage… un endroit agréable, où l’on se sente à l’aise et en sécurité, où les tensions peuvent enfin se libérer et se révéler par la même occasion…
Même en venant d’horizons différents, nous avons ici tous au moins ce point commun… reprendre des forces pour pouvoir continuer la route…
J’ai bien essayé de me persuader de bouger, de partir découvrir la ville pour me faire une idée différente du Pakistan que j’ai vu jusqu’alors, mais à quoi bon…..
Je savais en passant la frontière que je ne ferais que traverser le pays et que je ne pourrais de toute façon prétendre le connaître ; je savais déjà que j’allais passer à côté de bien des choses… mon but était cette fois d’arriver en Inde par la route, et j’y suis presque… que vouloir de plus que d’atteindre son objectif, si ce n’est d’être en forme pour pouvoir jouir pleinement de son succès ?
Je suis heureuse de retrouver l’Inde bientôt, heureuse et fière du chemin parcouru, et comblée de pouvoir accéder à ce moment de break hors du temps, hors du voyage….
Je ne suis pas au Pakistan, je ne suis pas à deux pas d’un bâtiment anéanti par une bombe il y a à peine deux mois, ni en pleine manifestation de jihads ; je suis juste dans un lieu agréable et familier avec des amis ; et quand, tout à l’heure, on ira faire les courses pour le festin de ce soir, on sera encore une fois presque surpris de voir des rickshaws qui klaxonnent au milieu du traffic. Alors on fera vite le plein de provisions, avant de retourner dans notre monde à part…
Jeudi 24 avril
Le train m'a laissee sur le quai de Multan ce matin, il devait etre vers les 6h.
J'etais deja epuisee par le long trajet, et n'attendais qu'une seule chose en posant les pieds ici: pouvoir rapidement trouver une chambre et un jet d'eau froide sous lequel me decrasser enfin.
Il est maintenant 9h30 passes, et apres maintes recherches infructueuses, me voila de nouveau sur le quai, attendant le train de 10h40 pour Lahore.
Multan n'a pas de chambre pour moi...
toujorus le meme scenario: un demi sourire, on me fait patienter un instant, avant de me dire que toutes les chambres sont occupees. Pas la peine d'insister, car malgre les les nombreuses cles qui pendent du tableau mural, on m'oriente sans pitie vers un autre hotel.....
Je reprends a chaque fois mon sac, qui me semble de plus en plus lourd, il fait de plus en plus chaud, et je n'en peux plus....
Mes vetements etaient encore moites de l'irrespirable fournaise du train precedent, mais cette fois ils me collent a la peau de maniere plus que desagreable...
voila maintenant 3 jours que je n'ai pas pu prendre de douche.
L'hotel miteux de Quetta n'avait qu'un modeste seau d'eau a me proposer, et le train est tombe a court de reserve dans l'apres midi d'hier....
Je suis recouverte d'une epaisse pellicule de crasse, comme une seconde peau qui part en lambeaux.
Je m'accroche en me disant que je tiens le bon bout... Qu'a Lahore, on ne me refusera pas une chambre sous le pretexte que je suis etrangere, que je pourrais enfin me reposer sous l'air presque frais d'un ventilateur et, en frottant bien, je devrais meme pouvoir retrouver ma peau d'origine.
J'attends patiemment. Entouree d'un nuage de mouches que j'ai arrete de chasser.
Elles sont bien plus obstinees que moi et, sans le moindre doute, beaucoup plus vives et alertes que je ne le suis.
J'ignore tous ceux qui me devisagent, et si j'avais encore des clopes, je ne priverais pas d'en griller une; ca leur donnerait au moins une bonne raison de me regarder avec cet air si etrange. Comme si je venais d'un autre monde.
Et c'est tellement le cas.... d'autant que je suis ailleurs....
C'est le genre de moment ou on se prend a rever de bien peu de choses.... d'une boisson fraiche et de rondelles de tomates, d'un seau d'eau et d'un gant de crin, de quatre murs qui m'epargneraient ces regards...
MAis dans l'immediat, je baigne dans mon jus en attendant un nouveau wagon a betail manquant cruellement d'air et d'espace, ou, avec mon open ticket sans reservation, j'ai fort peu de chances d'avoir une place assise.
Je ne me sens pas en vaine aujourd'hui, et la fatigue rend tout exasperant.
Je me dis que j'ai fait le plus dur, meme si au fond, je n'en suis pas si convaincue...
Je prefere ne pas penser a l'arrivee a la gare de Lahore, la quete d'un chauffeur de rickshaw, la recherche d'une guest house....
Je m'accroche a l'idee d'une douche froide et d'un sac pose quelque part. Mon petit reve de petit bonheur...
Mardi 22 avril
Quetta’ttitude
On m’a dechargee ce matin de bonne heure a Quetta, comme on a decharge les lourds colis du toit, s’ecrasant dans un bruit sourd contre le sol en soulevant la poussiere.
Je n’ai pas ferme l’œil de la nuit, cherchant desepÈeemment un moyen de caser mes jambes trop longues pour l’espace qui leur etait imparti, sans succes. J’en etais presque a regretter le confort incomparable des bus Volvo iraniens. Presque… car malgre la fatigue, je n’attends qu’une seule chose, c’est de decouvrir ce que la ville me reserve apres ces longues heures de traversee du desert.
On m’enfourne dans une sorte de bachee collective, en partance pour le centre-ville. Je sors de ma poche une copie deja froissee du plan de Quetta, et demande a ce qu’on me depose du cote de Prince Road, ou je devrais pouvoir trouver un hotel bon marche.
Au fur et a mesure qu’on se rapproche de la ville –et je realise qu’on en etait encore loin-, les rues s’animent de plus en plus, envahies par d’innombrables ecoliers. Je note l’heure: il est 7h15. Je constate avec grand plaisir que contrairement a l’Iran, tout semble ici vibrer a leur rythme. Alors que les rues iraniennes etaient encore deseperemment desertes a cette heure matinale, ici, la vie fourmille deja de toute part, entre les rickshaws qui klaxonnent, les vendeurs ambulants qui offrent de quoi rassasier les petits estomacs vides, les echoppes qui commencent a ouvrir leurs rideaux metalliques, les troupeaux de moutons qui tentent de traverser sous l’œil vigilent de leur gardien… un spectacle qui me rejouit, et incapable d’atteindre mon appareil photo pour l’heure, je me languis deja d’etre demain matin….
Pour le moment, une autre mission m’attend car j’ai hate de pouvoir deposer mon sac et de m’installer sur quelque banc pour boire mon premier chai de la journee.
Heureusement que le quartier est truffe d’hotels, car j’en ferais 3 avant de trouver une chambre de libre…. Et vu l’etat des chambres, et pire encore, des sanitaires, je comprends que celui-ci ait des disponibilites. J’ai meme le choix… mais pas une chambre n’a de fenetre, ni de draps propres, ni de toilettes qui ne soient encore maculees de precedentes affaires…. Tant pis, je ferais avec, choisissant la moins pire d’entre elles, a savoir celle ou le lavabo n’est pas factice et ou de l’eau coule vraiment.
C’est peut etre pour cela qu’ils l’appellent VIP room… allez savoir…
Peu importe, bien que je sois extenuee par la derniere nuit blanche, et celle d’avant qui l’etait presque autant, je ne peux m’empecher de vouloir sortir…. Je laisse mon barda en vrac dans ma pietre chambre, et me rend au coin de la rue oe j’ai deja repere quelques tables installees sur le trottoir et une gamelle de chai fumante.
Je ne me sens pas perdue, j’ai presque l’impression d’etre deja arrivee en Inde, a un detail pres… je n’ai encore croise aucune femme… ma tenue, presque en tout point identique a celle que j’avais en Iran, ne fais plus illusion.. pourtant, par reflexe ou par conditionnement, je ne peux m’empecher de me couvrir les cheveux d’un foulard…. Mais meme, tous les regards sont braques sur moi, fixant ma maniere de siroter mon chai ou de me bruler les doigts avec mon parota…
Je n’irais pas jusqu’a dire que j’aime ca, mais j’ai appris a le supporter. Ca ne serait d’ailleurs pas tres intelligent de ma part de choisir ce genre de destination si je n’arrivais pas a faire abstraction. Trois chais et deux pages d’ecriture plus tard, je retourne dans ma chambre. Deux options s’offrent a moi: me reposer un peu, ou aller vadrouiller vers le bazaar avec mon appareil photo. Quetta est en altitude, ce qui rend la temperature agreable; il ne m’en faut pas plus pour choisir la seconde option.
Cette fois, la ville est bel et bien reveillee, il n’y a plus aucun doute. L’absence de signalisation rend la circulation totalement anarchique, dans laquelle se melangent rickshaws, mules tirant des carioles branlantes, brouettes disparaissant sous leur chargement, voitures aux chauffeurs surexcites, motos vrombissantes et autres velos, chariots de toutes sortes…. Je me faufile, cherchant a grande peine des trottoirs inexistants, ou obstrues dans le meilleur des cas; ceux qui ne m’observent pas depuis leur echoppe se retournent sur mon passage, a croire que dans le quartier, la presence d’etrangere se fasse rare…. En tout cas suffisamment pour attirer une attention pour le moins deconcertante… car plus j’avance, plus c’est fort… sans pour autant parler d’hostilite, je ne me sens pas particulierement la bienvenue.
Quetta est reputee etre assez conservative, et il m’est difficile de savoir ce que ma presence peut refleter.
Toute trace de modernisme a disparu, je me fais meme la remarque que je croise tres peu de jeunes en jean affichant leur telephone portable, comme on en voit partout en Iran. Tous sans exception portent une tunique jusqu’aux genoux, sur un pantalon bouffant de la mÍme couleur. Blanche, pour la plupart. C’est aussi blanc de tuniques ici que noir de tchador de l’autre cote de la frontiere. Les visages sont marques, et viennent de bien d’horizons differents. D’Afghanistan, bien sur, compte tenu de la proximite avec la frontiere, mais on voit aussi des regards brides d’Ouzbekistan, des visages clairs du Turkmenistan, ou presque noirs…. Sans reellement en avoir conscience, j’ai mis les pieds dans une zone ou se cotoyent tant d’ethnies differentes qu’il est comprehensible que l’ambiance semble tendue….
La pauvrete est tres marquante, et je realise encore une fois le fosse d’avec l’Iran, hesitant un moment avant de sortir mon appareil photo…
C’est un sentiment etrange, si proche de l’Inde, mais si different a la fois… je ne sais pas trop sur quel pied danser, n’oubliant pas ma condition de femme en pays islamique, mais me raccrochant a celle d’etrangere qui bien qu’oppressante, me rassure….
J’erre pendant des heures, m’abreuvant de cette vie passionnante et deroutante en meme temps, passant tour a tour de l’invitee honorable devant laquelle on s’empresse de poser,a‡ l’hote indesirable a qui on jette des cailloux dans le dos…
Quetta n’a pas la reputation d’etre une ville facile, et comme je n’ai pas beaucoup de temps pour traverser le Pakistan, je ne vais pas m’y eterniser. D’autant qu’une nuit dans ce trou a rat qui me sert de chambre sera bien suffisante…
Alors je pars demain dans la matinee, sans oublier ma seance photo des ecoliers, avant tout…. Je veux bien admettre etre facilement impressionable, mais je sais aussi qu’il faut un peu de temps, et de sommeil, pour s’adapter… et puis comme pour donner raison a mon cote obstine, le train pour Multan ne part qu’a 10h30….

Taux de change (avril 2008)
1€ = 101 PKR (pakistanese roupies)
1$= 63 PKR
Visa
obtenu en 2 jours à l'ambassade du Pakistan à Teheran, avec lettre de recommandation de l'ambassade de France (obtenue avec une fausse réservation de billet d'avion.....)
Transports
TAFTAN -> QUETTA : 500 PKR, 12h de bus atroces.....
QUETTA -> MULTAN : 500 PKR en train, second sleeper. environ 15h
MUTLAN -> LAHORE : 200 PKR en train, open ticket, 6h
LAHORE -> WAGAH (frontière): 17 PKR en bus (prendre bus n° 4 depuis la gare ferrovière), 700 PKR en taxi
Herbergement
QUETTA : hotel Sana? pres de l'Asia Hotel, parallèle à Prince Road. 200 PKR la chb simple avec sdb. pourri.....
MULTAN: aucun hotel n'a voulu de moi, alors je suis pas restée
LAHORE: Regale Internet Inn, Regale Chowk. 175 PKR en dortoir, 385 en chambre db (pas de simple)
endroit idéal pour des rencontres de voyageurs.... Internet à 25 roupies l'heure
