Mercredi 30 avril 2008
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mercredi 30 avril 2008
back to India
Après trois jours d’intense inactivité pakistanaise, rien ne pouvait me motiver davantage que de retrouver l’Inde. Surtout quand, de l’autre côté de la frontière, c’est Amritsar qui m’attend… la
découverte de cette ville avait été une des plus belles surprises de mon dernier voyage, un de mes meilleurs souvenirs photographiques également. Le temple d’or et son ambiance incroyablement
relaxante, tranchant avec l’animation rocambolesque des rues environnantes, où la vie indienne bouillonnait dans toute sa splendeur.
Plus qu’une frontière à passer, quelques dizaines de kilomètres à peine, et je retrouverais enfin l’Amritsar de mes souvenirs, et… l’Inde si chère à mon cœur…
Quelques kilomètres, et mon objectif sera atteint je pourrais voyager sereine, sans plus questions de visas, de lois islamiques, d’escorte policière ou de jets de pierre…
Et dès la frontière, souffle comme un vent de liberté… je la traverse avec un americain, et une fois les formalités passées, on s’installe pour boire une kingfisher fraîche… c’est ma première bière
depuis si longtemps… pas besoin de se cacher dans une chambre comme pour la vodka iranienne, pas besoin non plus de permis comme au Pakistan.. un verre de bière en terrasse, avec une cigarette,
même les pieds dans la poussière, c’est irremplaçable…
Je retrouve vite mes marques indiennes, des paquets de biscuits Hide and Seek à l’antimoustique Odomos, les têtes qui dodelinent et les rickshaws jaunes, les billets crasseux et les vendeurs de
chai, comme si je n’avais jamais quitté le pays…. Et pourtant, étrangement, je n’arrive toujours pas à me promener tête nue dans les rues… j’ai sans doute été trop conditionnée, au point d’en
devenir pudique des cheveux…. Il va me falloir sans doute un peu de temps pour m’acclimater, car il me semble avoir été plus marquée que je ne le pensais…
Je redécouvre l’Inde avec un regard différent, éblouie par les couleurs chattoyantes dont j’avais presque oublié l’existence, et qui se résumaient depuis trop longtemps à des nuances de gris et de
noirs, de sable et de poussière ; je retrouve les femmes, ouvertes et souriantes, parées de bijoux d’or et de tissus acidulés, comme un appel à la vie…..
Et j’y reprends goût….
La légèreté me manquait, j’ai l’impression de pouvoir souffler à nouveau, de pouvoir être moi-même sans me demander sans cesse si j’ai le droit, si je peux, si je dois…
Je rentre en Inde comme on entre dans la danse, pleine de joie, libre de tout mouvement, les pieds effleurant à peine le sol…
Par amelotour
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Publié dans : Mai 2008 - Inde
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