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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 08:47

lundi 19 avril 2010

 

Je suis épuisée. Je ne sais pas combien de kilomètres j’ai bien pu parcourir aujourd’hui, mais je crois qu’ils ont suffi largement à éliminer les deux kilos que j’ai pris au Liban la semaine dernière…

Ma journée a commencé de bonne heure, après une nuit trop courte, faute de pouvoir trouver le sommeil. Trop chaud avec la couverture, trop froid sans, trop étriquée dans un lit trop petit, j’ai dû finalement céder à la tentation d’un Stilnox pour enfin m’effondrer dans les bras de Morphée.

A 7h15, j’étais dans la rue après avoir bousculé le gardien de l’hôtel pour pouvoir en sortir. Pas question d’être en retard pour l’école.

Je devais avoir les yeux aussi embués que ceux des premiers gamins que j’ai croisé sur les trottoirs quasi déserts de la ville encore endormie.

Eux un cartable sur le dos, moi un sac à l’épaule.  Nous allions dans la même direction. A vrai dire, je les suivais, car ils connaissaient le chemin mieux que moi….

L’école débute à 8h.  Mais il semble que la ponctualité ne soit pas une qualité syrienne, car c’est seulement à 9h que les rues se sont vues réellement désertées par les écoliers, et que je suis rentrée à l’hôtel, avec mon lot d’images de blouses bleues, de robes rouges, de foulards oranges et de taxis jaunes.

Le temps d’un petit déjeuner bien mérité, quoi que sobre, et d’une bonne douche, et j’étais prête à repartir de plus belle pour ma dose de tourisme du jour, sans laquelle j’aurais probablement fini par culpabiliser. Je l’avoue, non sans complexe, les musées et autres « incontournables » détours culturels ne sont pas mon fort. Je préfère de loin me plonger dans la vie quotidienne des vivants, que dans les vestiges du passé, si prestigieux soient-ils.

D’ailleurs, pour être tout à fait honnête, je ne garde en mémoire du musée national que le sourire d’un bel italien solitaire avec qui j’aurais bien fait un bout de chemin… dommage, il s’apprêtait à prendre la route du Liban.. l’idée m’a effleurée, mais.. non. Mon chemin à moi va dans le sens opposé.

J’ai passé le reste de la journée à flâner dans les ruelles du vieux Damas. D’abord en gardant un œil sur ma montre, pour ne pas manquer la sortie des écoles à 13h30, puis vraiment hors du temps.

L’épaule droite meurtrie par la lanière de mon sac photo,  les pieds lacérés par leurs retrouvailles avec les tongs, et les yeux larmoyants à cause de la poussière et de la violence des contrastes. Que du bonheur… !

Il est maintenant 20h passées, et il ne me reste de force que dans les doigts… je n’ai sans doute pas pris assez de photos pour que mes mains ne soient elles aussi endommagées.

C’est décidé, demain je quitte Damas.

Je n’en ai sans doute qu’un bref aperçu, mais le temps presse. Et le tourisme à outrance me fatigue… j’ai hâte de rejoindre le petit village de Marmitra, dont mes amis Peno et Vrej m’ont parlé, et dont j’ai découvert avec bonheur que le guide n’y faisait pas allusion. J’y serais dans quelques jours… avant cela, je prends la route de Palmyre. Tout le monde me conseille vivement d’y passer, je vais aller voir de quoi il retourne.

Par amelotour - Publié dans : Avril 2010 - Congés payés
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