Amel' O' Tour d'Asie http://www.amelotour.com/ 2009-04-02T13:36:37Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://fdata.over-blog.net/0/17/75/69/avatar.jpg Mes pérégrinations asiatiques! Découvrez les récits de mes longs mois de voyage en solitaire sur les routes d'Asie. Après une période en entreprise, je décide de changer de vie...... De cadre de production dans les couches culottes à photographe-voyageuse.... C'est possible, il suffit d'y croire! http://www.amelotour.com/article-29151856.html Ciel sans nuage 2009-03-17T21:21:46Z 2009-03-07T21:14:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html le 7 mars Le vent est glacial, et secoue les branches avec violence. Nouvelle soirée de tourmente, une de plus où je ne trouve pas le sommeil. Malgré le froid, je m’obstine, pieds nus et en tee-shirt, sur le rebord de la fenêtre. Attirée par le ciel d’un bleu sombre dans lequel je redécouvre les étoiles. Le fromage m’a manqué. Comme le saucisson et le pain frais, mais j’avais oublié la beauté enivrante des étoiles. Depuis le chaos du retour, j’ouvre les yeux pour la première fois sur quelque chose de beau. L’espace d’un court instant, je suis prise par un semblant de paix intérieure, ce dont j’avais perdu la notion depuis bien longtemps. Il n’y a pas de place pour la médiocrité dans un ciel étoilé. Pas de place pour l’indifférence, ni pour l’égoïsme. Il n’y a pas de place pour un gil chamberland dans les étoiles. Pour la première fois qu’il m’a vulgairement abandonnée dans l’avion, comme on se débarrasse d’un vieil objet sans valeur, je vois quelque chose de beau, brillant, immuable. Rassurant. On a vite faite de généraliser la « saleté » d’une seule misérable existence à l’univers tout entier. Il suffit parfois d’une vilaine tâche de couleur pour ternir l’éclat d’un tableau tout entier. Mais ce soir, les étoiles se sont dévoilées de leur épaisse couche nuageuse, redoublant de clarté. On ne s’accroche pas aux nuages, pas plus qu’on ne construit une maison sur du sable. Il y a des choses, des personnes, trop instables et insignifiantes qu’il faut juste laisser passer, sans y accorder l’importance qu’elles ne méritent pas. Il a été un gros nuage, orageux et destructeur ; il a obscurcit mon ciel au point de ne plus être aveuglée par rien du tout, au point d’en oublier qu’il obstruait la beauté, et j’ai cru trop naïvement qu’il pouvait m’emmener vers des horizons plus doux. J’ai investi beaucoup, de mon cœur, de mon corps et de mon âme, mais un nuage n’atteint jamais l’horizon. Il s’évapore un jour, sans prévenir. Disparu, dans l’indifférence la plus totale, reniant notre histoire, et me laissant chuter moi, mes sentiments, mes illusions. Et ça fait mal, de tomber de si haut, quand on se croyait solidement amarrée. Voilà quatre jours que je mords la poussière, face contre terre, à vouloir descendre encore plus bas, jusqu’à disparaître de la surface. Quatre jours que je repasse les évènements en revue, son brutal changement de direction, ce vent violent que je n’ai pas vu venir, et qui l’a soudainement poussé à s’éloigner sans moi, sans se retourner, sans explication ni adieu. Je me suis sentie bafouée, trahie, insignifiante ; d’avoir cru en lui ; d’avoir cru qu’il croyait en moi, en nous. Ce soir, j’ouvre les yeux et le nuage a disparu de mon ciel. Et malgré les turbulences qu’il génère encore, j’entrevois enfin les étoiles, et peut être même un peu de la douceur que je croyais sincèrement trouver avec lui. J’entrevois un peu de paix et de repos ; l’amitié et l’amour véritable qui se renforcent devant les épreuves, plutôt que de s’évanouir au moindre coup de vent. Je pensais qu’il m’aimait. Mais un nuage n’a pas de cœur, et ne laisse derrière lui que courants d’air, et larmes de pluie. http://www.amelotour.com/article-28570240.html En transit 2009-03-17T21:21:58Z 2009-03-03T06:18:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html le 3 mars, à Kuwait City Le retour est proche, je ne suis plus à Bangkok, et pas encore à Paris. Quelque part entre les deux, dans le désert et la solitude. Ce soir je serai en France, et je ne sais pas où je vais dormir. Le voyage se termine, et tant d'autres choses avec lui. Et comme il faut une fin à tout, l'heure de la mort du blog est peut être venue. Peut être. Et pourquoi pas. http://www.amelotour.com/article-28273915.html Quelques images de Benares 2009-02-23T15:20:41Z 2009-02-23T15:02:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/17/75/69/Images-articles/-quilibriste.jpg" />Parmi les dernieres images du D700...... une petite vue de Benares, a ma facon....... 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24. http://www.amelotour.com/article-28273052.html Une bouffee... 2009-02-23T14:49:28Z 2009-02-23T14:42:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html Bangkok, le 23 février La bouffée Ca devient une véritable obsession. J’aurais dû la laisser là où je l’ai vue la première fois. Mieux encore, j’aurais dû ne pas la voir. Mais c’est trop tard, maintenant qu’elle m’a titillé le regard et que l’ai prise entre les doigts, il va m’être très difficile de résister. Et voilà que pour bien faire, je me retrouve seule dans la chambre, pendant encore au moins une heure…. Sans personne d’autre que moi-même pour passer le test de la volonté. Je l’ai posée sur le lit. Elle me nargue. Je la reprends entre mes doigts j’aime cette odeur, je l’avais oubliée. Caramel, une touche de chocolat et de bois humide qui ne demande qu’à crépiter…… bon sang….. Je suis tellement hypnotisée que je réalise que c’est inconsciemment que j’ai sorti un briquet de mes affaires…. Moi qui pensais avoir jeté le dernier en même temps que le dernier paquet de cigarettes…. C’était il y a plus de 2 mois. Bientôt trois, si je tiens le coup encore un peu. Ce qui est étonnant, contrairement aux essais précédents, c’est que je n’ai pas gardé en mémoire la date exacte où j’ai arrêté de fumer. Mais je me souviens du lieu, à Kanchipuram en Inde du Sud, et ça me permet de situer à peu près sur le calendrier. J’ai eu plusieurs fois envie de reprendre, mais globalement, c’était un arrêt assez facile. Jusqu’à dernièrement, où la disparition de mon sac photo a fait renaître de violentes envies de fumer… J’ai tenu bon. Alors que dans le taxi qui nous éloignait de la gare de Calcutta je ne pensais qu’à m’en griller une. Une cigarette de révolte. J’ai tenu bon quand même, au milieu de tous ces fumeurs de la Paragon guest house, qui me tentaient doublement avec leurs fumées illicites qui m’auraient tant aidé à fermer le yeux….. Je tenais encore bon ne serait-ce qu’hier soir, à la terrasse d’un petit bar du vieux Bangkok, en buvant une bière bien fraîche malgré les volutes émanants de la table voisine…. Et les anciens fumeurs (qui boivent de la bière) savent à quel point la cigarette qui accompagne un verre est bonne….. Mais là. On vient me mettre sous le nez la tentation elle-même. Le diable enroulé dans un fin papier blanc, et déposé vicieusement au dessus du miroir de la chambre. Sous mes yeux. Y’en a décidément un qui m’en veux, ou qui s’est mis en tête de me faire passer des épreuves….. Je tiendrais pas. L’ordinateur sur les genoux, et cette subite envie d’écrire, c’est juste pour m’occuper l’esprit mais je me connais trop…. Je vais bientôt tomber à court de mots, ou à court de batterie… et elle, elle sera toujours là, posée sur le drap, à me provoquer sans relâche. Je pourrais la jeter, bien sûr. Ça ne prendrait qu’un instant et au moins, la question ne se poserait plus…. Oui, mais…. C’est comme dans Tintin au Tibet, quand, sur un étroit sentier de montagne, Milou voit des gouttes d’alcool tomber du sac du capitaine Haddock. Le petit ange, et le petit démon qui apparaissent, et qui se querellent à coup d’arguments. « Non, c’est pas bien… », « et alors, quoi ?», « soit fort…. », « fais-toi plaisir…. » Et en quelques bulles, l’envie l’emporte sur la raison, le pauvre Milou se met à tituber et tombe dans le ravin. Bah voilà, j’en suis là. Il y a le ravin, certainement, mais tant de bonnes raisons de ne pas le voir…. Et quand bien même…. Pourquoi je ne me laisserais pas tomber ? il n’y a pas si longtemps que ça, j’étais presque prête à y sauter de moi-même, sans cigarette…. Je teste le briquet. Ça serait tellement plus facile si il ne marchait pas. Mais évidemment …. Il fonctionne parfaitement. Je craque. J’essaie de me remettre en mémoire les raisons de mon arrêt, mais je n’en trouve pas de suffisamment bonnes. Au lieu de cela, ce sont les mots de Jacques Brel qui me viennent à l’esprit…. « Vivre est mauvais pour la santé… alors puisqu’il faut vivre, autant que ce soit avec plaisirs… » Nononononon. Je repose le briquet. Ça serait trop bête. Tous ces efforts pour rien… parce que je sais bien ce qu’il va se passer ensuite. C’est pas à un vieux singe….. C’est ainsi que je pensais aussi la semaine dernière, avant de monter dans ce foutu train. Moi ? il m’arrivera rien !!….. je connais l’Inde, et je sais ce qu’il faut pas faire…. Mouais. La demi seconde d’inattention, elle est là, juste devant moi, à côté du briquet. Prête à me dépouiller pendant que je lui trouve encore des excuses et des bonnes manières. C’est là que tout se joue, et j’ai l’intime conviction que si je ne résiste pas à ces quelques centimètres de fumée sans prétention, je vais perdre dans la bataille bien plus que je n’arrive à l’imaginer. Comment est-ce que je pourrais me convaincre que je vais réussir à trouver un éditeur ? que je vais publier mes photos ? que je vais trouver un travail ? que je vais finir par repartir, un nouvel appareil photo à l’épaule, pour de nouveaux horizons ? ….. si je n’arrive même pas à me convaincre de jeter cette simple cigarette ? Elle est devenue à mesure de ces lignes, tout un symbole et étrangement, elle a perdu son odeur enivrante. J’ai gagné la partie. Je l’aurais gagnée, quand la clope aura disparu de la chambre pour de bon, et je me fais un malin plaisir de l’émietter par la fenêtre. Le vent emporte les poussières de tabac, et j’y vois le voleur du train, s’envoler au milieu des doutes et incertitudes, j’y vois mes ennemis et l’énergie qu’ils dépensent à vouloir que je n’y arrive pas, j’y vois mes peurs et mes angoisses…. Tout cela disparaît, et il ne me reste en main qu’un tube vide. J’ai faim. Dur à dire, mais…. Putain, je suis fière de moi. Bangkok, le 23 février http://www.amelotour.com/article-28079834.html Dernière leçon, à prendre, ou à laisser…. 2009-02-18T13:40:28Z 2009-02-18T13:34:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html Calcutta, le 17 février Il a d’abord effleuré mes pieds avec une incomparable délicatesse, d’un contact léger et respectueux, tout juste suffisant pour me faire sortir de mon état léthargique de matin trop… matinal.. j’ai ouvert les yeux sur son visage souriant, un de ces visages débordant de bienveillance qui nous rassure instantanément sur la nature humaine. A ce moment là, je n’ai pensé à qu’à m’éveiller sur une journée qui ne pouvait s’annoncer que comme merveilleuse. Le train avait déjà bien ralenti, et que cet homme souriant me dise que la gare d’Howrah était toute proche ne m’a pas surpris. Comme à son habitude, le soleil est déjà là, fiché dans un ciel un peu moins bleu à mesure que nous pénétrons dans la pollution de Calcutta. Pas fâchée d’avoir quitté Bénarès, et surtout de voir ce pénible trajet en train se terminer enfin. C’est la dernière nuit blanche sur une couchette de seconde classe indienne, à affronter le froid des fenêtres qui ne ferment plus, à pester contre ceux qui ronflent plus fort que le train, à affronter les moustiques et les petits cafards qui viennent chatouiller le bout de nez qui dépasse des couvertures, à veiller d’un œil méfiant sur le sac à dos pourtant bien enchaîné….. rares sont les nuits en train qui soient reposantes, surtout entre Bénarès et Calcutta où en plus des cafards de toute espèce, on doit rajouter aux passagers les plus vils et vicieux des voleurs du pays. C’est essentiellement pour cette raison qu’on préfère toujours, quand on peut choisir, avoir la couchette supérieure. Celle qui a le défaut d’être juste en dessous des néons et des ventilateurs tout poussiéreux, mais dont les avantages sont précieux. En ce qui concerne les détrousseurs de voyageurs, cela rend leur tâche plus difficile car il leur faut escalader les deux couchettes inférieures. Je sais aussi, d’expérience douloureuse, que cela ne les arrête pas pour autant. L’an dernier, un de ces as a réussi à alléger mon sac photo d’un objectif et de mon ipod, alors que je dormais la tête dessus. Enfin bref, tout ça pour dire que je me suis presque interdit de dormir cette nuit, pour avoir le bonheur d’ouvrir les yeux sur un nouveau jour ensoleillé, et avec un contenu de sac inchangé sous ma tête. L’approche d’une grande gare traîne toujours en longueur. Le train ralentit, s’arrête, se remet en route et s’arrête de nouveau, et ça dure…. Quand on connaît le type de régulation du trafic qui prime dans ce pays, que cela soit sur les routes, les rails ou même le trafic aérien, on ne s’en étonne plus, alors ce matin, ça ne m’a pas étonné. Largement le temps d’aller faire un dernier tour aux toilettes, d’autant que je me retiens depuis au moins deux bonnes heures…. hors de question de laisser mon sac photo sans surveillance pour une pause pipi pendant que toute la voiture est endormie. Mais là, tous ces gens assis en attendant calmement l’arrivée en gare, Gil affairé à replier les couvertures, je peux enfin m’absenter un court instant. Je ne sais pas bien pourquoi j’ai besoin de mettre la main sur mon sac en revenant. Probablement pour y chercher quelque chose, je ne sais pas et je n’ai pas le temps de m’en inquiéter. Ce qui m’inquiète vraiment, c’est que le sac n’est plus à sa place, à côté des deux châles qui m’avaient servi de couverture. Tout va très vite…. Je jette un œil sur la couchette de Gil, sur ma couchette, sur celles du bas où trois indiens sont tranquillement assis et regardent par la fenêtre, puis mon regard revient sur ma couchette, et l’emplacement désespérément vide qui ne devrait vraiment pas l’être. Vraiment pas. Je ne sais pas si c’est à ce moment là que je cède à la panique. Ou juste après avoir croisé le regard de Gil, et dans lequel je comprend bien qu’il n’y a là aucune plaisanterie de mauvais goût de sa part. Je me jette par terre, écarte les jambes des autres passagers qui ne comprennent pas encore ce qui se passe, j’inspecte les dessous des couchettes, mais n’y vois rien d’autre que papiers et poussières pas de sac photo. Plus de sac photo. Il faut se rendre à l’évidence…. La moitié du wagon me regarde avec des yeux écarquillés. Certains ont commencé à comprendre, et ils me dévisagent tous, voyant en moi et dans ma scène de scandale mélancolique une distraction rare. Pas un, bien entendu, ne s’inquiète de quoi que ce soit, ni ne me propose un quelconque soutien. Sûr, il n’y a pas grand chose à faire….. je le réalise tout à fait quand Gil revient avec deux policiers déguisés d’un uniforme caca d’oie et d’un air faussement autoritaire. Ils me regardent du coin de l’œil, simulant maladroitement une compassion dont ils ne savent rien, et se gardant bien de m’adresser la parole, de peur, très certainement, que j’imagine qu’ils puissent me venir en aide. On dit qu’un homme averti en vaut deux. Je ne pense pas me tromper en affirmant qu’une femme avertie en vaut un peu plus encore. A nous deux, nous étions donc toute une bande à nous méfier de ces voleurs qui écument les rails comme on se méfie de l’eau qui dort. En ne dormant pas. Rajoutons à cela une bonne dizaine de policiers qui, bien qu’incompétents et corrompus, font acte de présence dans le train. Et c’est un ridicule petit crétin d’indien qui m’a eue. Juste avec un sourire, ce qui aurait dû pourtant me mettre la puce à l’oreille. On ne sourit pas sans une raison valable, ici. Je m’en veux d’avoir baissé la garde, j’en veux à ces cons de policiers qui sont de plus en plus nombreux pour assister à la scène, que certains d’ailleurs trouvent drôle, et qui en plus se font un plaisir de me reprocher de ne pas avoir cadenassé mon sac photo…. J’en veux à ce fichu voleur, même si je ne peux m’empêcher d’avoir un brin d’admiration pour sa prouesse. Je lui en veux parce que son bonheur doit être proportionnel à mon malheur je lui en veux parce qu’il n’a pas idée de la valeur de ce qu’il a maintenant entre les mains, et que mon pauvre D700 et tous les autres habitants de ce sac, seront revendus à la sauvette à de parfaits ignorants pour quelques milliers de roupies; J’en veux à ce pays entier et les premiers chauffeurs de taxis de la sortie de la gare qui osent m’approcher en font brutalement l’expérience. Oui, je les mets tous dans le même sac ils n’avaient qu’à pas me prendre le mien. Les heures qui suivent sont remplies de vide. Je voudrais que tout s’arrête, à quoi bon continuer. Je n’ai plus ni faim ni soif, je n’ai plus sommeil non plus, je n’ai qu’un goût amer dans la bouche, et une énorme boule dans la gorge qui ne cesse de faire remonter les larmes. Moi qui doutais de m’être engagée dans la bonne voie, d’avoir vraiment la force et le courage de vivre ma passion de la photo, voilà qu’on m’enlève ce qui me faisait tenir….. oui, c’est matériel, mais quand on a investi autant d’argent, et bien on persiste…. Mais maintenant…. Est-ce le signe que c’est le moment pour arrêter ? est-ce que j’aurais le courage de tenir une année de plus à travailler comme réceptionniste pour me racheter mon matériel ? si toutefois j’arrive à trouver un travail….. C’est que là, j’ai l’impression de m’être fait voler bien plus qu’un sac, et que le peu de confiance en moi qu’il me restait est parti avec j’ai bien peur que malgré tout l’or du monde, j’ai bien du mal à la racheter. http://www.amelotour.com/article-27988253.html Voyage en train, au Bangladesh 2009-02-16T06:50:15Z 2009-02-16T06:34:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/17/75/69/Reportages-2008-2009/1---vendeur--amelimage.jpg" />Une petite, tres petite selection sur les trains au Bangladesh. Un vrai bonheur, humain et photographique, qui doit ressembler a ce qu'on trouvait en Inde il y a une bonne 20aine d'annees..... Ce qui est sur, c'est que pour le moindre voyage, on a le temps de sortir l'appareil... http://www.amelotour.com/article-27967132.html Vaches sacrees 2009-02-16T06:21:53Z 2009-02-15T16:54:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/17/75/69/Reportages-2008-2009/1-la-quete-amelimage-.jpg" /> Le dernier reportage était consacré aux Nandis, les statues de taureau vénérées en Inde comme étant le véhicule et messager du dieu Shiva*. Voici la suite…… Cette fois, nous nous sommes intéressés à la partie vivante et féminine…… Bienvenue dans le royaume des vaches sacrées ! En Inde, ces dernières ont depuis toujours une place toute particulière dans la société. D’abord vénérée en tant que divinité, elle est également respectée du fait de fournir alimentation (lait, yaourt) et combustible (bouse séchée) à la majorité des foyers. La viande de bœuf est bannie des traditions alimentaires hindoues, et une fois la vache devenue improductive, rares sont ceux qui les conduisent à l’abattoir…. La plupart des vaches (et taureaux) finissent ainsi leur vie errant dans les rues, se nourrissant des offrandes quotidiennes des croyants, mais aussi des déchets qui jonchent encore les pavés indiens. Le choix (difficile) d’editing a été centré sur les vaches citadines, croisées dans les rues du Nord comme du Sud, mettant de côté leurs cousines campagnardes occupées à creuser les sillons… Ps : en espérant ne pas être tombés dans le cliché ?! A vous de me le dire ! http://www.amelotour.com/article-27966371.html Benares 2009-02-15T16:45:19Z 2009-02-15T16:35:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html 15 février 09 Bénarès Difficile de refaire surface après tant d’absence. Je n’ose pas regarder de quand date le dernier article, je risquerais de culpabiliser encore plus, ce qui n’est certainement pas ce qu’il me faut en ce moment. Pourtant, j’ai souvent commencé à écrire des textes, quelques lignes, quelques mots, mais rien qui ne m’ait inspiré davantage… étrange, dans un pays où la moindre banale scène de rue peut devenir un sujet de roman. Une phrase de Brel que j'aime beaucoup m'a presque persuadee de ne rien ecrire..... &quot; Il y a des moments où il vaut mieux être honnêtes vis à vis des gens plutôt que de vouloir leur faire plaisir&quot;..... mais pourtant.... allez.... un petit effort, et apres 5 jours de reflexion, je me decide a finalement mettre en ligne les derniers essais, pas tres fructueux, mais je vous laisserai en juger de vous meme.... apres tout, moi maintenant, je ne pense plus qu'a une assiette de cassoulet. le reste m'indiffere...... 9 février 09 Bénarès La dernière ligne droite est désormais entamée. Comme pour le voyage précédent, Bénarès marque à la fois le point culminant du périple, et aussi, et par conséquent, le début de la chute vertigineuse qui précipite vers le retour. Ville capitale, pour une étape ultime et cruciale… la ville de tous les excès, ceux qui sont enfin permis après tant d’abstinence forcée, et ceux que l’on fait en prévision des temps moins généreux à venir…. Alors on se gave… on se gave de chai et de pommes de terre sautées, on se gave de chants et d’épices, de cymbales qui résonnent et de bougies qui scintillent, de fleurs qui flottent, de déchets qui pourrissent, de pavés qui glissent on se gave du meilleur et du pire sans distinction car à vrai dire, on se laisse gaver…. On se laisse faire car on sait, d’expérience, qu’il ne restera après digestion, décoction, macération, qu’un souvenir suave et doré….. l’essence même de l’Inde… Pas une minute à perdre pour reprendre possession des lieux tout nous apparaît si familier qu’il nous semble n’avoir jamais quitté les ruelles encombrées de la vieille ville, on y retrouve les vendeurs qui ont gardé la même position sur le pas de leur échoppe, les peintures murales qui sont à peine plus écaillées, les vaches qui continuent inlassablement leurs tournées alimentaires de porte en porte, les enfants qui ont si peu grandi… Notre table est prête. Surplombant de quelques dizaines de centimètres l’animation du quartier, sous le sourire charmeur et bienveillant de notre ami et hôte Ram, s’y asseoir c’est appuyer sur un bouton Reset à la mode indienne…. Etre si connecté à la vie qu’on ne l’est plus du temps. Ça ne durera pas. Je le sais et j’en profite, avant que mes cauchemars ne reviennent me poursuivre éveillée, de toute cette réalité que je n’ai pas encore envie de voir en face, et qui se rapproche pourtant dangereusement. Pour un instant, quelques heures, quelques jours tout au plus, je mets de côté mes recherches d’emploi et mes projets photo, mes doutes et toutes ces questions qui me hantent et qui restent désespérément sans réponse. Et puis j’ai envie de quitter l’Inde aussi, un peu. Cette Inde que l’on vient de traverser de part en part, et qui me fait de plus en plus peur…. Cette Inde réelle que l’on lit dans les journaux au quotidien, cruelle et inhumaine, qui cache si bien son jeu quand on ne veut pas la voir ce pays où un couple est arrêté pour s’être échangé un baiser dans le métro, où une femme se fait battre pour être allée dans un pub avec ses amis, où un bébé se fait tremper dans de l’huile bouillante sur le conseil d’un prêtre (devant les yeux ébahis et désinvoltes des journalistes), où les intouchables sont encore brûlés vifs pour avoir emprunté un chemin ou être rentrés dans un temple… Si on vous dit que tout cela n’existe plus…. Que les castes ont disparu, et que d’ailleurs, des dalits (intouchables) ont aujourd’hui des postes importants dans le gouvernement…. Demandez à cette ministre d’état qui a, sans le vouloir, déclanché des émeutes après être rentrée faire sa prière au temple… et qui encore, s’est platement excusée devant le prêtre alors qu’il se mettait à faire les rituels de purification suite à son passage… Il y en a plein, des histoires comme ça. On en trouve tous les jours dans le journal même si c’est rarement en première page, sur laquelle on lira plus facilement l’histoire d’un gamin né aux US, mais indien d’origine, ayant gagné le concours d’orthographe du Massachusetts. Pour mes derniers jours, j’essaie d’occulter les horreurs des articles de journaux, pour retrouver la naïveté de la voyageuse émerveillée et amusée par ce qu’elle découvre…. Bénarès, si on le veut, peut devenir l’Inde des cartes postales et des brochures d’agences de voyage, et pour beaucoup, elle ne laissera qu’un simple souvenir d’encens, de percussions et de prières offertes au Gange, une Inde spirituelle et colorée, plongée dans une telle ferveur qu’elle sait en faire oublier son côté misérable et inhumain… http://www.amelotour.com/article-27112337.html Les nandis 2009-01-24T07:50:11Z 2009-01-24T07:15:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/17/75/69//1---puja-du-matin---amelimage.jpg" /> Le Nandi, pour les non initiés, c’est le taureau sacré qui sert de monture à Shiva, une des trois divinités des plus adorées dans l’hindouisme. On le retrouve d’ailleurs très généralement représenté couché devant l’entrée des temples dédiés à ce dieu. Ce sujet précis de reportage nous a permis de nous approcher d’une des multiples facettes de l’hindouisme, et de côtoyer la ferveur religieuse de la population indienne. Et puis pour être honnête, ça nous a bien amusés de traverser l’Inde (et on a pas fini) en recherchant des statues de taureau.. N'hésitez pas à vous lâcher sur les commentaires!!!!! http://www.amelotour.com/article-27090582.html Revenante... 2009-01-23T16:15:32Z 2009-01-23T15:10:00Z amelotour http://www.over-blog.com/profil/blogueur-37423.html <img src="http://idata.over-blog.com/100x100/0/17/75/69//debut-de-pongal.jpg" /> Bah oui, je suis toujours là.... Désolée pour l'absence, mais c'est que je trouve pas beaucoup de temps pour mettre à jour le blog... Pourtant, j'y travaille, promis. Dès que j'ai cinq minutes (j'en ai eu 3 cet après midi) Mais entre les tris de photos et la mise à jour du cv (je suis en pleine recherche d'emploi pour occuper mes mois à venir...), j'ai du mal à tout faire.... Enfin bref. Petite apparition quand même pour vous souhaiter une très bonne année 2009 à tous!!! Parait qu'on a jusque la fin du mois..... qu'elle soit pour chacun l'occasion de réaliser ses rêves...... En attendant de nouveaux écrits, et pour vous prouver que j'ai pas les doigts de pied en éventail sur une plage un cocktail à la main, voici quelques nouvelles images....... Pongal, le festival qui marque le début de la période des récoltes. Les femmes et les enfants décorent l'entrée de leurs maisons de Rangolis superbes..... mais Pongal ne dure pas..... on efface tout, en attendant l'année prochaine... divers....... salade de fruits, jolie, jolie! décors muraux du Rajasthan portrait d'une jeune modèle.... et pour finir.... une photo de merde.....