Samedi 7 mars 2009
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21:14
le 7 mars
Le vent est glacial, et secoue les branches avec violence. Nouvelle soirée de tourmente, une de plus où je ne trouve pas le sommeil. Malgré le froid, je m’obstine, pieds nus et en tee-shirt, sur le rebord de la fenêtre.
Attirée par le ciel d’un bleu sombre dans lequel je redécouvre les étoiles.
Le fromage m’a manqué. Comme le saucisson et le pain frais, mais j’avais oublié la beauté enivrante des étoiles.
Depuis le chaos du retour, j’ouvre les yeux pour la première fois sur quelque chose de beau. L’espace d’un court instant, je suis prise par un semblant de paix intérieure, ce dont j’avais perdu la notion depuis bien longtemps.
Il n’y a pas de place pour la médiocrité dans un ciel étoilé.
Pas de place pour l’indifférence, ni pour l’égoïsme.
Il n’y a pas de place pour un gil chamberland dans les étoiles.
Pour la première fois qu’il m’a vulgairement abandonnée dans l’avion, comme on se débarrasse d’un vieil objet sans valeur, je vois quelque chose de beau, brillant, immuable. Rassurant.
On a vite faite de généraliser la « saleté » d’une seule misérable existence à l’univers tout entier. Il suffit parfois d’une vilaine tâche de couleur pour ternir l’éclat d’un tableau tout entier.
Mais ce soir, les étoiles se sont dévoilées de leur épaisse couche nuageuse, redoublant de clarté.
On ne s’accroche pas aux nuages, pas plus qu’on ne construit une maison sur du sable.
Il y a des choses, des personnes, trop instables et insignifiantes qu’il faut juste laisser passer, sans y accorder l’importance qu’elles ne méritent pas.
Il a été un gros nuage, orageux et destructeur ; il a obscurcit mon ciel au point de ne plus être aveuglée par rien du tout, au point d’en oublier qu’il obstruait la beauté, et j’ai cru trop naïvement qu’il pouvait m’emmener vers des horizons plus doux.
J’ai investi beaucoup, de mon cœur, de mon corps et de mon âme, mais un nuage n’atteint jamais l’horizon. Il s’évapore un jour, sans prévenir.
Disparu, dans l’indifférence la plus totale, reniant notre histoire, et me laissant chuter moi, mes sentiments, mes illusions.
Et ça fait mal, de tomber de si haut, quand on se croyait solidement amarrée.
Voilà quatre jours que je mords la poussière, face contre terre, à vouloir descendre encore plus bas, jusqu’à disparaître de la surface.
Quatre jours que je repasse les évènements en revue, son brutal changement de direction, ce vent violent que je n’ai pas vu venir, et qui l’a soudainement poussé à s’éloigner sans moi, sans se retourner, sans explication ni adieu.
Je me suis sentie bafouée, trahie, insignifiante ; d’avoir cru en lui ; d’avoir cru qu’il croyait en moi, en nous.
Ce soir, j’ouvre les yeux et le nuage a disparu de mon ciel.
Et malgré les turbulences qu’il génère encore, j’entrevois enfin les étoiles, et peut être même un peu de la douceur que je croyais sincèrement trouver avec lui.
J’entrevois un peu de paix et de repos ; l’amitié et l’amour véritable qui se renforcent devant les épreuves, plutôt que de s’évanouir au moindre coup de vent.
Je pensais qu’il m’aimait.
Mais un nuage n’a pas de cœur, et ne laisse derrière lui que courants d’air, et larmes de pluie.
Le vent est glacial, et secoue les branches avec violence. Nouvelle soirée de tourmente, une de plus où je ne trouve pas le sommeil. Malgré le froid, je m’obstine, pieds nus et en tee-shirt, sur le rebord de la fenêtre.
Attirée par le ciel d’un bleu sombre dans lequel je redécouvre les étoiles.
Le fromage m’a manqué. Comme le saucisson et le pain frais, mais j’avais oublié la beauté enivrante des étoiles.
Depuis le chaos du retour, j’ouvre les yeux pour la première fois sur quelque chose de beau. L’espace d’un court instant, je suis prise par un semblant de paix intérieure, ce dont j’avais perdu la notion depuis bien longtemps.
Il n’y a pas de place pour la médiocrité dans un ciel étoilé.
Pas de place pour l’indifférence, ni pour l’égoïsme.
Il n’y a pas de place pour un gil chamberland dans les étoiles.
Pour la première fois qu’il m’a vulgairement abandonnée dans l’avion, comme on se débarrasse d’un vieil objet sans valeur, je vois quelque chose de beau, brillant, immuable. Rassurant.
On a vite faite de généraliser la « saleté » d’une seule misérable existence à l’univers tout entier. Il suffit parfois d’une vilaine tâche de couleur pour ternir l’éclat d’un tableau tout entier.
Mais ce soir, les étoiles se sont dévoilées de leur épaisse couche nuageuse, redoublant de clarté.
On ne s’accroche pas aux nuages, pas plus qu’on ne construit une maison sur du sable.
Il y a des choses, des personnes, trop instables et insignifiantes qu’il faut juste laisser passer, sans y accorder l’importance qu’elles ne méritent pas.
Il a été un gros nuage, orageux et destructeur ; il a obscurcit mon ciel au point de ne plus être aveuglée par rien du tout, au point d’en oublier qu’il obstruait la beauté, et j’ai cru trop naïvement qu’il pouvait m’emmener vers des horizons plus doux.
J’ai investi beaucoup, de mon cœur, de mon corps et de mon âme, mais un nuage n’atteint jamais l’horizon. Il s’évapore un jour, sans prévenir.
Disparu, dans l’indifférence la plus totale, reniant notre histoire, et me laissant chuter moi, mes sentiments, mes illusions.
Et ça fait mal, de tomber de si haut, quand on se croyait solidement amarrée.
Voilà quatre jours que je mords la poussière, face contre terre, à vouloir descendre encore plus bas, jusqu’à disparaître de la surface.
Quatre jours que je repasse les évènements en revue, son brutal changement de direction, ce vent violent que je n’ai pas vu venir, et qui l’a soudainement poussé à s’éloigner sans moi, sans se retourner, sans explication ni adieu.
Je me suis sentie bafouée, trahie, insignifiante ; d’avoir cru en lui ; d’avoir cru qu’il croyait en moi, en nous.
Ce soir, j’ouvre les yeux et le nuage a disparu de mon ciel.
Et malgré les turbulences qu’il génère encore, j’entrevois enfin les étoiles, et peut être même un peu de la douceur que je croyais sincèrement trouver avec lui.
J’entrevois un peu de paix et de repos ; l’amitié et l’amour véritable qui se renforcent devant les épreuves, plutôt que de s’évanouir au moindre coup de vent.
Je pensais qu’il m’aimait.
Mais un nuage n’a pas de cœur, et ne laisse derrière lui que courants d’air, et larmes de pluie.
