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Cox’s Bazar
31 octobre
Pour Jean Luc, en souvenir d’une promesse faite au milieu des livres de ta
librairie…
(www.autourdumonde-lille.com, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore)
Aujourd’hui, c’est jour de repos. C’est vendredi, les écoles sont fermées et on a
droit à notre grasse matinée.
En théorie, Cox’s Bazar a tout pour plaire. Une longue plage de sable fin, propre,
avec des transats et des parasols colorés, des snacks pour les petites faims, des vendeurs de ballons et de coquillages sur le front de mer et des loueurs de chambres à air.
De quoi passer agréablement notre temps libre. En théorie.
Loin d’avoir le budget pour loger dans un des ces resorts de bord de mer, nous avons
opté pour le centre ville, qui ressemble en tout point à n’importe quel centre ville d’une bourgade bangladeshi, avec juste une concentration d’hôtels plus élevée que la moyenne. Des rickshaws,
des dhabas, des vendeurs de betel, des banques et des magasins en tout genre. Et du bruit.
Non sans difficulté, nous avons fini par trouver un hôtel qui voulait bien nous louer
une chambre, et en peu de temps, nous avons pris le chemin de la plage. Après tout, c’est pour elle qu’on vient à Cox’s Bazar.
On est tombé d’accord sur moins de 3 minutes. Avant que quelqu’un ne s’approche de
nous. En réalité, on a même pas eu le temps de s’asseoir que les premiers vendeurs, photographes et gamins sont venus roder autour de nous.
Décidément, la plage ne sera pas un lieu reposant où flâner tranquillement en
respirant l’air marin… pas si surprenant en fin de compte. On reste au Bangladesh, et ici comme en Inde, la tranquillité n’a sa place qu’entre les murs de la chambre d’hôtel.
Qu’il en soit ainsi…. Nous décidons que la plage sera notre nouveau lieu de travail,
et commençons à penser à un reportage sur les touristes bangladeshi. Ils sont nombreux, à quelques kilomètres de la plage où nous sommes arrivés, là où se concentrent les hôtels luxueux et les
magasins de souvenirs.
Si la première plage est quasiment déserte, en dehors des quelques personnes autour de
nous, la plage « touristique » est surpeuplée…. De loin, on a d’abord cru à une sorte de festival, un événement religieux qui pourrait expliquer une telle concentration sur un si petit
bout de plage… (dire qu’elle fait plusieurs kilomètres de long !) mais non, si les gens sont tous amassés là, c’est qu’il y a une route qui accède à la mer, alors pourquoi aller plus loin
pour mettre les pieds dans l’eau…
Il y a le poste de surveillance, duquel on pourrait presque s’attendre à voir sortir
Pamela Anderson, les parasols parfaitement alignés, les vendeurs de cacahuètes et les photographes en chemise rouge.
Des familles entières viennent profiter des derniers rayons de soleil, les enfants
courent dans les vagues, les hommes remontent leur bas de pantalon ou leur pagne, et les femmes mouillent leurs saris ou kameez (pantalon bouffant à la pakistanaise) ; bien entendu, pas de
maillot de bain à l’horizon. Ce serait indécent. Le voile reste de rigueur pour les musulmanes, et si on voit quelques bras nus, c’est bien le maximum autorisé.
Mais la mer reste la mer….. des enfants font des châteaux de sable, d’autres écrivent
leur nom du bout de leur doigt, d’autres encore sautent dans les vagues ou courent pour leur échapper pendant que la grand-mère garde les sandales et que le papa les prend en photo avec son
téléphone portable ; les filles ramassent des coquillages, les garçons jouent au ballon ; des couples enlacés perdent leurs yeux vers le même horizon et semblent en dehors de la foule
qui les entoure….
La plage…. Toute l’insouciance et la légèreté des vacances, où tout le monde est
heureux… sans parler, bien sûr, des gamins qui vendent des bananes ou de l’eau minérale, des colliers de coquillage ou des crèmes glacées, ces gamins qui font partie du décor et qui s’y
perdent..
Ici comme en Inde, et surtout sur cette plage, les plus riches côtoient les plus
misérables avec autant de mépris, et n’ont comme seule considération que de les voir disparaître de leur photo souvenir.
Le soleil se couche sur Cox’s Bazar, les couleurs s’assombrissent ; les beaux
saris flamboyants, les longues tuniques noires et les haillons ne sont plus que des ombres identiques. Voulzy disait que le soleil donne la même couleur aux gens… pas à Cox’s Bazar…
( pas moyen d'inserer les images...... alors je vous invite a aller voir l'album Bangladesh!! es photos de la plage et d'autres
]]>fr2008-11-03T11:48:34Z
http://www.amelotour.com/article-24136012.html
Les premieres photos du Bangladesh sont en ligne......
suivez le guide!! ( et cliquez sur la p'tite dame...)
comme d'habitude........ j'attends vos critiques!
]]>fr2008-10-27T09:10:37Z
http://www.amelotour.com/article-24133878.html
fr2008-10-27T07:15:14Z
http://www.amelotour.com/article-24133799.html
fr2008-10-27T07:08:07Z
http://www.amelotour.com/article-23977427.html
fr2008-10-22T08:50:30Z
http://www.amelotour.com/article-23851606.html
fr2008-10-18T11:55:08Z