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Mon aventure a commencé un certain 4 janvier 2006. Ou plutôt, au mois de mai 2005 quand j’ai réussi à convaincre ma drh de signer une lettre de mise en liberté inconditionnelle qu’on appelle communément « lettre de licenciement ». Quitter l’entreprise a d’abord été une question de survie avant de devenir un soulagement. Il m’a fallu quelques semaines pour réaliser que j’étais en vie, et pour comprendre que c’est mon boulot qui m’avait poussé à ne plus vouloir l’être…
C’est alors que débuta une autre difficulté…. J’avais le temps, les moyens, et surtout « l’obligation » de faire un choix. Tout le monde attendait de moi que je fasse un choix.
S’en sont suivis bilans de compétences, entretiens avec des conseillers, stage de développement personnel, coaching… On a analysé mes aptitudes, mes expériences, mes valeurs, mes motivations ; on m’a demandé d’établir un projet professionnel, d’activer mon réseau de relations, de commencer à prospecter, à investiguer….Pfff… J’ai essayé d’y voir clair dans tout ça, de repérer vers quoi je pouvais m’orienter, quelque chose d’intéressant qui n’omettait en aucun cas de valoriser mon diplôme d’ingénieur, car après tout, tout le monde le dit, l’important c’est le diplôme. C’était la même rengaine depuis tellement longtemps que j’avais appris à mettre mes rêves de côté, et que je n’entendais pas ceux qui prétendaient que parfois, ils peuvent se réaliser…
Mon rêve à moi, c’était le voyage… partir, rencontrer, découvrir, apprendre…. Mais si ce rêve avait été pointé du doigt lors d’un stage de développement personnel, je pense que je me refusais encore d’avoir le droit d’y croire.
Alors j’ai envoyé ma candidature pour un master en gestion des ressources humaines. Normal… Je sais plus comment ça m’est venu, ce qui est sûr c’est que d’intégrer une école pour une formation me permettais de gagner un an avant de répondre à la vraie question… Maintenant que j’ai le choix, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie….
Sans grande conviction, j’ai envoyé mon dossier. Sans grande motivation, j’ai été reçue à un entretien où je devais montrer que j’avais ma place dans cette école. Et sans grande surprise, je n’ai pas été ….. retenue…. Ce terme n’avait pas été employé par hasard… Je me retrouvais libre, et le voyage s’est cette fois imposé. C’était le moment ou jamais.
J’ai pris mon courage à deux mains, je me suis écouté à deux oreilles, et je me suis donné deux mois de réflexion… Pourtant, c’était déjà une évidence, j’avais besoin de partir à ma rencontre et c’était là bas que mon cœur m’appelait. J’en ai parlé longuement à mes amis sur les chemins caillouteux et brûlants de l’île de la Goméra (Canaries), j’en ai parlé à mon père en buvant une bière, j’en ai parlé à maman assise devant sa tombe au cimetière de Montségur, à mon frère et ma sœur qui ont toujours été de bon conseil pour moi. Et j’en ai parlé avec mon homme, celui avec qui je voulais tout partager mais qui, par la force des choses, ne pourrait partager ce projet que de loin…Tous m’ont soutenue, et fin août, ma décision était prise. J’allais partir, 6 mois, seule au bout du monde, avec comme uniques compagnons de route un sac à dos, une paire de crayons et mon appareil photo flambant neuf.
Et le 4 janvier….. a été le jour le plus émouvant, le plus libérateur, le plus crucial de ma courte vie… j’étais loin de mesurer à quel point ce voyage allait changer ma vie, mais quelque chose me disait toutefois qu’à mon retour, rien ne serait plus comme avant……
Vous voulez en savoir plus? ..... c'est bien.CHOOSE A JOB YOU LOVE AND YOU WILL NEVER HAVE TO WORK A DAY IN LIFE
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