<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

		<link rel="hub" href="http://overblog.superfeedr.com" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
		<link rel="self" href="http://www.amelotour.com/rss-articles.xml" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" />
	
    <title><![CDATA[Amel' O' Tour d'Asie]]></title>
    <link>http://www.amelotour.com/</link>
    <description>Mes pérégrinations asiatiques! Découvrez les récits de mes longs mois de voyage en solitaire sur les routes d'Asie.
Après une période en entreprise, je décide de changer de vie...... De cadre de production dans les couches culottes à photographe-voyageuse.... C'est possible, il suffit d'y croire!</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/17/75/69/avatar.jpg</url>
        <title><![CDATA[Amel' O' Tour d'Asie]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Tue, 29 Mar 2011 14:03:09 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 29 Mar 2011 14:03:09 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.amelotour.com</copyright>            <category>Voyages</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Flash back de Jordanie]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-flash-back-de-jordanie-67681154.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>Allez, cette fois, je suis décidée.</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><em>Je reprends le fil de la route....</em></span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">C'est en arrivant à Amman que ça m'a pris.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Plus exactement, c'est une fois posée dans ma chambre, au milieu de la nuit, derrière ces rideaux tirés cachant un
    décor encore inconnu, que j'ai retrouvé une sorte d'excitation très particulière que ne suggère que le voyage..</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Amman, le 1er Février 2011, 23h.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il pleut. Je n'avais pas prévu cela, mais heureusement que le froid glacial de l'hexagone m'avait imposé de me vêtir
    chaudement pour le départ.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La température suffocante dans l'avion et l'exotisme, bien que relatif, des hôtesses de la Royal Jordanian
    laissaient pourtant&nbsp; présager d'une douce fin de soirée sous un palmier...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le voyage est passé très vite. Un voisin en route vers Bangkok avec son sac à dos sur ma droite pour dispenser mes
    conseils de voyageuse avisée avec un brin de nostalgie; et à gauche, un voisin endormi, à l'épaule plus que confortable que jamais... Balle au centre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Le visa à l'arrivée n'a été qu'une simple formalité. Simple et rapide. Comme toutes les autres formalités dans cet
    aéroport presque désert. J'ai pourtant hâte de sortir. Sortir, pour fumer une cigarette; sortir pour prendre l'air, et le rendre aussitôt.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">J'ai retrouvé mes compagnons de voyage, et chargés de nos bagages, nous saluons chaleureusement H. venu nous
    accueillir. La nuit est sombre, le ciel pleure et le sol sue grassement. H. est garé tout proche, sur un parking en chantier près d'un aéroport en chantier; tout y est boueux et froid, et sale,
    et terne. Sauf la voiture d'H. Les reflets des éclairages sommaires scintillent dans les gouttes de pluie, qui semblent ne pas vouloir glisser de cette carosserie au noir si profond et si
    étincelant. La voiture d'H. m'apparaît comme le ciel étoilé qui manquait au décor.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Nous avons environ 40 kilomètres à parcourir, dans la joie des retrouvailles et l'innocence de questions
    incessantes, et dans cette frustration de ne rien voir à travers les vitres embuées, ne laissant apparaître que des silouettes obscures et grossières.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Pour le moment, je dois me résigner à imaginer à quoi ressemble la Jordanie à travers les descriptions enjouées de
    notre hôte.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La Mercedes ralentit et se gare devant l'entrée de l'hôtel Bristol, où deux chasseurs s'empressent de nous décharger
    de nos bagages pour les passer aux rayons X.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">On me fait grâce de la fouille corporelle, même si je 'bip' au passage du portail. Il semble qu'il n'y ait pas
    d'agent féminin dans l'équipe de nuit de la sécurité. Check-in vite-fait, carte magnétique, ascenseur, petite musique dans le couloir, et je prends mes quartiers au 7ème étage.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il y a toujours un côté excitant dans le fait d'ouvrir une porte de chambre inconnue. Quelle sera la couleur des
    murs? De quelle taille sera le lit? De quoi le sol sera-t'il couvert?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Dans ce genre d'établissement, contrairement aux nombreuses chambres visitées lors de mes voyages en Asie, ne se
    pose pas la question d'une fenêtre ou d'une salle de bain.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Dans un cinq étoiles, figurez-vous que toutes les chambres en sont dotées d'office. De la même manière qu'on y
    trouve systématiquement un téléviseur à écran plat, un minibar, une table à repasser et un petit rectangle de mousse pour cirer les chaussures. Autant de choses qui encombrent la pièce et qui
    seront, cette fois encore, d'une parfaite inutilité.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Je repousse la corbeille de fruits pour y installer mon ordinateur, et râle un peu parce qu'il n'y a pas de prise de
    courant juste à côté du fauteuil club en velours.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Pendant que l'ordinateur démarre, je déballe mon sac. Je dois vite pendre mon tailleur; qu'il ne soit pas trop
    froissé, vous comprenez. Et aussi les trois chemises entre lesquelles j'aurai le temps d'hésiter demain matin en me brossant les dents.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">On m'a collée dans une chambre non-fumeur. Curieuse ironie du sort, dans un pays où on peut fumer partout. Alors,
    avant de vérifier ma boîte mail, je me débats pour écarter les trois épaisseurs de rideaux, j'ouvre grand la fenêtre pour fumer une cigarette, accoudée sur un rebord en pierre reconstituée, et
    j'allume une clope.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">C'est à ce moment là que je l'ai sentie. Pour un court instant. La pulsion du voyage. Le nouveau monde qui se
    présente à nos pieds, et qu'on doit pourtant encore attendre avant de découvrir. La hâte de voir le jour se lever pour dévoiler enfin le nouveau décor. L'excitation d'une arrivée nocturne dans un
    lieu inconnu.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">J'essaie de deviner à quoi ressemblera la ville aux premières lueurs, et j'allume une deuxième cigarette. Mais le
    ciel est lourd, et vomit ses nuages épais sur l'horizon. Tout est diffus, difforme, dissous. Seuls une église et un restaurant chinois illuminent fièrement les extrémités opposées de la
    rue.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Je fume vite. Et il fait froid. Et je suis fatiguée. Je referme la fenêtre, les voiles, les rideaux, les
    double-rideaux, et avec eux, je referme la page du voyage. Je dois penser à l'heure du réveil, à ma tenue vestimentaire pour la journée à venir, aux chaussures à accorder, aux documents qu'il me
    faudra emmener pour la réunion.</span>
  </p>
  <p>
    <br>
    <br>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">C'était à Amman. Il y a quinze jours déjà. Je n'ai pas eu le temps depuis, mais à ce moment là, sur mon appui de
    fenêtre d'un soir, j'ai eu l'envie de me remettre à écrire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ecrire ces voyages qui n'en sont pas, dans des pays que j'effleure à peine, où les rencontres sont agréables mais
    calculées; écrire à quel point deux avions peuvent nous projeter dans des univers différents; écrire peut être, parfois, que je voudrais écrire d'ailleurs.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 20 Feb 2011 22:53:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e348f29a29657a8331a469e64b72773d</guid>
                <category>Février 2011 - Amel'corporate</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-flash-back-de-jordanie-67681154-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La porte blindée]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-la-porte-blindee-49634154.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <!--StartFragment-->
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Vendredi 30 avril</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ce qui m’a d’abord interpellé, c’est la grosse porte blindée de l’appartement. Bizarrement, j’ai fait
    le code de l’ascenseur sans y réfléchir vraiment, un pur automatisme mémorisé par mon index droit. Un index n’oublie jamais.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Mais cette porte… je suis restée devant un instant, avant de rentrer la clef dans la
    serrure.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">C’est là que mon voyage se termine. Ce n’était pas chargée de mes sacs dans le tramway stambouliote,
    ni à l’atterrissage à Roissy, ni même à l’annonce du terminus du TGV à la gare Lille Europe.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">C’est là. Le face à face avec cette porte dont j’avais oublié l’épaisseur.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Devant, il y a moi et mon sac à dos, mon pantalon qui se découd et mes chaussures poussiéreuses.
    Derrière, un frigo et un canapé, une armoire débordant de vêtements, ma brosse à dent dans un verre près du lavabo. Un autre moi.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Entre nous deux, comme pour mieux séparer nos chemins, cette porte.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Après l’avoir franchie, je poserai mon sac à dos comme jamais on ne le pose en voyage. Je l’ouvrirai
    comme jamais on ne l’ouvre quand on est tous les jours en transit.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Pendant quelques jours encore, le voyage s’imposera dans mon décor. Les vêtements chargés de souvenirs
    en train de sécher, les livres qui m’ont accompagnés traînants sur une chaise, le Toblerone géant du duty free. Mon passeport restera sur la table ronde, d’abord au centre… puis doucement
    repoussé sur le bord. Inutile. Près de la corbeille de fruits qui, elle, retrouvera vite sa raison d’être.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Le sac à dos va rapidement devenir encombrant, et reprendra sa place dans l’ombre. Sous le lit.
    Derrière mon sac de voyage d’affaire à roulettes qui sera bientôt mon compagnon exclusif.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ce qui restera le plus longtemps, c’est tout ce qui est inclassable. Ce qui n’a existé qu’à un moment
    donné, à un endroit donné. Tout ce qui, important là-bas, n’a plus sa place ici. Mon petit carnet acheté à Beyrouth, qui a remplacé, le temps de quelques semaines, le petit carnet qui traîne
    toujours dans mon sac à main ici. Le briquet, pourtant vide, que j’avais acheté à Alep. Le petit lexique anglais – arabe de la guest de Hama. Un bout de ficelle qui m’a servi de bracelet. Un
    ticket de bus. Une carte de visite.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Et puis une partie finira à la poubelle, l’autre aux oubliettes. Qui ne sont rien d’autre qu’une
    poubelle à souvenirs.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Dans l’immédiat, c’est le décor qui aveugle mon voyage. La moquette qui adoucit mes pas, les rend un
    peu moins lourds&nbsp;; elle s’impose à mes pieds fatigués, et j’ôte mes chaussures à coups de talons avant même d’enlever mon sac.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Je retrouve les lieux, tels que je les avais laissés il a un peu moins de trois semaines. Propres.
    Plus vastes cependant que dans mes souvenirs.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Tout est là, intact. Rien n’a changé, sauf la moisissure qui s’est développée dans la tasse de thé
    alors oubliée dans l’évier. Comme un témoin de mon absence, et du temps qui ne s’est pas arrêté.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Dans cet appartement, meublé par d’autres que moi, décoré par d’autres goûts que les miens, je ressens
    ma présence, comme une empreinte fantomatique, un esprit divaguant qui retrouve son corps alors hanté par celui d’un vagabond...</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Mon regard parcourt l’espace, aussi curieux qu’il a pu l’être ces dernières semaines, se posant sur
    des détails, des petites choses sans importance qui avaient disparu de mon quotidien, et dont j’avais oublié jusqu’à l’existence. Le vinaigre balsamique, le gel douche aux fleurs de lotus, le sac
    pour les déchets recyclables, le paquet entamé de fraises Tagada. Le carnet d’OCB et le pot de tabac belge. Ma carte de pointage.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Une réalité laissée de côté qui reprend ses droits, un morceau de vie qui se reconstitue comme un
    puzzle que l’on avait défait.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ça ne dure que quelques minutes. Peut être juste une seule. Sans ni ravissement ni de mélancolie. Un
    court instant où tout se bouscule, tout se reprogramme, se remet en place. Où tout s’efface, aussi.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">L’épaisse porte sécurisée est refermée derrière moi.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Je suis de retour. Pour de bon. Pour du bien. Je l’espère.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">C’est la fin des vacances… la fin des congés payés…</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ce soir, on est vendredi et je suis en week-end.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">&nbsp;</span></span>
  </p><!--EndFragment-->]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 May 2010 00:40:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">798b9a5ebd0c0bfb58102249a773df28</guid>
                <category>Avril 2010 - Congés payés</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-la-porte-blindee-49634154-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dans le bain]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-dans-le-bain-49434485.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Istanbul,</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">le 28 avril</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Je ne me remets pas du trajet en bus. Je suis arrivée à l'otogar d'Istanbul pliée en deux, après 18 longues heures
    de route, et quelques dizaines de minutes de sommeil à tout casser. Il était 7h30 ce matin. Juste le bon moment pour me taper le métro et le tramway bondés, à l'heure où le tout Istanbul se met
    en branle pour une nouvelle journée de travail. Moi, je vais me coucher. Et ne suis pas vraiment d'humeur pour les bousculades matinales.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Direction Sultanhamet, le quartier de la mosquée bleue, où je retrouve sans difficulté le Metropolis Hostel où
    j'avais séjourné il y a deux ans. Dortoir complet...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Heureusement, je n'ai pas à chercher bien loin pour trouver un lit disponible.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il y a 10 lits dans le dortoir, et 4 sont occupés. Je dépose mon sac en silence, et me glisse toute habillée sous
    les couvertures. Il est 8h30.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">A 9h, si j'avais été du genre à tomber comme une masse dans un profond sommeil, j'en aurais été brutalement extirpée
    par le réveil en fanfare des quatre jeunes minettes qui, manifestement, n'ont que faire de ma présence.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Elles piaillent, gloussent, caquètent, au point que je me demande si je n'ai pas malencontreusement atterri dans le
    poulailler du quartier.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Parfois, je me dis que je suis devenue trop vieille pour ces conneries.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">A 10h, avec les incessants va-et-viens et les portes qui claquent et les séances de maquillage devant le miroir du
    dortoir, j'abandonne l'idée de faire ma nuit, et sors avec grande peine de mon état léthargique pour attendre mon tour de salle de bain.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il fait gris et froid aujourd'hui. Et manifestement, je ne vais pas être bonne à grand chose. Avec les 25 euros que
    me coûtent les deux nuitées à venir, j'ai droit à l'accès à internet.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Grâce à cela, et au message que Lala m'a envoyé, je me suis trouvé un objectif à ma portée: un bon hammam me fera le
    plus grand bien.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">J'y avais bien pensé, mais à vrai dire, l'idée d'aller dans un lieu rénové essentiellement pour l'usage des
    touristes ne m'enchantait pas plus que cela. La description que Lala m'a faite des hammams du quartier de Laleli me suffit, et je sais aussi que je peux me fier à ses conseils les yeux fermés.
    Alors je me mets en route.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Trente minutes de marche plus tard, j'en trouve un. Pour les femmes exclusivement. Et ça ne me surprendrait pas
    qu'il soit justement celui que Lala a elle même expérimenté il y a quelques semaines.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Une vieille dame me fait entrer dans une vaste cour, au centre de laquelle trône une petite fontaine
    desséchée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Quelques vieux sofas usés recouverts de tapis qui le sont tout autant, un tas de serviettes grisâtres pliées, des
    sandales en plastique alignées, et une autre vieille dame, assoupie dans un fauteuil près d'une tasse de thé froid.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Autour de la cour sont dressées des sortes de cabines individuelles branlantes en contreplaqué, dans une desquelles
    on me prie de me déshabiller. Pas avec de longues phrases emplies de courtoisie, mais avec quelques rapides mouvement de mains.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">L'endroit pourrait être superbe, avec les pierres voutées du plafond et celles, polies, qui constituent le dallage
    du sol. Mais tout est vieux et fatigué, comme les deux femmes qui semblent tenir le lieu, et comme l'unique cliente que je surprend à sortir de sa cabine, un bonnet de bain rose sur la tête, et
    une serviette de la même couleur enroulée autour de sa chair blanche et flasque.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Je m'exécute. Je sors de la cabine, serviette autour de moi, ma paire de sandales en plastique aux pieds, et je suis
    la vieille dame.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Une première porte, en faux bois qui gondole quand même, trop petite. Un étroit et court passage dans l'obscurité,
    avant de découvrir une première salle de bains, avec quelques bancs et vasques en marbre blanc rayé de gris.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Nous la traversons, pour en atteindre une autre, plus vaste, entourée elle aussi de bancs et de vasques, et au
    centre de laquelle trône une large table de marbre de la même couleur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Les murs sont hauts, décrépis, et sont dominés par d'autres voutes percées de trous qui laissent pénétrer la lumière
    extérieure en faisceaux brumeux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Ca pourrait être majestueux, ça pourrait être sordide. C'est quelque part entre les deux.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Il n'y a que moi. Moi et cette vieille dame qui, d'un coup de main étonnemment leste, me retire la serviette pour la
    pendre à un tube rouillé qui sort du mur.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">"Sit. Water.", qu'elle me dit en pointant du doigt une coupelle de plastique rose qui flotte dans une des vasques,
    puis me laisse là, au milieu de la pièce, nue comme un ver.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Alors je m'assied, et je m'asperge. Comme elle l'a dit. Cette dame a comme qui dirait une sorte d'autorité naturelle
    qu'il semblerait déconvenu de défier.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Et puis je suis là pour me laisser faire après tout.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Alors je m'assied, et je m'asperge. En attendant la suite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">L'atmosphère paisible commence à m'envelopper de douceur... La vapeur tiède, le silence à peine troublé par le bruit
    de l'eau, un moment de calme que j'apprécie à sa juste valeur... dans son plus simple appareil.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">La vieille dame réapparaît. Une bonne quinzaine de minutes plus tard. Le ventre et les seins pendant sur un slip
    rouge, les cheveux gris remontés en chignon. Une allure de sumo du troisième âge.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Elle tient dans une main un gant de crin noir et de l'autre, elle tapote la table centrale où je suis maintenant
    supposée m'allonger. Tout de suite. Elle me frotte avec tant d'énergie que j'y laisse un peu de ma peau, je la vois partir en lambeaux. Les quelques centimètres carrés de bronzage que j'avais
    réussi à préserver risquent de rester là, en bouloches noires, sur le marbre blanc. A moins que cela ne soit la crasse?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">"Shoes. Water". C'est le temps des ablutions. Je m'assieds. M'asperge. Pendant quinze autres minutes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Puis elle revient. Pour le massage. Moment que je redoute un peu, car à chaque fois que je me fais masser,
    spécialement le dos, je finis pas éclater de rire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Elle me savonne généreusement. Ca sent bon. Ca mousse. Je glisse sur le marbre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Sans guère de surprise, désormais, le massage est énergique... et douloureux. Ce qui n'est pas si étonnant, après la
    nuit passée à gesticuler de manière inconfortable dans mon mètre carré attitré. Des noeuds partout. Je me retiens de rire. Ca pourrait sembler mal venu... probablement pas, en réalité. C'est son
    air et ses gestes de bourreau qui me font penser ça.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">"Shoes. Water." Je remets mes sandales, et vais me rasseoir, couverte de mousse. Je découvre des douleurs que,
    bizarrement, je n'avais pas en arrivant.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Puis elle me shampouine. En me tordant un peu le cou. En me tirant un peu les cheveux. En me massant le cuir
    chevelu, toujours avec cette étonnante énergie. Comme chez le coiffeur, sauf que c'est rare que la coiffeuse appuie la tête de son(sa) client(e) sur ses seins nus. Pour autant que je
    sache.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Vient le moment du sauna... il tombe à point nommé, même si, contrairement à mes habitudes, je ne le supporte pas
    bien longtemps. La faim, peut être, la fatigue, sans doute...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">J'ai compris. Je vais m'asperger toute seule. Comme une grande.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Heureusement que je n'ai pas attendu son feu vert car, après plusieurs voyages entre le sauna et les ablutions,
    quand je décide finalement d'en rester là, je retrouve ma vieille dame endormie, près de l'autre qui n'a pas bougé d'un pouce depuis plus de deux heures.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Je ne sens plus grand chose de mon corps, sauf mon estomac qui manifeste son mécontentement d'être resté quasi vide
    depuis hier matin.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;">Après un temps de repos dans ma cabine, privative s'il vous plait, je réveille ma ladie pour la douloureuse, qui ne
    l'est pas tant que ça. J'ai peut être l'air, qui sait, d'attendre de sa part de nouvelles directives, c'est si bon parfois de se laisser commander de la sorte... Alors elle me regarde, esquisse
    pour la première fois un sourire, et formule son utime ordre.... "Baksheesh"....</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;"><br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Apr 2010 18:03:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c3ab7b4a0f49790188a1b860dfeaba64</guid>
                <category>Avril 2010 - Congés payés</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-dans-le-bain-49434485-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Passport control]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-passport-control-49312663.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Kilis, première halte en Turquie.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">26 avril.<br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">voilà maintenant une heure que Mehmet est reparti, et que j'attends impatiemment son retour en gardant
    nos sacs, au bord de la route nationale qui mène à Gaziantep.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Les dolmus ne cessent de passer devant moi, klaxonnant, s'attendant sans doute à ce que je grimpe dans
    l'un d'entre eux pour rejoindre la ville, mais c'est tout bonnement impossible pour le moment.<br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Tout, jusque là, s'était pourtant déroulé à merveille, c'en était presque trop facile.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">C'est d'ailleurs exactement ce que j'étais en train de me dire, quand, à peine nos pouces levés, une
    voiture s'est arrêtée tout à l'heure pour nous emmener. Heureusement que Mehmet a eu la présence d'esprit de vérifier ses poches au moment même où nous déposions nos sacs dans le coffre. Il était
    moins une.<br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Lorsque hier, à la guest house d'Alep, nous avons commencé à nous renseigner sur le trajet le plus
    direct et le plus économique pour rejoindre Gaziantep, on nous a promis qu'il serait long et périlleux. Etonnemment, aucun transport public ne fait le trajet entre les deux villes, pourtant pas
    si éloignées l'une de l'autre. En quittant Alep ce matin, nous étions donc prêts à notre dose d'aventure, mais jamais nous nous sommes imaginés en arriver là.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Une heure que j'attends. Je ne panique pas encore, mais plus les minutes passent, et plus je réalise
    que la situation risque de compromettre grandement mon court séjour en Turquie, et surtout mon retour en France prévu pour vendredi.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Tout, jusque là, était parfait. Trop, sans doute.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Nous avons quitté l'hôtel vers 9h, un bus citadin nous a emmené à la gare routière d'où partent des
    minibus pour les localités environnantes, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, nous nous retrouvions à marcher vers les contrôles douaniers, en file indienne, seuls piétons derrière
    des camions de marchandises et des bus de touristes turcs.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Côté syrien, d'abord, puis, quelques kilomètres plus loin, on pouvait voir flotter le drapeau turc au
    pied duquel nous attendaient les ultimes formalités.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Un jeune homme a arrêté sa voiture, et, nous voyant souffrir de la chaleur et de la poussière, nous a
    proposé de nous emmener jusqu'au poste frontière, puis jusqu'à Kilis, première ville turque, d'où il nous serait aisé de trouver un dolmus pour Gaziantep.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Que demander de plus....</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Nous sommes montés dans sa voiture, et avons passé la douane sans difficulté, à son plus grand
    bonheur, car ce monsieur nous a avoué ensuite, dans un grand soupir de soulagement, que dans sa voiture étaient ingénieusement planqués une cinquantaine de cartouches de cigarettes, et plusieurs
    kilos de thé.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ca l'a bien aidé, de faire croire aux douaniers qu'il était notre chauffeur depuis Alep.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Et nous, ça nous a épargné des kilomètres à pied, et des négociations à n'en plus finir avec les rares
    chauffeurs de taxis qui font la navette.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">L'homme en question nous a déposé sur cette route. Là où je suis maintenant.
    Gentillement.</span></span> <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Rapidement. Sans doute un peu trop vite.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Car quand la seconde voiture s'est proposée pour nous emmener à Gaziantep, nous avons soudain réalisé
    qu'il nous manquait sans doute notre bien le plus précieux....</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Enfin, pour être tout à fait honnête, Mehmet s'en est rendu compte. Pas moi. Je serais montée dans la
    voiture sans même y penser.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Mais je me serais retrouvée bien démunie, en cherchant en vain mon passeport à l'arrivée à l'hôtel de
    Gaziantep. J'aurais compris un peu tard qu'il était resté sur le tableau de bord de notre contrebandier, et je ne vois pas bien ce que j'aurais pu faire.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">D'ici, la situation n'est pas évidente non plus: on ne connaît bien entendu pas le nom de notre
    chauffeur, et avons encore moins en tête la plaque d'immatriculation de sa voiture, ou tout autre élément qui nous aurait permis de retrouver sa trace.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">De deux choses l'une.... soit il revient, quand il réalise qu'il a nos passeports dans sa voiture,
    soit il ne revient pas...</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Je crois dur comme fer à la première option. Je crois que je m'y accroche, parce qu'à ce moment là, il
    faut bien s'accrocher à quelque chose. Il va arriver chez lui, et va sans doute se rendre compte de l'oubli, et immédiatement revenir au point où il nous a largué, tout honnête contrebandier
    qu'il nous semblait être.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Mais Kilis n'a pas l'air bien grand, et après une demi-heure d'attente, il nous faut penser à une
    autre option.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Plan B: je reste là au cas où, et garde les sacs, pendant que Mehmet fait le trajet inverse, retourne
    à la frontière pour espérer glaner quelques informations sur l'homme en question, qui nous permettraient de le contacter.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Ca fait une bonne heure maintenant que Mehmet est reparti. La frontière n'est qu'à une dizaine de
    kilomètres, et je ne sais pas si le délai qui me paraît exagéremment long est de bonne augure ou non.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Chaque minute me semble interminable, et je reste un oeil scotché à ma montre, et l'autre à mon
    portable.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Plus le temps passe, plus je réalise combien ce contretemps risque de pertuber la fin de mon
    voyage.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Je n'ai désormais plus aucun espoir de voir réapparaître notre homme. Quand bien même il tombe sur nos
    passeports, il doit nous croire bien loin de Kilis, et il y a bien peu de chances qu'il pense à revenir sur notre point de chute.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Je n'arrive pas à me contenter de rester passive au bord de la route, pourtant je n'ai guère d'autre
    choix. Alors je cogite... mon vol pour Paris est prévu vendredi. Je suis censée le confirmer demain. Au mieux, si je grimpe dans le premier bus pour Istanbul en arrivant à Gaziantep, j'y serais
    demain en fin de matinée. A l'ambassade de France demain après midi, à l'ouverture. Et là....&nbsp; je me souviens de l'accueil que l'on m'avait réservé il y a deux ans, quand je voulais une
    lettre de recommandation pour mon visa indien.* A l'ambassade de France d'Istanbul, on aime pas les voyageurs de passage. Que dire de ceux qui oublient leur passeport en faisant de
    l'auto-stop...</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Il se feront sans doute un malin plaisir à me faire payer mon inadvertance.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Et même si ce n'est pas le cas, est-ce réellement envisageable d'avoir un duplicata, ou n'importe quel
    autre document qui me permettrait de partir comme convenu, avec seulement deux jours de délai?</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Je tourne en rond, quelque soit l'angle duquel je regarde la situation, je n'en vois pas d'issue. En
    tout cas, je n'ai aucun moyen d'être objective à l'heure qu'il est.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">La seule chose qui est vraiment sûre, c'est que si Mehmet revient bredouille, je suis dans la
    mouise...</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">1h30. Une jeune étudiante vient s'installer à mes côtés. Après les traditionnels échanges où elle me
    questionne sur ma nationalité, elle me demande comment ça va. 1h30 que je cogite dans mon coin et que je n'ai parlé à personne. Alors je lui réponds que ça va pas fort, parce que j'ai perdu mon
    passeport, et que si mon ami ne revient pas avec les infos qui nous permettront de contacter le propriétaire de la voiture qui nous a embarqué entre la Syrie et Kilis, ça risque d'être fort
    compliqué pour moi. Elle n'a à priori rien compris, car elle me regarde en souriant, et après un long silence, me relance: Turkia beautiful?</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Elle n'a probablement pas compris non plus que brusquement, j'éclate de rire. C'est
    nerveux.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">1h45. Il y a des écoliers partout. Des petits, en uniforme, comme je les aime. Mais je suis pas
    d'humeur pour les photographier. Ni non plus pour d'autres impossibles conversations. Je m'enferme dans mon mutisme, marquant ma volonté d'isolement en enfonçant les écouteurs de mon mp3 dans les
    oreilles. Mais sans musique. Je ne voudrais pas manquer un appel de Mehmet. Toujours rien.</span></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">2h. Un homme s'adresse à moi. Malgrè mes écouteurs. Il me demande si je suis touriste, comme si cela
    n'était pas assez évident. Le genre de bonhomme qui n'inspire pas confiance, et qui ne me regarde pas dans le yeux. Pourtant, on ne peut pas dire que je sois dans une tenue provocatrice, avec ma
    large chemise devenue grise et difforme avec le temps.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Il me parle, en turc j'imagine,&nbsp; je ne comprends rien et n'ai franchement pas envie de faire le
    moindre effort. Il m'offre une cigarette, que je m'empresse de refuser. Il est insistant, et me rappelle d'autres rencontres turques dont je me serais bien passée lors de mon précédent voyage. Il
    s'installe à côté de moi. A une distance trop rapprochée pour être respectueuse.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Je sens qu'il va m'empoisonner la vie. Il ne manquait plus que ça.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">C'est là qu'une voiture blanche s'approche, que je n'ai pas vu arriver. Il m'a distraite, et c'est
    sans doute la première voiture blanche que je ne n'ai pas repérée de loin depuis 2h. Elle se gare devant moi, et un visage familier ouvre la portière passager avec un sourire triomphal. Mehmet.
    Notre cher contrebandier. Nos passeports.....</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Un soulagement tel, que je leur aurais presque sauté au cou, à tous les deux.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Je n'en reviens pas... et pourtant, je ne peux pas dire qu'à un seul instant, j'ai cessé d'y croire.
    Mais quand même.... Mehmet a dû se battre, et heureusement qu'il est turc, ça a sans aucun doute facilité les choses...</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Il a fini par pouvoir accéder au registre, non sans insister, et a repéré les deux noms inscrits au
    dessus et en dessous des nôtres.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Et, comme un clin d'oeil du destin, il a rencontré un chauffeur de taxi de Kilis, qui se trouvait être
    un ami du frère de notre homme....</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">On fume ensemble un cigarette qui a un goût de victoire... on ne sait pas bien contre qui ou quoi on a
    gagné, mais peu importe. Nous avons nos passeports en main... et après quelques minutes de joie intense, on pointe de nouveau nos pouces vers le ciel, attendant, guère longtemps, qu'un autre
    véhicule nous emporte...</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>
  <p>
    * voir article: <a href="http://www.amelotour.com/article-17657035.html">"lettre au consule"</a>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Apr 2010 18:58:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7e13cd0cdd7b98dc8284ca0f7681e7a1</guid>
                <category>Avril 2010 - Congés payés</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-passport-control-49312663-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Alep]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-alep-49229694.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Alep</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">24 avril 2010</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Dernière étape syrienne… je réalise combien je me suis habituée à ce pays, maintenant
    que je suis sur le point de le quitter. Je commençais tout juste à me sentir dans le cœur battant du voyage…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je me revois la semaine dernière, les premiers pas hésitants dans les rues de Damas,
    cherchant doucement mes repères dans un nouveau décor.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Pourtant, en bien des points, la Syrie n’est pas si différente de son petit voisin
    libanais. On y parle l’arabe, on y mange des fallafels, du houmous ou des olives, les clopes ne coûtent rien, et les taxis sont jaunes.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Mais si j’ai eu une chance et un bonheur inouïs à découvrir le Liban de l’intérieur
    grâce à Nawal, Katia, et toutes les autres personnes qui m’y ont accueilli, le voyage en soi, tel que je le connais, a réellement commencé quand j’ai quitté Beyrouth.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Livrée à moi-même, sac au dos, allant de découvertes en découvertes, me laissant
    guider par mes envies et les rencontres de passage.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">J’ai pris mes marques, appris la nouvelle valeur d’une nouvelle monnaie, me suis
    habituée aux visages voilés des femmes, et moustachus des hommes, ai déchiffré de nouveaux codes… il y a les sourires accueillants, les plus fréquents, qui se renvoient comme on se renvoie une
    balle, et qui se finissent souvent par le partage d’un thé, puis les sourires gras et bassement aguicheurs, auquel il vaut mieux ne pas répondre, sous peine d’entretenir des idées reçues&nbsp;;
    ces sourires là sont reconnaissables, car universels… en tout cas dans les pays où les gens sourient.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Il y a les gestes à décoder, la main vers le haut pour refuser, vers le bas pour
    attirer, vers le ciel, pour le louer… la main qui invite, la main qui interroge, la main qui frôle avec sympathie ou indélicatesse.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Et tous ces regards… tournés, de manière quasi incessante, vers l’étrangère que je
    suis, comme si j’étais le centre d’un monde que je voudrais pourtant juste observer sans en toucher l’équilibre. Certaines ont du mal à le supporter… je repense à Fatima, rencontrée hier soir à
    Hama, pour qui ces regards pénétrants resteront un point noir de son voyage.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Pour ma part, sauf quand la fatigue est trop forte et que tout devient insupportable,
    ils ne me gênent plus. Je ne les vois plus… et quand bien même…. Je suis venue pour observer les gens vivre, comment leur en vouloir d’en faire autant.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Ce qui est sûr, c’est qu’ici, les regards ne sont jamais agressifs. De tous ceux que
    j’ai pu croiser, il n’y en a aucun qui n’ait été emprunt de bienveillance.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Si des amoureux de nature pourraient être déçus par les paysages que la Syrie peut
    offrir, ceux qui, comme moi, sont friands de rencontres, ne peuvent repartir qu’envoutés.. comme je l’étais également en quittant le Liban.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">C’est passé bien trop vite.. j’aurais voulu m’enfoncer davantage dans le pays, quitter
    les sentiers battus, au demeurant incontournables pour une première visite&nbsp;; j’aurais voulu aller m’imprégner des influences irakiennes et kurdes, aux frontières du pays, plonger mes pieds
    dans l’Euphrate et me brûler au soleil du désert, accompagner des bergers bédouins ou siroter un thé dans un village de pêcheurs&nbsp;: j’ai l’impression de n’avoir fait que survoler le pays.
    Même si il m’a déjà offert beaucoup…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je reviendrais. Inch’Allah.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">En attendant, il me reste une journée à Alep, et je compte bien en
    profiter.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Demain, c’est dimanche, et je démarrerai de bonne heure, avec les écoliers. Pour une
    dernière fois.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Apr 2010 12:52:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">92fcb032735eefb72f4d76843c1c145a</guid>
                <category>Avril 2010 - Congés payés</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-alep-49229694-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Photos de famille]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-photos-de-famille-49151823.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;">Quelques images, dans ma maison d'accueil, hier et aujourd'hui...</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7556.JPG" class="CtreTexte" alt="DSC7556" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7562.JPG" class="CtreTexte" alt="DSC7562" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7564.JPG" class="CtreTexte" alt="DSC7564" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7559.JPG" class="CtreTexte" alt="DSC7559" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7567.JPG" class="CtreTexte" alt="_DSC7567.JPG" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7568.JPG" class="CtreTexte" alt="_DSC7568.JPG" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/198x300/0/17/75/69/Syrie/_DSC7573.JPG" class="CtreTexte" alt="_DSC7573.JPG" height="300" width="198">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7593.JPG" class="CtreTexte" alt="_DSC7593.JPG" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7596.JPG" class="CtreTexte" alt="_DSC7596.JPG" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7602.JPG" class="CtreTexte" alt="_DSC7602.JPG" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7613.JPG" class="CtreTexte" alt="_DSC7613.JPG" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7623.JPG" class="CtreTexte" alt="_DSC7623.JPG" height="198" width="300">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/300x198/0/17/75/69/Syrie/_DSC7639.JPG" class="CtreTexte" alt="_DSC7639.JPG" height="198" width="300">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Apr 2010 20:18:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9251f2c8181d7ef3b3a5b61ad90eae43</guid>
                <category>Avril 2010 - Congés payés</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-photos-de-famille-49151823-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Hama]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-hama-49151749.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Hama</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Jeudi 22 avril</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Dès la descente du minibus, j’ai senti que cette ville allait me
    plaire.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Elle grouille. Elle fume, elle crie, elle transpire… une vie bouillonnante, vraie et
    authentique, qui n’a que faire du touriste de passage. J’ai à peu près 3 kms à parcourir pour rejoindre l’hôtel que j’ai repéré et cette fois, tellement absorbée par ce qui m’entoure, je ne sens
    pas le poids de mon sac.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Il faut dire aussi que je me sens enfin reposée… Marmarita m’a offert ce dont j’avais
    cruellement besoin&nbsp;: le calme, et avec lui, un vrai sommeil réparateur….</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Rien de tel pour bien commencer la journée, d’autant qu’elle s’avérait assez chargée.
    Trois voyages en bus, un peu de stop, et beaucoup de marche à pied, notamment dans le fantastique château de Hosn, le dit «&nbsp;Krak des Chevaliers&nbsp;», dans lequel j’ai erré des heures
    durant, à me perdre dans ses abîmes les plus sombres.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Hama… mes deux amis Vrej et Peno m’avaient assuré qu’il n’y avait rien de particulier
    dans cette ville et que cela n’était pas nécessaire d’y faire une étape. Mais compte-tenu de leur engouement pour Marmarita, qui reste incompréhensible pour moi, c’est soudain devenu une raison
    en soi pour que je m’y arrête….</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Hama… la rue principale est bordée d’échoppes en tout genre, boucheries et vendeurs de
    téléphones portables, épiciers grossistes et bijoutiers… ça sent la viande fraiche, ou grillée, les olives, le cumin, le yaourt, un peu les égouts aussi, parfois. Ca se bouscule, comme un
    dimanche matin à Wazemmes, en grandeur nature…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je me sens comme un poisson dans l’eau, et me faufile à la hâte, pressée de me
    délester de mon sac.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">C’est vite chose faite, l’hôtel Cairo a une chambre pour moi. Pour le prix d’un lit
    sur le toit à Palmyre, j’ai mes quatre murs à moi, carrelés jusqu’au plafond. Je dormirai ce soir dans ce qui fût manifestement une ancienne cuisine, avec son évier et ses plans de travail en
    marbre.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je quitte rapidement l’hôtel. Juste le temps de me rafraîchir un peu, et je pars à la
    découverte de la ville.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je poursuis la grande rue qui m’a amenée jusqu’à l’hôtel, qui ne désemplit pas, me
    fraye un chemin dans la circulation intense, puis bifurque vers les petites ruelles de ce qui fût la vieille ville, et dont il ne reste pas grand chose. Puis les rues commerçantes, ses vitrines
    affichant tantôt de longs manteaux noirs, tantôt des pyjamas bariolés, des foulards sobres, puis des dessous affriolants. Les hommes fument et boivent le thé, les femmes traînent leurs enfants
    dans les boutiques. Il fait chaud, je m’engouffre dans le souk. Il n’est pas beau, il n’est pas truffé de caravansérails comme celui de Damas, on n’y vend pas de souvenirs, pas de cartes
    postales. C’est juste un souk, un bazar, un labyrinthe d’allées où pendent vêtements bon marché, chaussures et casseroles, dans un brouhaha joyeux et enfantin, où tous les sons se mélangent pour
    n’en faire plus qu’un.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">J’ai une pensée pour Nawal, quand je repère un vendeur ambulant de fèves. C’est elle
    qui m’y a fait goûter dans le souk de Saida. Des grosses fèves rouges, avec du cumin, du sel et du citron. Et un cure-dent. Elles sont aussi délicieuses qu’au Liban.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je poursuis mon chemin, quitte le souk, traverse la rue principale, toujours aussi
    encombrée, et m’aventure vers des ruelles plus calmes. Plus de magasins partout. Plus de voitures. Plus de goudron. L’école est finie depuis longtemps, les enfants célèbrent l’arrivée tant
    attendue du week-end comme il se doit, à coup de ballon et de chamailleries. Ils courent dans tous les sens, leurs rires éclatent à chaque coin de rue, et je m’en donne à cœur joie. Je traque un
    visage, un clin d’œil, un mur peint, un boulanger, une porte, tout devient prétexte à photographier, et photographier encore.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">C’est là, sur une petite place caillouteuse, en jouant au ballon avec quelques gamins
    poussiéreux du quartier, qu’une porte s’est entrouverte. On m’invite à boire le café. En temps normal, je ne bois pas de café à cette heure. Mais je ne suis pas en temps normal, alors j’accepte.
    De toute façon, on m’a déjà offert suffisamment de thés aujourd’hui pour risquer d’avoir un sommeil perturbé, je ne suis plus à un café près. C’est la mère d’Irshad, un des garçons avec qui je
    jouais au foot, qui m’interpelle.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Elle passe son visage derrière le rideau, discrètement, car elle ne porte pas son
    voile.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">J’entre dans une minuscule cour encombrée de chaussures et de seaux en plastique, puis
    me déchausse avant de pénétrer dans l’unique pièce de leur modeste maison. 4 mètres sur 3, recouverts de tapis. Une télé, un lit sur lequel un homme sommeille, un frigo, deux armoires, un
    porte-manteaux et des matelas entassés dans un coin. On m’invite à m’asseoir. Je comprends vite que je comprendrais pas grand chose, car personne dans la famille ne parle anglais, à part le petit
    Irshad dont le vocabulaire se limite aux quelques mots qu’il m’a déjà dit… welcome… country… name… thank you…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">On m’a proposé un café, mais c’est tout un festin que la mère d’Irshad, Cerag,
    s’évertue à me préparer. Les plats arrivent, petits mais nombreux, sur un large plateau argenté. Olives, fromage, tomates, thon, et encore tant d’autres choses dont je ne connaîtrais sans doute
    jamais le nom français… nous sommes huit à partager le repas. Je ne sais pas qui est qui, à qui appartiennent ces enfants, quels sont les liens qui les unissent.. je sais seulement que c’est le
    père d’Irshad qui, aussi bruyants que l’on puisse être dans nos rires et nos demi conversations, dort profondément sur le lit conjugal.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Le paternel se réveille enfin. Tarke. Il ouvre à demi les yeux, râle car le lait chaud
    que sa fille lui tend n’est pas assez sucré, puis, comme si il n’était pas surpris de me voir ainsi assise chez lui, m’offre un large sourire avant d’allumer une cigarette.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Ahlan wa sahlan. Bienvenue. J’ai entendu cette phrase si souvent qu’il me paraît
    impossible de l’oublier désormais.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Nous partageons le repas, et je perfectionne mon arabe. Je sais maintenant dire
    «&nbsp;olives noires&nbsp;», et «&nbsp;j’ai plus faim&nbsp;»… ça pourra toujours me servir.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Toute la famille est adorable, et ne cesse de veiller à ce que mon verre de thé soit
    toujours plein, de rapprocher les assiettes de moi, de peur, sans doute, que je n’ai pas le bras assez long.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je les quitte le ventre plein, et le cœur léger. Nous avons réussi à convenir de nous
    revoir demain. A 13h, après la prière. Pour le déjeuner… je ne savais pas combien de temps j’allais rester à Hama, mais désormais, je suis sûre d’y rester une nuit de plus.</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Apr 2010 20:16:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">779aa3bd4b6412350b8818663c1eaa0e</guid>
                <category>Avril 2010 - Congés payés</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-hama-49151749-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Marmarita - part II]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-marmarita---part-ii-49088981.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Part II</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je ne veux pas y croire…. Et m’empresse de trouver quelqu’un d’autre à qui poser la
    question. Sans grande surprise, la réponse est la même…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je ne panique pas encore…. Ce n’est pas comme si la nuit était en train de tomber, et
    j’ai encore le temps de penser à un plan B.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je dois cependant avoir l’air un peu égarée… car un homme arrête sa voiture près de
    moi, et à travers sa vitre entrouverte, m’écoute attentivement lui exposer ma situation. Ma certitude ébranlée de trouver ici un hébergement pour la nuit. Mon souhait de reprendre la route vers
    Hama. Malgré son anglais limité, il comprend sans doute le mot hôtel, se gare, compose un numéro sur son portable, et me tend l’appareil.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">A l’autre bout du fil, un homme me propose un appartement pour 30 dollars. Hors de mon
    budget…. Je lui demande comment trouver un minibus pour repartir, mais rapidement, c’est à titre gratuit qu’il m’offre un hébergement pour la nuit.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je ne sais pas quoi faire, ni vraiment quoi lui répondre… &nbsp;je dois faire vite… je
    repense à toutes ces situations compromettantes dans lesquelles j’ai déjà pu me retrouver pendant les voyages précédents, à ces risques que, naïvement, je n’avais alors pas voulu voir, à cette
    bonne étoile qui ne m’a pourtant jamais quittée…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">J’accepte la proposition. L’homme à la voiture blanche m’emmène à la rencontre d’Isha,
    mon hôte, à qui j’ai finalement décidé d’accorder ma confiance, rien qu’au son de sa voix…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Isha est un jeune homme, d’une trentaine d’années,&nbsp; à l’air sympathique. Pour me
    rassurer, probablement, il me propose de m’emmener chez sa mère, afin de manger quelque chose. En deux temps trois mouvements, je me retrouve assise sur un canapé dans une petite pièce où hurle
    un téléviseur, une assiette bien garnie posée devant moi. Sa mère paraît surprise de me voir, et ça n’est pas si étonnant. &nbsp;Mais elle m’accueille à bras ouverts, sans un mot d’anglais, mais
    avec beaucoup de générosité et de curiosité..</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Nous partageons le repas, et apprenons à nous connaître. Isha a passé 11 ans aux
    Etats-Unis, ce qui explique son bon niveau d’anglais. Il est le dernier d’une famille de 6 enfants, et c’est aujourd’hui le seul à être revenu vivre dans son village natal. Nous parlons de choses
    et d’autres, de la situation aérienne qui semble s’être débloquée hier, de mon périple en Syrie, de la condition des nombreux réfugiés palestiniens qui survivent ici tant bien que mal, de l’état
    du monde…&nbsp; je me sens bien, mes doutes se sont envolés, ma précarité oubliée, mon cœur réchauffé…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Et c’est là qu’il m’a proposé de m’emmener une nouvelle fois. En direction de ma
    chambre. Je dois avoir l’air fatiguée, ce qui n’est pas si surprenant compte-tenu de la trop courte nuit à Palmyre. Ce n’est pas bien loin de la maison familiale. Rien ne semble bien loin, à vrai
    dire.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Un bâtiment tout neuf, dans un quartier tout neuf. Un appartement, au deuxième étage.
    Avec des balcons partout. Une grande cuisine ouverte sur un salon joliment meublé. Je crains d’abord un peu de rentrer chez lui, mais je comprends bientôt que c’est la porte de chez moi, qu’il
    vient d’ouvrir.&nbsp; Un «&nbsp;tourist palace&nbsp;», un vrai… rien que pour moi… il me tend les clés, prends soin d’allumer le chauffe-eau et de me montrer le fonctionnement de la télé, puis,
    discrètement, s’en va, sans me laisser le temps de le remercier.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je crois que je suis restée 5 bonnes minutes, plantée au milieu du salon, sans oser
    m’asseoir… sans réaliser.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Ce matin, je me réveillais dans un dortoir sommaire aux côtés de Mike et Mara, et ce
    soir, je vais m’endormir dans un vaste appartement, dans un des trois lits mis gracieusement à ma disposition.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Etonnantes parfois, les surprises que peut réserver le voyage…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Et inattendues…</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Apr 2010 19:00:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8604d014a2e3905a8b94a72163eb7d9d</guid>
                <category>Avril 2010 - Congés payés</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-marmarita---part-ii-49088981-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Marmarita - part I]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-marmarita-part-i-49088609.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Marmarita</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">21 avril</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Part I</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Peno et Vrej, mes deux compères du bus de Beyrouth, m’avaient assuré que Marmarita
    était sans doute un des plus beaux villages syriens. Dès lors, j’avais prévu de m’y arrêter. Non loin du Krak des Chevaliers, qui était déjà sur mon plan de route avant même d’arriver sur le sol
    syrien, ça ne me semblait pas bien difficile d’y faire un détour.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Mike et moi, nous nous sommes séparés à Homs, dans la bruyante gare routière à la
    sortie de la ville. Des adieux rapides au milieu de la foule, et nous sommes partis, chacun dans notre minibus vers nos destinations respectives.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Lui vers le Karak des Chevaliers, moi vers Marmarita.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Sa compagnie était fort agréable, mais je suis également très heureuse de retrouver
    mon propre chemin. L’aventure reprend… et à quel point… je ne le mesure pas encore…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Non loin de la célèbre forteresse assiégée par les touristes, que je prévois d’aller
    visiter moi aussi dès demain, je m’engage vers l’inconnu…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">En effet, le dit village de Marmarita n’apparaît pas dans le guide. Ni même sur la
    carte que j’ai entre les mains.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Peno avait été catégorique, je n’aurais aucune difficulté à trouver un hôtel. Les
    personnes avec qui je partage le minibus me le confirment, je ne me fais donc pas de souci. Pas trop…. Parce que se retrouver sans guide, c’est perdre entièrement ses repères, dans un pays que je
    commence tout juste à découvrir et dans lequel je n’en ai déjà pas beaucoup…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Ou aller, quand le minibus me déposera&nbsp;? est-ce que je serai loin du centre du
    village&nbsp;?</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">A quoi va-t’il ressembler&nbsp;? un des voyageurs m’a dit que c’était grand. Peno m’a
    dit que c’était tout petit. Je n’ai absolument aucune idée de ce qui m’attend…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">C’est non sans une pointe d’appréhension que je me laisse conduire sur la petite route
    qui serpente dans les premiers reliefs verdoyants&nbsp; de la montagne Jebel Ansariyya.&nbsp; Et non sans excitation... quand je vois enfin le nom de Marmarita apparaître sur les panneaux, et le
    kilométrage se réduire peu à peu.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Le village est perché sur les hauteurs d’une vallée qui le sépare du Krak des
    Chevaliers, que je découvre enfin, imposant, majestueux, presque menaçant.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Mon petit village, qui depuis dimanche dernier revêtait de plus en plus un caractère
    mythique, de loin, fait pâle figure… beaucoup de constructions récentes semblent vouloir défier les lois de la gravité pour s’arracher un point de vue sur la forteresse.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je suis d’abord un peu déçue, mais continuer à espérer, tant que le minibus roule,
    qu’il cache un petit centre, sans doute pittoresque, bordé de maisons en pierre et d’une vie paisible. Je n’attends rien d’exceptionnel, mais je me plais à croire que j’y trouverai &nbsp;quelque
    chose qui me récompensera de mon acharnement à faire ce détour…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Le minibus finit par s’arrêter. Pas plus de maisons en pierres ici qu’ailleurs,&nbsp;
    pas de charmant centre ville en vue, pas de caractère particulier… mais comme dans les autres bourgades traversées sur le chemin, les mêmes bâtisses en ciment, les mêmes petites échoppes au
    rez-de-chaussée…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Le bus s’éloigne. Je reste seule, le sac posé sur le goudron défoncé de la route. On
    m’a déposée là, sur les conseils d’une dame du bus, qui m’avait indiqué du bout du doigt la direction d’un hôtel. Je finis par repérer l’insigne du Tourist Palace, en haut d’une montée abrupte.
    Non sans soulagement… car de tous les hôtels que l’on m’avait promis, c’est finalement le seul dont j’aperçois un signe…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je m’imagine déjà confortablement installée dans une petite chambre sans cachet, un
    lit simple accolé à un mur gras et tâché, car à en voir la façade, cet hôtel n’a de palace que le nom… peu m’importe, à vrai dire cela me rassure car j’avais peur de tomber sur un de ces
    «&nbsp;summer resorts&nbsp;» aux tarifs exorbitants.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Mais ce à quoi je ne m’attendais vraiment pas, c’est de trouver la porte close…. Je
    redescends bredouille, et interpelle un jeune homme sur son balcon pour avoir la direction d’un autre hôtel, puisque d’après mes informateurs, Marmarita en serait truffé…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Il tend le bras au loin, prononçant un nom qui m’est bien évidemment inconnu. Quand je
    lui demande la distance qui nous en sépare, je commence par croire qu’il n’a pas compris. Mais c’est le sous estimer… il me confirme que je peux trouver un autre hôtel à … 15 kms… &nbsp;la
    nouvelle tombe comme un couperet.. Il n’y a pas d’autre hôtel à Marmarita.</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Apr 2010 18:57:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">918a26674a5ace8de02be8df5a9f783c</guid>
                <category>Avril 2010 - Congés payés</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-marmarita-part-i-49088609-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A l'ombre des palmiers]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-a-l-ombre-des-palmiers-49088414.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Palmyre</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">20 avril</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Le voyage en bus m’a paru bien long. Trois petites heures seulement, mais le paysage
    était si monotone et si désert qu’il m’a semblé avoir passé une journée entière sur la route.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Quand l’assistant du chauffeur m’a demandé de fermer le rideau pour ne pas gêner la
    visibilité du film en arabe qu’il venait de lancer, j’ai refusé en lui disant que mon film à moi, il se regardait par la fenêtre. J’aime regarder par la fenêtre. Mais cette fois, très vite, j’ai
    réalisé que la même scène se répétait inlassablement. Larges étendues de rocaille et de terre sableuse, des montagnes ocres au loin, perdues dans les brumes de chaleur, et une route si droite que
    le chauffeur aurait pu, lui aussi, piquer du nez en coinçant son volant. De temps à autres, comme venus d’ailleurs, quelques bédouins menant leur troupeau vers des pâturages imaginaires&nbsp;;
    des tentes isolées, plantées dans un décor hostile où personne, à par eux, n’aurait voulu s’installer.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Palmyre est soudainement apparue, irréelle, comme un oasis dans le désert. Cernée de
    palmiers, qui, il y a des siècles déjà, lui ont valu son nom.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Tout paraît si calme, après la furie de Damas.. une ambiance villageoise, des rues
    poussiéreuses, des petites maisons trapues couleur de sable..</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">J’ai fait le trajet avec Mike. Néo-zélandais vivant à Londres, voilà maintenant 3
    semaines qu’il parcourt le Moyen-Orient.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Nous débarquons du bus, immédiatement accueillis par des chauffeurs de taxis avides de
    nous décharger de nos dollars plus que de nos sacs.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Il fait une chaleur de bête, mais nous décidons de rejoindre le centre à pied. D’après
    notre plan, l’hôtel repéré sur le Lonely Planet n’est pas à plus de deux kilomètres. Le Sun Hotel est bien là, au croisement de deux rues quasi désertes, comme les autres. Après les formalités
    d’usage, nous posons nos sacs dans le modeste dortoir situé sur le toit et nous mettons en chemin sans plus attendre.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">On vient à Palmyre pour y voir ses ruines. Vaste étendue de vestiges, datant, pour
    certains, de l’époque romaine. Enfilades de colonnes, pierres massives finement ciselées, surprenants édifices érigés pour les dieux d’antan, hors d’âge, défiant le temps.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Le site est si étendu, presque infini, que les nombreux touristes s’éparpillent et
    qu’on a le sentiment d’y errer seul. Transporté, comme un voyage à travers les siècles.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Il fait terriblement chaud. Mike, comme moi, et malgré le caractère grandiose et
    exceptionnel des lieux, en avons un peu assez des ruines…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Pour des incultes comme nous, c’est malheureux à dire, mais une bière fraiche en
    terrasse a, à ce moment là, un côté bien plus attractif…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Nous optons pour une terrasse avec vue sur les ruines. Pour avoir l’impression de
    poursuivre un peu la visite…</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Le soleil descendant moins vite que les bières, et redoutant la note salée de ce
    luxueux hôtel où s’arrêtent les richissimes touristes, nous poursuivons notre chemin, dans les rues paisibles de Palmyre, acceptant ci et là un thé gracieusement offert, riant avec les enfants
    qui ne cessent de nous demander laquelle, de Barcelone ou de l’Inter de Milan, est notre équipe favorite.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Un doux moment, entre voyageurs qui se racontent le monde, leurs mondes, qui se finit
    en partageant des bières, encore, assis sur un muret devant les ruines illuminées.</span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;"><span lang="FR">Je ne resterai pas une nuit de plus. Mes jours sont comptés, et d’autres horizons
    m’attendent. Demain, je reprends la route.</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Apr 2010 18:52:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">dfe212a805985419e0c1f1f3a4efb9f9</guid>
                <category>Avril 2010 - Congés payés</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-a-l-ombre-des-palmiers-49088414-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
