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    <title><![CDATA[Amel' O' Tour d'Asie (Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde)]]></title>
    <link>http://www.amelotour.com/categorie-1062248.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde&quot; du blog &quot;Amel' O' Tour d'Asie&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Amel' O' Tour d'Asie (Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde)]]></title>
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    <pubDate>Tue, 29 Mar 2011 14:03:09 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 29 Mar 2011 14:03:09 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.amelotour.com</copyright>            <category>Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Photos de famille]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-6189265.html</link>        <description><![CDATA[<div style="text-align: left;"><br /><br />je n'ai pas reussi a mettre de legende our les photos, ca fout toute la mise en page en l'air...<br /><br />mais ils sont tous la, Subrat mon frere, Bishu, Dani, les enfants.... a vous de les reconnaitre. je sais, c&eacute;st pas facile. mais quand je les ai vu pour la premiere fois, je ne connaissais pas non plus leurs noms..<br /><br />voici un petit tour de mon horizon ....<br /><br /><img width="298" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman415.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /><br /><img width="298" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman023.jpg" alt="" class="GcheTexte" /></div>
<br /><br /><br /><br /><br /><br /><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman042.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /><br /><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman084.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /><br />
<div style="text-align: left;"><br /></div>
<br /><br />
<div style="text-align: left;"><br /></div>
<br /><br /><br /><img width="298" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman129.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br />
<div style="text-align: right;"><img width="298" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman210.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman370.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /></div>
&nbsp; <br /><br /><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman155.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /><br /><br /><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman428.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /><br /><br /><img width="298" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman377.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /><img width="298" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman358.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /><br /><br /><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman440.jpg" alt="" class="GcheTexte" />&nbsp;&nbsp; <br /><br /><br /><br /><br /><br /><img width="298" height="200" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman465.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/andaman473.jpg" alt="" class="GcheTexte" /><br /><br /><br /><br /><br /><br />]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Mar 2007 10:04:57 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a5e9e88060238bd178c946a5f035c16d</guid>
                <category>Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-6189265-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Calcutta]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-6189072.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">Calcutta, le 26 mars 2007</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoNormal">Je viens de terminer mon &eacute;norme cheese-omelet toast. J&rsquo;avais oubli&eacute; ce qu&rsquo;&eacute;tait le pain, j&rsquo;avais oubli&eacute; le go&ucirc;t du fromage rap&eacute; (qui n&rsquo;en a pas vraiment), mais malgr&egrave;s tout, je n&rsquo;ai pas l&rsquo;impression de me r&eacute;galer. Ma bouche est p&acirc;teuse, et ma gorge d&eacute;j&agrave; irrit&eacute;e par la poussi&egrave;re et la pollution. </p>
<p class="MsoNormal">Welcome back in India...</p>
<p class="MsoNormal">Me voil&agrave; dans l&rsquo;&eacute;paisse couche grise de Calcutta que je voyais de l&rsquo;avion, divisant le ciel en deux, cr&eacute;ant comme un second horizon. Je suis assise dans un restaurant, le m&ecirc;me o&ugrave; l&rsquo;an dernier, j&rsquo;avais partag&eacute; un repas avec mon homme. Cette fois, j&rsquo;y suis seule. Je n&rsquo;arrive pas &agrave; m&rsquo;habituer aux bruits qui rebondissent sur ce d&eacute;cor de b&eacute;ton, ni aux mouvements trop rapides qui d&eacute;filent devant moi. Si le temps paraissait s&rsquo;&ecirc;tre arr&ecirc;t&eacute; sur les Andaman, il me donne ici l&rsquo;impression de tourner en vitesse acc&eacute;l&eacute;r&eacute;e. Je suis toujours au rythme de mes &icirc;les, de mon Neil, tout glisse sur moi comme si j&rsquo;&eacute;tais encore enduite d&rsquo;huile de noix de coco protectrice.</p>
<p class="MsoNormal">Je repense &agrave; cette fille que j&rsquo;avais rencontr&eacute; &agrave; Madras il y a quelques mois, je la revois assise seule elle aussi, &agrave; une table de restaurant, abasourdie par le monde ext&eacute;rieur, fixant hagarde, trop longtemps, les ventilateurs du plafond. Elle revenait tout juste des Andaman, et elle avait encore de l&rsquo;eau turquoise dans le fond des yeux. Je comprends aujourd&rsquo;hui ce qu&rsquo;elle pouvait alors ressentir. </p>
<p class="MsoNormal">Entre les Andaman et Calcutta (ou Madras), il y a un foss&eacute;. Et si le corps a rejoint le continent, l&rsquo;esprit, lui, est dans le vide quelque part au milieu.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoNormal">Je m&rsquo;attendais &agrave; r&eacute;agir, d&rsquo;une mani&egrave;re ou d&rsquo;une autre, mais le changement est peut-&ecirc;tre trop brutal, ou mon temps de r&eacute;action trop long... je ne fais qu&rsquo;observer, de loin, cette vie qui m&rsquo;&eacute;tait redevenue inconnue.</p>
<p class="MsoNormal">Il y a ici autant de plein qu&rsquo;il n&rsquo;y a d&rsquo;espace l&agrave; bas, un bruit ici qui a l&rsquo;intensit&eacute; du silence de l&agrave; bas, autant de b&eacute;ton dans mon paysage actuel qu&rsquo;il n&rsquo;y avait de belle nature dans mes souvenirs.</p>
<p class="MsoNormal">Et le soir, quand je regarde le ciel depuis le toit de la guest house, je le trouve sombre et terne. Dans le ciel de Neil, le noir semblait peiner &agrave; se frayer un passage entre les nu&eacute;es d&rsquo;&eacute;toiles.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoNormal">J&rsquo;erre dans les rues, souriante, me laissant bousculer par une Inde &agrave; laquelle j&rsquo;avais r&eacute;ussi &agrave; &eacute;chapper. Je souris car elle ne m&rsquo;atteint pas vraiment, parce qu&rsquo;elle est brutale mais cl&eacute;mente. Peut-&ecirc;tre aussi parce que je me sens plus forte. </p>
<p class="MsoNormal">Je souris &agrave; la profusion des &eacute;tals, aux couleurs de fruits oubli&eacute;s, je souris &agrave; la vue des bus caboss&eacute;s et pleins &agrave; craquer, &ccedil;a me donne envie d&rsquo;en prendre un. Juste pour voir ce que &ccedil;a fait.<span style="">&nbsp; </span>Je me r&eacute;gale &agrave; voir les menus si riches et vari&eacute;s, mais l&rsquo;eau ne me vient pas &agrave; la bouche.</p>
<p class="MsoNormal">Tout me surprend, m&rsquo;amuse, mais rien ne me touche... sauf quand je croise quelqu&rsquo;un avec un tee shirt de couleur vive avec des cocotiers imprim&eacute;s... Andaman and Nicobar Islands.... le temps s&rsquo;arr&ecirc;te, les bruits et les mouvements disparaissent pour laisser place aux images fra&icirc;ches de mes souvenirs... </p>
<p class="MsoNormal">On se reconnait entre nous... le clan des amoureux des Andaman... ceux qui ont le regard p&eacute;tillant mais un peu perdu, le teint color&eacute; mais qui commence &agrave; se ternir. Ceux qui ont des trous &agrave; leurs v&ecirc;tements et des piq&ucirc;res infect&eacute;es de sunflies sur la peau, ceux qui sont mal coiff&eacute;s, mal ras&eacute;s, ceux qui r&ecirc;vent de poisson grill&eacute; sur la plage et de nuits dans un hamac. Le temps d&rsquo;un court instant, on s&rsquo;&eacute;vade un peu...</p>
<p class="MsoNormal">Puis Calcutta r&eacute;appara&icirc;t, les chauffeurs de rickshaws se remettent &agrave; courir pieds nus sur le goudron br&ucirc;lant pour tirer leur charette, les enfants reprennent leur match de cricket dans les d&eacute;combres, les klaxons r&eacute;sonnent de plus belle, la chaleur s&rsquo;abat de nouveau, laissant derri&egrave;re moi mes illusions de brise salvatrice. Mais mon sourire reste accroch&eacute; &agrave; mon visage, comme les &eacute;toiles le sont dans le fond de mon regard quand je pense &agrave; elle, &agrave; mon aile, &agrave; mon Neil.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoNormal">Tout a chang&eacute; autour de moi, mais pas encore &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur. Comme si mon corps se mettait machinalement en mouvement, pour aller affronter la longue file d&rsquo;attente &agrave; la poste, dans la recherche fastidieuse du bon bus, dans les all&eacute;es encombr&eacute;es du march&eacute;...</p>
<p class="MsoNormal">Je suis &agrave; Calcutta, car je dois y &ecirc;tre physiquement. C&rsquo;est l&agrave; que se profile la derni&egrave;re courbe de ce voyage qui s&rsquo;ach&egrave;vera bient&ocirc;t. D&eacute;j&agrave;. Apr&egrave;s demain, un nouvel avion m&rsquo;emm&egrave;nera plus loin encore. Loin de mon &icirc;le, et loin de l&rsquo;Inde qui m&rsquo;accueille depuis cinq mois. De nouveau, je vais changer de d&eacute;cor, de couleurs, de sons. O&ugrave; sera mon esprit quand mon corps atterrira &agrave; Bangkok?</p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Mar 2007 10:02:37 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">0217d98480e98682f21c2fc9fbab7344</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[La vie suit son cours.]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-6189062.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Andaman, Port Blair, 25 Mars (bon anniversaire papa, bon anniversaire de mariage, aussi.)<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Il est 17h45. Les premiers clients n&rsquo;arriveront pas avant 18h30, mais il y a des commandes. L&rsquo;&eacute;quipe peut donc commencer &agrave; se pr&eacute;parer tout doucement, shanti shanti*. Eplucher des pommes de terre, des oignons et de l&rsquo;ail. Couper des tomates en rondelle, des aubergines en cube, des papayes en quartier, de la noix de coco en miettes... on v&eacute;rifie que les pots d&rsquo;eau soient bien plein, on fait de la place sur le plan de travail branlant en agglom&eacute;r&eacute;.<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Dani remplit les trois petits feux de p&eacute;trole, enfin deux seulement car le troisi&egrave;me ne sert jamais. Je n&rsquo;ai toujours pas compris pourquoi, il serait pourtant fort utile. Mais non, ce soir encore il faudra jongler entre deux br&ucirc;leurs qui ne cesseront de cracher leurs flammes bleues, et cela commence d&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent. Dani met de l&rsquo;eau &agrave; chauffer; on a toujours besoin d&rsquo;eau chaude. Pour le chai, pour les nouilles, pour le dhal*...<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Pendant que Dani s&rsquo;affaire dans la cuisine, Bishu a fini de pr&eacute;parer le barbecue. Il a rassembl&eacute; un tas de feuilles de bananier s&eacute;ch&eacute;es, il n&rsquo;y aura plus qu&rsquo;&agrave; craquer une allumette tout &agrave; l&rsquo;heure. Bient&ocirc;t. Il a &eacute;t&eacute; chercher les produits frais au frigo, chez lui, &agrave; 100 m&egrave;tres de l&agrave;. Le gingembre et l&rsquo;ail mix&eacute;s, chacun dans sa petite bo&icirc;te en plastique transparent, le &ldquo;fromage&rdquo;* et les poissons qu&rsquo;il a ramen&eacute; du march&eacute; il y a &agrave; peine quelques heures. Puis il se met &agrave; pr&eacute;parer des chapattis. Il emm&egrave;ne la farine de bl&eacute;, une bouteille de coca remplie d&rsquo;eau, un ramequin de sel et sa petite planche de bois ronde et us&eacute;e. Il s&rsquo;installe &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la cuisine, assis sur la b&acirc;che en plastique. Les chapattis, c&rsquo;est Bishu qui s&rsquo;y colle et ils sont bons et beaux, ses chapattis, &agrave; Bishu. Apr&egrave;s &ccedil;a, il se prendra surement un petit verre de whisky avec un bidi. Et puis il dormira peut &ecirc;tre un peu, les mains encore enfarin&eacute;es.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Subrat, &agrave; cette heure, a fini de balayer le sable du restaurant, rebouchant les trous que les nombreux chiens de la famille ont fait pour trouver un peu de fra&icirc;cheur. Il a ajust&eacute; les chaises, pass&eacute; un coup de chiffon sale sur les tables, oubli&eacute; encore une fois de vider les cendriers. Puis il passe voir comment les choses vont en cuisine, jette un coup d&rsquo;oeil au cahier de commandes, se met d&rsquo;accord avec Dani dans la mesure du possible, et se rend dans sa chambre-observatoire pour taper du bout des pieds sur des petites pelotes de laine qui pendent du toit de palme. Je le vois couch&eacute; sur le matelas qu&rsquo;il s&rsquo;est cousu il y a quelques jours, avec son carnet de dessin sur les genoux, un feutre dans une main, un bidi dans l&rsquo;autre. Le pied droit tapant irr&eacute;guli&egrave;rement dans la boule de laine marron.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Il aurait encore une fois, j&rsquo;en suis s&ucirc;re, eu un sourire intriguant et doux en me voyant rentrer dans sa chambre et m&rsquo;assoir &agrave; c&ocirc;t&eacute; de lui sur la natte. J&rsquo;en suis s&ucirc;re, mais ce soir je ne verrais pas le sourire de Subrat. Dans ma chambre en b&eacute;ton, sous l&rsquo;air brass&eacute; d&rsquo;un ventilateur, &agrave; voir dans les traces de salet&eacute; sur le mur en face de moi une forme de pokemon tordu de rire, je me sens bien loin de mon green heaven. Hier encore j&rsquo;&eacute;tais plong&eacute;e dans l&rsquo;action, ce soir mes fesses s&rsquo;engourdissent sur un matelas. Je les imagine, j&rsquo;essaie de les imaginer. Je revois leurs gestes, les uns apr&egrave;s les autres, puis je revois les miens. Je revois l&rsquo;&eacute;quipe efficace que nous &eacute;tions devenus &agrave; force d&rsquo;efforts communs, de complicit&eacute;, de responsabilit&eacute;s partag&eacute;es. J&rsquo;ai d&eacute;couvert que je pouvais avoir ma place l&agrave; o&ugrave; je n&rsquo;aurais jamais imagin&eacute; vouloir et pouvoir la trouver.... le restauration.. la restauration au milieu de l&rsquo;oc&eacute;an indien dans une cuisine en bambou. <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est dimanche. Cela faisait bien des mois que dimanche ne voulait plus rien dire, mais aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est bien un jour o&ugrave; je ne travaille pas. Et cela me manque. Si je pouvais, sans ces histoires de permis, de visas, de fronti&egrave;res, je retournerais dans mon paradis vert. Dans mon &eacute;quipe. Dans ma famille.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Je g&eacute;rerais les commandes, et Subrat sourirait encore de me voir tenir t&ecirc;te &agrave; Dani, en essayant d&rsquo;expliquer que les gens souhaitent en g&eacute;n&eacute;ral manger un pudding mangue-coco &agrave; la fin du repas, et pas en m&ecirc;me temps que leurs langoustines. Sacr&eacute; Dani. Forte t&ecirc;te, mais gros coeur... <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">A mon tour ce soir d&rsquo;avoir le coeur gros.... l&rsquo;exp&eacute;rience se termine, pas parce que je le voulais, personne ne le voulait vraiment. J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; foutue dehors parce que je n&rsquo;ai pas le droit de rester. Et dans les regards, ce matin, il y avait toute la lourdeur d&rsquo;une r&eacute;alit&eacute; que l&rsquo;on avait tous oubli&eacute;. Ce matin, je suis redevenue une &eacute;trang&egrave;re d&eacute;pendante d&rsquo;un bout de papier sign&eacute; dans un bureau ventil&eacute; quelque part, loin, bien loin de mon Neil. J&rsquo;ai repris mon statut de voyageuse solitaire, celle qui passe anonyme, celle qui survole, celle qui ne s&rsquo;attache pas, tout au moins pas trop. <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Le tourbillon du voyage me reprend, brutalement, sans autre pr&eacute;ambule que cette chambre triste de Port Blair. Demain, il me plongera dans les bouillons de Calcutta. Comme Dani plonge les frites dans l&rsquo;huile. <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Le voyage reprend, pour je ne sais o&ugrave;. J&rsquo;ai encore une journ&eacute;e pour prendre une d&eacute;cision, pour que les eaux cessent d&rsquo;&ecirc;tre aussi troubles, pour que je comprenne o&ugrave; le courant veut me porter dans les jours qui viennent, dans les mois qui viennent. <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p><br />&nbsp;</o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">* shanti shanti: tranquille tranquille, en Hindi dans le texte sinon &ccedil;a faisait vraiment trop redondant.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">* dhal: si j&rsquo;ai bonne m&eacute;moire, je l&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; dit. Mais si je me trompe: dhal = lentilles corail en sauce. Y&rsquo;aura un article sur des recettes un jour. Peut &ecirc;tre.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">* fromage.... sorte de vache qui rit fondue... <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">** quand j&rsquo;ai fait mon stage ing&eacute;nieur en tant que responsable crudit&eacute;s... <o:p></o:p></span></p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 10:01:53 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">03f30ede094bc3262b0affab2dd05d57</guid>
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      <item>
        <title><![CDATA[Tu es de ma famille]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-6189037.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span dir="ltr">Tu es de ma famille</span></font></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span dir="ltr">Andaman, Neil Island, </span></font></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span dir="ltr"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Cela avait &eacute;t&eacute; comme un accord tacite entre Subrat et moi quand j&rsquo;ai quitt&eacute; Neil Island il y a un mois. Si je d&eacute;cidais de revenir, je lui donnais un coup de main dans son resto. Et parce que je suis revenue, bien plus vite que pr&eacute;vu, j&rsquo;ai tenu une promesse qui n&rsquo;en &eacute;tait pas vraiment une. Ce retour sur mon &icirc;le a &eacute;t&eacute; une tranche de voyage que je n&rsquo;avais jamais encore exp&eacute;riment&eacute;. Subrat m&rsquo;a tout de suite fait confiance, on se connaissait d&eacute;j&agrave; bien &agrave; force d&rsquo;heures &agrave; parler de ne vies, de nos r&ecirc;ves. On s&rsquo;est compris. J&rsquo;ai vu en lui un songeur soucieux du d&eacute;tail, il a vu en moi le go&ucirc;t de l&rsquo;initiative. Je lisais dans ses yeux des r&ecirc;ves d&rsquo;avenir meilleur, il voyait dans les miens la volont&eacute; de changer le pr&eacute;sent. Il est vite devenu mon confident, et moi sa conseill&egrave;re... et r&eacute;ciproquement. Mais Subrat et moi, c&rsquo;est bien plus que &ccedil;a. Il est mon fr&egrave;re, tant&ocirc;t le grand, attentionn&eacute; et protecteur, tant&ocirc;t le petit capricieux &agrave; remettre sur les rails. Parfois, il entre dans ma hutte, pour discuter un peu, pour fumer, pour ne pas &ecirc;tre seul. Je l&rsquo;entend arriver, car il porte toujours sur lui une petite radio gr&eacute;sillante. Radio Jankhar. Sa station pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e, surtout le dimanche parce qu&rsquo;il y a une &eacute;mission o&ugrave; les auditeurs peuvent s&rsquo;exprimer. Il aime &eacute;couter les gens parler de leurs id&eacute;es, de leurs sentiments, de leurs craintes. Il aime parler, aussi, et le jour o&ugrave; il aura un portable, il t&eacute;l&eacute;phonera lui aussi pour dire ce qui lui passe par la t&ecirc;te. En attendant, quand il le souhaite, il vient me voir. Subrat n&rsquo;est pas le genre d&rsquo;indiens que le croise tous les jours. Il a une sensibilit&eacute; touchante, quelque chose de secret et de profond dans le regard, quelque chose comme une souffrance d&rsquo;hier transform&eacute;e en sagesse pr&eacute;sente. Ses gestes sont lents et gracieux, presque eff&eacute;min&eacute;s parfois. Un coeur trop grand, dans un corps trop fragile... Subrat d&eacute;borde d&rsquo;&eacute;motivit&eacute;, presque autant que moi. Quand il ne peut l&rsquo;exprimer autrement, il dessine. Sur un bout de carton, une feuille du carnet de notes, sur une serviette en papier ou ce qui lui tombe sous la main. Quand je n&rsquo;&eacute;tais que cliente du resto, et que l&rsquo;on se perdait en longues discussions alors qu&rsquo;il me pr&eacute;parait ma note, il dessinait &agrave; c&ocirc;t&eacute; de ma commande. Le visage d&rsquo;une femme, brune aux cheveux noirs, les yeux perdus sur l&rsquo;horizon. En d&eacute;couvrant ses dessins, je n&rsquo;y ai vu que de l&rsquo;amour. De l&rsquo;amour pour son &icirc;le, qui l&rsquo;a accueilli il y a maintenant 8 ans; il aime en reproduire la beaut&eacute; sauvage, la simplicit&eacute; d&rsquo;une hutte bord&eacute;e de cocotiers, l&rsquo;enchev&ecirc;trement myst&eacute;rieux des racines de mangroves &agrave; mar&eacute;e basse. On voit sur ses dessins la lune, des oiseaux lointains, une eau calme, une atmosph&egrave;re romantique. Et on y voit souvent un couple silencieux, elle a la t&ecirc;te pos&eacute;e sur son &eacute;paule, il l&rsquo;entoure d&rsquo;un bras. Ils ne se parlent pas, ils s&rsquo;aiment. Ses coups de crayons &eacute;voquent un amour que bien des indiens ne connaissent pas, ne conna&icirc;tront jamais. L&rsquo;amour des longues promenades main dans la main, des fleurs que l&rsquo;on s&rsquo;offre en cachette, des baisers dans le cou.</span> </span><span style="font-family: Tahoma;">L&rsquo;amour qui n&rsquo;a besoin ni de dotes, ni d&rsquo;accord parental pour s&rsquo;imposer, de lui-m&ecirc;me.</span></font></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Subrat sait ce qu&rsquo;est cet amour l&agrave;. Il le connait bien, il sait aussi &agrave; quel point cet amour peut faire souffrir quand un jour il d&eacute;cide de s&rsquo;&eacute;chapper. Pour lui, &ccedil;a a &eacute;t&eacute; le jour o&ugrave; sa belle lui a annonc&eacute; qu&rsquo;elle &eacute;tait promise. Textuellement, promise &agrave; un homme du village par ses parents. Et si les moeurs &eacute;voluent dans les classes ais&eacute;es des villes modernes indiennes, on ne refuse pas le mariage arrang&eacute; par ses parents dans un village sur une &icirc;le de 30 kilom&egrave;tres carr&eacute;s. On ne se fait pas de promesses de s&rsquo;enfuir un soir de pleine lune en maudissant la tradition.... ils ont accept&eacute;. Accept&eacute; de ne plus se voir, de ne plus s&rsquo;&eacute;changer de paroles ni m&ecirc;me de regards, accept&eacute; de devenir des &eacute;trangers qui vivent dans deux maisons voisines. Et cet amour a disparu du quotidien, sauf dans les yeux et les croquis de Subrat o&ugrave; il persiste, s&rsquo;ancre, s&rsquo;encre.... ne lui dites pas que son histoire est triste. Il vous r&eacute;pondra que c&rsquo;est la plus heureuse qu&rsquo;il lui ai &eacute;t&eacute; donn&eacute; de vivre. Il a connu l&rsquo;amour.</span></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;">&ldquo;Subrat mon fr&egrave;re&rdquo;... quand je t&rsquo;ai dit cela pour la premi&egrave;re fois, tu m&rsquo;as dit oui en soutenant mon regard. Pour m&rsquo;en dire davantage, mais sans les mots. <o:p></o:p></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;">Quand je t&rsquo;ai serr&eacute; dans mes bras, au milieu de ta famille, le matin de mon d&eacute;part, j&rsquo;ai eu peur de te briser. Je t&rsquo;ai senti fragile, mais je me sentais forte pour deux. Subrat mon petit fr&egrave;re, je vais revenir bient&ocirc;t. Je ne sais pas quand, mais je reviendrai.<o:p></o:p></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;">Il y a quelque chose de beau, dans une famille. C&rsquo;est qu&rsquo;on l&rsquo;emporte toujours avec soi, aussi loin que l&rsquo;on puisse aller. Que le temps ne l&rsquo;efface pas, m&ecirc;me si on a parfois le sentiment qu&rsquo;il l&rsquo;effrite.<o:p></o:p></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;">Je ne peux oublier ma famille en France, je ne peux oublier ma famille sur Neil.<o:p></o:p></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;">La maman de Bishu, qui tous les matins, apr&egrave;s avoir cueilli les fleurs qu&rsquo;elle disposera sur son petit coin de pri&egrave;re, pr&egrave;s de la photo de son mari d&eacute;c&eacute;d&eacute;, passait sa t&ecirc;te par la porte de ma hutte pour voir si je dormais encore. Puis elle me parlait, de longues minutes, en bengali. Souvent, on se comprenait quand m&ecirc;me. Le matin o&ugrave; je suis partie, elle n&rsquo;est pas venue. Il y avait deux fleurs pos&eacute;es devant ma porte. Mira et Babelu, les enfants de Bishu, sont venus, eux. Mira me regardait tristement. Elle avait mis le bracelet en bronze et coquillage que je lui avait offert la veille. Elle restait silencieuse, comme toujours, mais ce matin l&agrave;, ce n&rsquo;&eacute;tait pas le m&ecirc;me silence. Bishu m&rsquo;avait dit, le jour d&rsquo;avant, qu&rsquo;il ne fallait pas que je parte. Emly, you, no go. Emly (transcription phon&eacute;tique...), c&rsquo;est le nom d&rsquo;un fruit en bengali. Un fruit acide et sucr&eacute;. Dani ne disait rien, comme d&rsquo;habitude, mais je le connais bien. Il a autant envie de me voir partir que moi-m&ecirc;me. Il &eacute;tait l&agrave;, et c&rsquo;est &ccedil;a qui est important. <o:p></o:p></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;">Sanjay, qui est toujours si discret, &eacute;tait l&agrave; aussi. Il est venu m&rsquo;accompagner &agrave; la jet&eacute;e. C&rsquo;est terrible d&rsquo;avoir quelqu&rsquo;un &agrave; qui faire des signes quand on largue les amarres. Prends soin de toi, Sanjay. <o:p></o:p></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;">Prenez soin de vous tous, prenez soin de vos r&ecirc;ves, prenez soin de Neil. Je reviendrai vous voir bient&ocirc;t. <o:p></o:p></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><font size="1"><span style="font-family: Tahoma;">&ldquo;tu resteras comme une lumi&egrave;re, qui me tiendra chaud dans mes hivers; un petit feu de toi qui s&rsquo;&eacute;teint pas&rdquo; (Goldman)</span></font></p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Mar 2007 09:58:57 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">cbb8ace321e89224b5051c90e0f705c0</guid>
                <category>Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-6189037-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Message de la chance?]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-6189054.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Message de la chance<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Neil Island, le 20 Mars 07<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Quand ce foutu message internet que St&eacute;phane m&rsquo;a envoy&eacute; il y a une dizaine de jours disait que l&rsquo;oppos&eacute; de mon voeu allait se r&eacute;aliser si je ne suivais pas les consignes &agrave; la lettre, je l&rsquo;ai pris &agrave; la l&eacute;g&egrave;re. Bien s&ucirc;r. Mais en essayant toutefois de faire le maximum pour les suivre. Bien s&ucirc;r... Ceci dit, comme c&rsquo;est le genre de mail qu&rsquo;il faut lire attentivement, r&eacute;pondre &agrave; des questions en les notant sur un papier et tout ce qui s&rsquo;en suit, j&rsquo;avais d&eacute;cid&eacute; de prendre le message sur ma cl&eacute; usb pour le lire tranquillement dans la piaule de la guest &agrave; Port Blair. Au fur et &agrave; mesure de la lecture, quand je m&rsquo;appercevais de ce que je devais faire pour que mon voeu se r&eacute;alise, je comprennais que &ccedil;a ne serait pas facile. Comme tout le monde, j&rsquo;avais envie que mes voeux se r&eacute;alisent... mais l&agrave;.... envoyer le mail &agrave; 10 personnes dans l&rsquo;heure et en parler &agrave; 10 autres.... il me fallait retourner au cyber caf&eacute; &agrave; 20 minutes de marche de l&agrave;, affronter une connexion lente et un r&eacute;seau capricieux, tout &ccedil;a en moins d&rsquo;une heure alors que la nuit commencait &agrave; tomber et que j&rsquo;&eacute;tais toute contente de rentrer me poser enfin... j&rsquo;ai fil&eacute; vers internet, avec la stupide id&eacute;e d&rsquo;essayer de trouver un cyber plus pr&egrave;s, et en perdant 20 bonnes minutes &agrave; croire que ces indications que me donnaient les gens ne pouvaient &ecirc;tre que bonnes. On ne se refait pas, je suis encore du genre &agrave; &ecirc;tre un peu naive, parfois. <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">J&rsquo;atteins finalement le cyber que je connaissais d&eacute;j&agrave;, en sueur, mais soulag&eacute;e de voir qu&rsquo;il y avait un ordinateur de libre. Il me restait 10 minutes, j&rsquo;alluma l&rsquo;ordinateur -&eacute;videmment, chose rare, il &eacute;tait &eacute;teint- et pris mon mal en patience de longues minutes avant d&rsquo;avoir acc&egrave;s &agrave; ma bo&icirc;te mail. Passer d&rsquo;un mac boost&eacute; &agrave; un vieux pc poussi&eacute;reux au processeur fatigu&eacute; me rend plus impatiente encore. Et qu&rsquo;est-ce qui me disait que l&rsquo;heure qu&rsquo;affichait mon mac et celle de cet ordinateur &eacute;tait les m&ecirc;mes? Tout me disait plut&ocirc;t le contraire... et cette foutue connexion... il &eacute;tait moins une quand j&rsquo;ai cliqu&eacute; sur &ldquo;envoyer&rdquo;, mais c&rsquo;&eacute;tait sans compter le retour presque imm&eacute;diat du mail &agrave; cause d&rsquo;un probl&egrave;me de synthaxe dans les adresses.... j&rsquo;y ai mis toute mon &eacute;nergie mais non, d&eacute;cid&eacute;mment, quelqu&rsquo;un avait d&eacute;cid&eacute; que ce mail ne devait pas partir, me laissant moi et mon voeu impuissant devant l&rsquo;&eacute;cran d&rsquo;ordinateur. <o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">En voyageant, j&rsquo;ai appris &agrave; faire des voeux. &Agrave; les formuler correctement et sans ambiguit&eacute;, &agrave; leur donner un sens plus profond que celui dict&eacute; par le caprice... <o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Cette fois encore, &agrave; la lecture amus&eacute;e mais soigneuse de ce mail, je n&rsquo;ai pas souhait&eacute; devenir riche. Je n&rsquo;ai pas souhait&eacute; &ecirc;tre &agrave; la une des journaux, ni gagner &agrave; la loterie. J&rsquo;ai juste demand&eacute; &agrave; y voir plus clair sur ce qui m&rsquo;attendait pendant ces prochains mois. Je pensais avoir d&eacute;j&agrave; une bonne id&eacute;e alors, compte tenu du ras le bol de trimbaler mon sac, je me voyais bien dans une petite maison perdue dans les campagnes fran&ccedil;aises, &agrave; essayer de convaincre les &eacute;diteurs de me publier. Une petite vie tranquille aupr&egrave;s d&rsquo;une chemin&eacute;e pour les soirs d&rsquo;hiver. <o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Mais comme je ne me fie jamais aux conclusions h&acirc;tives que je peux prendre quand je suis dans un &eacute;tat de fatigue trop prononc&eacute;, j&rsquo;ai quand m&ecirc;me fait le voeu d&rsquo;y voir plus clair. Puis je suis retourn&eacute;e sur Neil Island, pour reposer mon sac &agrave; dos au fond d&rsquo;une hutte, loin d&rsquo;internet, et surtout loin de ce futur que je voudrais parfois tant conna&icirc;tre. J&rsquo;ai oubli&eacute; mon voeu. Et de toute fa&ccedil;on, avais-je r&eacute;ellement besoin de savoir ce qui semblait d&eacute;j&agrave; clair dans mon esprit? Bient&ocirc;t, je retournerai sur le continent, je prendrai un avion &agrave; Calcutta pour Bangkok, et je profiterai des quelques semaines qu&rsquo;il me reste pour aller faire un tour au Cambodge. Et puis termin&eacute;, je me voyais d&eacute;j&agrave; remballer mes affaires pour de bon, et sauter soulag&eacute;e dans l&rsquo;avion de l&rsquo;austrian airlines pour Paris. <o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Que nenni...... voil&agrave; que 10 jours ont pass&eacute;. Voil&agrave; que mon voeu me revient &agrave; l&rsquo;esprit en m&ecirc;me temps qu&rsquo;il me faut penser s&eacute;rieusement &agrave; mon d&eacute;part de l&rsquo;&icirc;le. Est-ce que j&rsquo;y vois plus clair maintenant?<o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Non... au contraire. Comme ce foutu message me l&rsquo;avait pr&eacute;dit, non seulement je n&rsquo;y vois pas plus clair, mais j&rsquo;ai aussi l&rsquo;impression que mes sages plans initi&eacute;s dans un &eacute;tat de f&eacute;brilit&eacute; ont &eacute;t&eacute; bouscul&eacute;s par une petite &icirc;le pourtant si tranquille....<o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">J&rsquo;en avais marre de voyager, mais pas marre d&rsquo;&ecirc;tre ailleurs. Je me sentais si loin de chez moi, et voil&agrave; qu&rsquo;un nouveau chez moi se pr&eacute;sente. <o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">C&rsquo;est la premi&egrave;re fois que je reste aussi longtemps fix&eacute;e &agrave; un endroit. La premi&egrave;re fois depuis que j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; voyager que j&rsquo;ai envie de rester ... parce que je m&rsquo;y sens bien, utile, &eacute;quilibr&eacute;e; j&rsquo;aime cette vie simple et paisible, j&rsquo;aime les chants des femmes et les souffles des coquillages qui s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent des maisons au coucher du soleil, j&rsquo;aime les nuits noires et myst&eacute;rieuses qui s&rsquo;alternent aux journ&eacute;es scintillantes, j&rsquo;aime les gens profond&eacute;ment accueillants et g&eacute;n&eacute;reux...... j&rsquo;aime tout ce que Neil est maintenant, et j&rsquo;ai en horreur ce qu&rsquo;elle risque de devenir... in&eacute;vitablement... <o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Tous mes plans sont chamboul&eacute;s.. pourquoi ne pas rester ici, enfin revenir ici apr&egrave;s avoir fait les d&eacute;marches n&eacute;cessaires?<span style="">&nbsp; </span>Pourquoi ne serait-elle pas ici, ma petite maison dans les campagnes? <o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Il y a trop de pour, il y a trop de contre... il y a trop d&rsquo;&eacute;motions et d&rsquo;incertitudes, trop de passions et d&rsquo;enjeux...<o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Putain de message... encore une fois, je sais plus o&ugrave; j&rsquo;en suis... si j&rsquo;avais su, j&rsquo;aurais finalement fait le voeu d&rsquo;&ecirc;tre riche. Avec ce qu&rsquo;il me reste sur mon compte, le contraire n&rsquo;aurait pas beaucoup modifi&eacute; ma situation...<o:p></o:p></span></p>
<p style="page-break-after: auto;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 20 Mar 2007 10:01:02 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5e391e1d22d2fc0804072ee5a1f471df</guid>
                <category>Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-6189054-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Coconut fish]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-6179823.html</link>        <description><![CDATA[<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Coconut fish<o:p></o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Neil, le 17 mars 07<o:p></o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Ils ont choisi le red snapper &agrave; 120 roupies dans la bassine, et ils le veulent avec la sauce coconut dont Subrat seul a le secret. Enfin maintenant, Subrat et moi. Je prends la commande, en demandant &agrave; Bishu de m&rsquo;&eacute;plucher des patates -3 grosses- pour les frites. C&rsquo;est parti. Le snapper est &eacute;norme, bien 2kg je dirais. Je le pioche dans la bassine en plastique, au milieu des thons, khukari ou barracuda ramen&eacute;s du march&eacute;. Je rince rapidement le poisson au dessus des autres, et le pose sur la table branlante qui sert de planche &agrave; d&eacute;couper dans le cuisine. Planche &agrave; d&eacute;couper, &agrave; stocker les l&eacute;gumes, &agrave; rouler les chapattis ou &agrave; dresser les assiettes. &Agrave; vrai dire, c&rsquo;est le seul et unique plan de travail exploitable, et je me m&rsquo;empresse de r&eacute;server les centim&egrave;tres carr&eacute;es qui me seront n&eacute;cessaires pour la pr&eacute;paration du poisson. Je recherche le couteau qui coupe bien, celui qui a la lame toute fine et d&eacute;form&eacute;e tellement il a servi. Quelques entailles dans la chair fra&icirc;che, et je pr&eacute;pare la marinade pour la papillote. Masala, gingembre, ail, sauce soja, citron et un peu d&rsquo;huile de palme. Tout est &agrave; disposition pr&egrave;s de moi, et il me faut quelques minutes pour que la mixture soit pr&ecirc;te. J&rsquo;enduis le poisson, remplie les entailles et les entrailles, demande &agrave; Mitoun de me passer le papier alu car mes mains sont aussi marin&eacute;es que le snapper. J&rsquo;ai vite appris &agrave; m&rsquo;adapter aux habitudes d&rsquo;une cuisine indienne, et vu la pauvret&eacute; en couverts, j&rsquo;ai compris qu&rsquo;il &eacute;tait plus intelligent de se salir les mains plut&ocirc;t que de salir les cuill&egrave;res. C&rsquo;est vrai que sans robinet, il faut g&eacute;rer l&rsquo;eau et je me rends compte &agrave; quel point elle peut faciliter la vie, mais aussi &agrave; quel point elle file quand elle est courante... <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Je refile le poisson emball&eacute; &agrave; Bishu, c&rsquo;est lui qui g&egrave;re la cuisson et l&rsquo;entretien du feu. Moi, je n&rsquo;ai pas de temps &agrave; perdre. Je lui demande &eacute;galement de me pr&eacute;parer la noix de coco pour la sauce, il peut faire &ccedil;a en surveillant le feu. D&eacute;couper la noix, la gratter avec ce qui ressemble &agrave; une sorte de chausse pied, c&rsquo;est un boulot de mec. Moi, je veux bien mettre la chair dans un bol et la recouvrir d&rsquo;eau pour avoir le lait de coco. Sinon, il y a des l&eacute;gumes &agrave; &eacute;plucher pour les autres commandes.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Les l&eacute;gumes sont accumul&eacute;s dans des cartons, sur la terre m&eacute;l&eacute;e de sable qui recouvre le sol. Quand je plonge ma main pour attraper quelques tomates, il n&rsquo;est pas rare qu&rsquo;elle s&rsquo;enfonce dans un agglom&eacute;rat de moisi visqueux. Je rince mes doigts, et les tomates en m&ecirc;me temps, dans une casserole d&rsquo;eau pos&eacute;e sur la table. Je rince le couteau, par la m&ecirc;me occasion. L&rsquo;eau est trouble, mais tant qu&rsquo;on a pas une couche de graisse sur les doigts quand on les trempe dedans, on ne la change pas. Je pousse ce qui tra&icirc;ne sur le bout de table, et commence &agrave; d&eacute;couper les tomates. En rondelles d&rsquo;abord, que je met de c&ocirc;t&eacute; pour les green salads*, puis en d&eacute;s pour le shakshuka. C&rsquo;est un truc israelien pas mauvais du tout. Dani est aux fourneaux, et jongle avec dext&eacute;rit&eacute; entre les diff&eacute;rents plats en commande. On a du monde, ce soir, et ici l&rsquo;art culinaire consiste &agrave; optimiser au mieux l&rsquo;utilisation des deux feux &agrave; p&eacute;trole. Et &ccedil;a, quand Subrat n&rsquo;est pas l&agrave;, c&rsquo;est Dani qui g&egrave;re. Et depuis quelques jours, Subrat a des probl&egrave;mes d&rsquo;estomac. N&rsquo;y connaissant rien, je pr&eacute;f&egrave;re &eacute;viter tout diagnostic (comment se fier &agrave; l&rsquo;avis de quelqu&rsquo;un qui tra&icirc;ne des bestioles dans le ventre depuis 3 mois sans rien faire...) et la meilleure chose que je puisse faire pour l&rsquo;aider est de lui permettre (le forcer) de se reposer. Je rejoins le navire qui, comme tous les soirs &agrave; la fin du service, semble aller s&rsquo;&eacute;chouer sur une plage couverte d&rsquo;&eacute;pluchures, de bouteilles en plastique et de chicken masala, apr&egrave;s une travers&eacute;e mouvement&eacute;e.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Dani m&rsquo;appelle. Il ne tourne pas autour du pot quand il veut quelque chose, pas le genre d&rsquo;individu &agrave; se fondre dans des politesses inutiles et inappropri&eacute;es. Il vient de finir terminer les deux thalis pour le couple de la table en bambou. J&rsquo;aime pas faire le service, mais ce soir, Malik n&rsquo;est pas l&agrave; non plus. Il joue des percussions pour une pooja* dans une maison du village. Dani ne parle quasiment pas anglais; quelques mots, en tout et pour tout. Quand il sert, il n&rsquo;est pas rare que les clients se retrouvent avec de la sauce tomate apr&egrave;s avoir demand&eacute; une bouteille d&rsquo;eau min&eacute;rale. Et pour couronner le tout, bien qu&rsquo;il ait un coeur &eacute;norme, aux premiers abords il a plut&ocirc;t une allure &agrave; faire peur.. alors j&rsquo;y vais. Tikhe, tikhe, que je lui r&eacute;ponds. Ok. Je trempe mes mains dans la m&ecirc;me gamelle d&rsquo;eau, puis les essuie sommairement au morceau de tissu gras et noir qui pend sur une traverse de bambou au dessus de nous. Sommairement, car je j&rsquo;essuie trop fort, mes mains deviennent tout aussi grasses et noires, ce qui n&rsquo;est pas id&eacute;al pour aller servir des assiettes. M&ecirc;me en Inde. Alors je finis le travail sur mon pantalon bouffant qui ce matin encore &eacute;tait beige, et qui ce soir comme bien souvent, finira &agrave; tremper avec du d&eacute;tergent... <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">J&rsquo;apporte les assiettes au couple ravi de voir enfin la commande arriver. La pr&eacute;paration prend du temps,<span style="">&nbsp; </span>mais g&eacute;n&eacute;ralement les gens sont r&eacute;compens&eacute;s de leur attente parfois tr&egrave;s longue...<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">D&rsquo;ailleurs, pas de temps &agrave; perdre, la commande suivante est en cours, et mon snapper bient&ocirc;t cuit. Je termine d&rsquo;&eacute;plucher les l&eacute;gumes en cours, et attaque ma sauce. Si Dani veut bien me lib&eacute;rer un des deux feux, ce qui me vaut bien souvent d&rsquo;aligner des arguments auxquels il ne r&eacute;pond jamais. Il est comme &ccedil;a, Dani. Mais l&agrave;, j&rsquo;ai respect&eacute; l&rsquo;ordre des commandes comme il faut et Bishu est en train d&rsquo;enlever le snapper de la grille du barbec. Je r&eacute;cup&egrave;re le wok qui a servi &agrave; faire le fried rice, un coup de spatule pour d&eacute;crocher les grains de riz et les oignons carbonis&eacute;s qui sont rest&eacute;s au fond, et le voil&agrave; pr&ecirc;t &agrave; resservir. Il n&rsquo;a pas vraiment eu le temps de refroidir et la louche d&rsquo;huile que je d&eacute;pose est tr&egrave;s vite br&ucirc;lante. J&rsquo;y jette une petite poign&eacute;e de graines de moutarde et des feuilles de kurupathi. Un peu d&rsquo;ail, d&rsquo;oignon, et beaucoup de mouvements souples du poignet pour que le tout ne br&ucirc;le pas. Jusqu&rsquo;&agrave; ce que les graines s&rsquo;ouvrent, et l&agrave;, je rajoute le lait de coco. Termin&eacute;. Il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;&agrave; enlever le papier alu du poisson pendant que &ccedil;a mijote &agrave; gros bouillons. Je prends une assiette, la frotte sur mon tee shirt, et y retourne le poisson d&eacute;nud&eacute;. Pas du c&ocirc;t&eacute; o&ugrave; la peau est rest&eacute;e coll&eacute;e sur l&rsquo;alu. La sauce est pr&ecirc;te. J&rsquo;empoigne le wok br&ucirc;lant avec un morceau de chiffon, trempe un doigt dans la sauce pour v&eacute;rifier l&rsquo;assaisonement, et en recouvre totalement le poisson. Quelques feuilles fra&icirc;ches de kurupathi, une rondelle de citron, et il ne me reste plus qu&rsquo;&agrave; trouver une fourchette dans le petit pot accroch&eacute; sur le mur. Les frites sont pr&ecirc;tes aussi, Dani les a sorties de leur bain et jet&eacute;es dans le papier journal dispos&eacute; au fond d&rsquo;un large panier. Une assiette, c&rsquo;est une poign&eacute;e de main. Les frites sont br&ucirc;lantes, mais on a pas d&rsquo;ustensile plus pratique que la main pour servir rapidement la juste quantit&eacute;. Elles sont bonnes, les frites de Dani. Depuis que j&rsquo;ai r&eacute;ussi &agrave; le convaincre de ne pas les cuire trop pour qu&rsquo;il reste un peu de pomme de terre &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur, elles sont vraiment bonnes. Elles me rappellent les frites de la brasserie La Vignette &agrave; Linselles. J&rsquo;apporte l&rsquo;assiette, d&eacute;bordante de sauce, de laquelle d&eacute;passe l&rsquo;&eacute;norme poisson. A chaque fois, c&rsquo;est la m&ecirc;me r&eacute;action. Les gens sont d&eacute;j&agrave; satisfaits rien qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;allure, et je <st1:city w:st="on">sais</st1:city> que quand je reviendrais &agrave; la fin de leur repas, ils m&rsquo;avoueront s&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;gal&eacute;s &agrave; s&rsquo;en gaver... &ccedil;a <st1:state w:st="on"><st1:place w:st="on">marche</st1:place></st1:state> &agrave; tous les coups, avec la coconut sauce de Subrat. <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Je retourne vite fait en cuisine, m&ecirc;me si on a plus beaucoup de travail. J&rsquo;en profite pour piquer quelques frites au passage, et commencer &agrave; nettoyer tout doucement. Mettre la vaisselle sale dehors, remettre les sachets d&rsquo;&eacute;pices ou les bo&icirc;tes de lait en poudre &agrave; leur place, passer un petit coup de chiffon sur le plan de travail d&eacute;barass&eacute;. Je v&eacute;rifie le cahier de commande, tout est en ordre et Dani, en train de finir la cuisson de fried noodles, affiche d&eacute;j&agrave; un semblant de sourire de celui qui a termin&eacute; ses devoirs. Le p&eacute;trole br&ucirc;le encore quelques minutes avant de s&rsquo;&eacute;puiser, la cuisine retrouve un peu de calme. On se prend une assiette, j&rsquo;appelle Bishu, un peu de riz, et du vegetable curry qui reste. C&rsquo;est notre petit moment &agrave; nous, on ne s&rsquo;&eacute;loigne pas de la cuisine car on peut venir nous demander un chai ou une infusion au gingembre, mais le gros de la temp&ecirc;te est pass&eacute;...<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">La cuisine ressemble &agrave; un champ de bataille baign&eacute; dans la graisse. Tout est imbib&eacute; d&rsquo;huile, des plats sales tra&icirc;nent sur le sol, les chiffons sont en boule sur la table. On entend plus que la musique et les cliquetements des couverts de ceux qui terminent de manger. Quand les deniers roupies se sont echangees, que tous les clients sont partis, alors on a enfin notre moment a nous. <span style="">&nbsp;</span>Bishu sort le whisky. &lsquo;&rdquo;action!&rdquo;. On s&rsquo;installe dehors, autour de la table pres des hamacs. Subrat nous rejoint et notre soiree se terminera tranquillement autour d&rsquo;un verre, silencieux, parfois souriants, parfois endormis. Bishu et Dani rentrent chez eux, je partage un dernier petard avec Subrat avant d&rsquo;aller moi aussi me coucher. Une autre longue journee nous attends demain&hellip;&hellip;<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">* green salad: tomates, oignons, concombres. Pour les non avertis, la salade verte que l&rsquo;on trouve sur les menus indiens est un leurre. Une publicit&eacute; mensong&egrave;re.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">* pooja: rituel de pri&egrave;re hindou<o:p></o:p></span></span></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 17 Mar 2007 15:32:13 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e0b6c14f33270b49d38a077aa0bf170d</guid>
                <category>Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-6179823-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Une cabane au fond du jardin]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-6179804.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Une cabane au fond du jardin<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Neil Island, le 10 mars 07<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Je pensais retrouver mon Niel aussi calme que quand je l&rsquo;avais quitt&eacute;, mais c&rsquo;&eacute;tait sans compter le d&eacute;barquement de 40 personnes venant de Havelock* qui avaient d&eacute;j&agrave; inond&eacute; les trois petites guest houses de l&rsquo;&icirc;le. J&rsquo;ai le choix entre l&rsquo;option hamac, et celle d&rsquo;aller taper &agrave; la porte du Green Heaven. Subrat m&rsquo;avait propos&eacute; de venir loger l&agrave;, il a une petite hutte pr&egrave;s de son restaurant. Alors je n&rsquo;h&eacute;site pas bien longtemps, et remonte dans le rickshaw en saluant l&rsquo;&eacute;quipe bien sympathique du Tango. Subrat m&rsquo;accueille &agrave; bras ouverts. Malik, Bishu et Dani sont l&agrave; aussi, personne n&rsquo;est vraiment surpris que je sois revenue si vite. Mais la hutte n&rsquo;est pas libre, trois personnes sont d&eacute;j&agrave; install&eacute;es dedans. Subrat m&rsquo;assure qu&rsquo;en lui laissant 30 minutes, il me pr&eacute;parerait une autre hutte qu&rsquo;il utilise pour le moment de d&eacute;barras. Au fond du jardin, pr&egrave;s du f&ucirc;t bleu qui sert de salle de bain et de la goutti&egrave;re de m&eacute;tal qui sert de toilettes. Elle a &eacute;t&eacute; une chambre un jour, alors elle peut bien le redevenir. Le r&eacute;sultat est parfait, et connaissant d&eacute;j&agrave; bien Subrat, &ccedil;a ne me surprend pas. En rentrant dans ma nouvelle hutte, je comprends tout de suite que je n&rsquo;y resterais pas de mani&egrave;re temporaire... &ccedil;a sent le chez moi &agrave; plein nez, ce chez moi qui me manque tant, peut &ecirc;tre encore plus maintenant que je n&rsquo;en ai plus du tout... une petite table et deux demi- chaises en plastique, une &eacute;tag&egrave;re en bambou et une planche de bois r&eacute;hauss&eacute;e en guise de lit. Je d&eacute;pose mon sac &agrave; dos sur un morceau de tissu, et un autre me servira &agrave; m&rsquo;essuyer les pieds avant de grimper sur mon lit pour &eacute;viter de mettre du sable dans mon drap. Je reste un peu perplexe devant cette planche qui me semble bien dure, j&rsquo;y d&eacute;plie mon drap soigneusement pour lui donner davantage de douceur, bien r&eacute;sign&eacute;e &agrave; me satisfaire de ce dont mes h&ocirc;tes et amis peuvent se satisfaire. J&rsquo;ai envie de m&rsquo;installer. Envie d&rsquo;&eacute;ventrer mon sac &agrave; dos, de lui vider les tripes et de l&rsquo;abandonner dans un coin; j&rsquo;ai envie d&rsquo;oublier de nouveau que je suis quelque part sur une route dont je ne connais pas la direction, envie d&rsquo;oublier ces questions que je me pose et ces foutues r&eacute;ponses qui ne viennent toujours pas.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Cet endroit est parfait. Je m&rsquo;assieds sur mon hamac, je regarde autour de moi, le paysage a cess&eacute; de d&eacute;filer. <o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Par manque de force, par facilit&eacute;, j&rsquo;ai fait le choix de retourner sur Neil Island. Mais &agrave; cet instant pr&eacute;cis, les deux pieds carressant le sable, je sens que quelque chose m&rsquo;a appel&eacute; &agrave; revenir ici. C&rsquo;est rare que mon intuition me trompe dans ce genre de situation, et sans vouloir en savoir davantage, je m&rsquo;abandonne avec confiance au balancement du hamac, au balancement de la vie. Si le voyage m&rsquo;a d&eacute;fait, &ccedil;a n&rsquo;est que pour me permettre de me refaire un peu mieux. Je suis l&agrave; o&ugrave; je dois &ecirc;tre et rien d&rsquo;autre n&rsquo;a plus d&rsquo;importance.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">Je fume un p&eacute;tard. Le p&eacute;tard de la paix avec moi-m&ecirc;me. Mon regard se perd dans les feuilles de ces deux neem trees qui me portent, dans le bleu &eacute;blouissant du ciel, puis s&rsquo;&eacute;teint doucement. Abrutie par la chaleur et la fum&eacute;e, je tombe dans un sommeil paisible et profond.<o:p></o:p></span></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Il y a des vagues turquoises et des coquillages qui s&rsquo;&eacute;chouent sur le sable par milliers; il y a des chiens errants et des v&eacute;los rouill&eacute;s, des noix de coco qui s&egrave;chent et des mangues qui murissent. Il y a une &eacute;cole avec des bancs de bois, des pri&egrave;res qui r&eacute;sonnent &agrave; la tomb&eacute;e du jour; il y a des vieux qui se retrouvent au pied du banian et des enfants qui ach&egrave;tent des glaces &agrave; l&rsquo;eau. <o:p></o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Et quelque part, au fond d&rsquo;un jardin, &agrave; l&rsquo;ombre de neem trees, il y a une cabane en bambou. <o:p></o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="margin-left: 0in; text-indent: 0in;" class="Niveauducommentaire1"><span dir="ltr"><span style="font-family: Tahoma;">* Havelock: &icirc;le voisine, la plus touristique<o:p></o:p></span></span></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Mar 2007 15:29:04 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3b039155cd058181288721d7f1b7f674</guid>
                <category>Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-6179804-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[On pense qu'on va faire un voyage...]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-6179779.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">On pense qu&rsquo;on va faire un voyage...<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Port Blair, Andaman, le 8 mars 07<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">C&rsquo;est bien ce que je pensais, moi aussi. Je m&rsquo;en vais faire un voyage, et puis je reviens. Comme quand on va faire des courses. On pense qu&rsquo;on va simplement se promener dans une for&ecirc;t de rayons de supermarch&eacute;, et qu&rsquo;on ne mettra dans son caddie que les choses que l&rsquo;on a choisi. Certains se pr&eacute;parent une liste de course, alors que d&rsquo;autres errent dans les all&eacute;es et laissent agir leur inspiration.. on repars tous avec nos sacs en plastique, remplis de tout ce qu&rsquo;il nous faut pour vivre avant de devoir retourner faire le plein.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Moi je suis partie faire un voyage comme &ccedil;a. Avec d&eacute;j&agrave; en t&ecirc;te une petite id&eacute;e de ce que j&rsquo;avais bien envie de ramener avec moi, dans mes petits sacs. Un avenir tout trac&eacute;, trois paquets de confiance en moi, et un peu de r&ecirc;ves car il y en a souvent qui tra&icirc;nent en promotion dans les t&ecirc;tes de gondole...<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Je suis partie une premi&egrave;re fois. Faire mon premier voyage. Sans savoir ce &agrave; quoi je pouvais bien m&rsquo;attendre. Le regard neuf, tous les jours et sur toutes choses, m&rsquo;a d&eacute;velopp&eacute; une curiosit&eacute; &agrave; toute &eacute;preuve; celle-l&agrave; m&ecirc;me qui est capable de trouver en toutes circonstances une nouvelle occasion de s&rsquo;&eacute;tonner, de s&rsquo;amuser, de comprendre.... celle qui pousse &agrave; refaire son sac, non pas pour quitter un lieu mais bien pour aller en d&eacute;couvrir un autre; celle qui entra&icirc;ne &agrave; errer de longues heures durant dans l&rsquo;inconnu et qui se nourrit des diff&eacute;rences. J&rsquo;&eacute;tais comme une gamine &agrave; qui on laisse carte blanche dans un magasin de bonbons. Je suis revenue malade de libert&eacute;, vomissant d&rsquo;assurance, les dents pourries d&rsquo;arrogance..... en pleine crise de foi....<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Tout avait &eacute;t&eacute; si parfait, ce premier voyage est celui que tout le monde r&ecirc;ve de faire. Celui qui remplit, celui qui grandit, celui qui r&eacute;pond aux questions qu&rsquo;on se posaient ou pas, celui qui fait qu&rsquo;on se sent tant vivant. Celui qui fait, tout court. Les difficult&eacute;s ont un go&ucirc;t de challenge et d&rsquo;aventure, et de toute fa&ccedil;on, tout n&rsquo;est qu&rsquo;exp&eacute;rience... <o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Second voyage. Je savais avant de partir que je passerais ma premi&egrave;re nuit dans une chambre pourrie. Je savais aussi qu&rsquo;il me faudrait alors attendre longtemps avant de dormir dans une chambre qui ne l&rsquo;est pas. Je savais que l&rsquo;eau serait froide, que je me laverais au savon* avec un seau et un broc en plastique et qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pas de chasse d&rsquo;eau. Je savais qu&rsquo;aller d&rsquo;un point A &agrave; un point B ne serait pas aussi facile qu&rsquo;il ne l&rsquo;est de le dire, et que bien souvent, &ccedil;a serait &eacute;reintant. Je m&rsquo;attendais d&eacute;j&agrave; &agrave; ce que la nourriture me rende malade un jour o&ugrave; l&rsquo;autre, ou au mieux ne finisse par m&rsquo;&eacute;coeurer. Je savais que parfois on rencontre du monde, et parfois non. M&ecirc;me si de temps en temps on en aurait bien besoin. Je savais que les plans &eacute;taient sans cesse chamboul&eacute;s, alors je n&rsquo;en ai fait que de tr&egrave;s grossiers. Je savais.... je croyais savoir....<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">J&rsquo;avais d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; compris que le voyage faisait de moi ce qu&rsquo;il voulait et que je ne ma&icirc;trisais rien. Il m&rsquo;a conduit vers les rencontres, me mettant un moment &agrave; un endroit face &agrave; quelqu&rsquo;un qui allait m&rsquo;apporter ce dont j&rsquo;avais besoin, ou m&rsquo;&ocirc;ter ce qui ne m&rsquo;est pas n&eacute;cessaire. Comme autant de lumi&egrave;res sur mon chemin. <o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Pourquoi fait-il si noir aujourd&rsquo;hui? Moi qui, sur une &icirc;le, m&rsquo;attendais &agrave; trouver un phare... je suis dans l&rsquo;obscurit&eacute; la plus compl&egrave;te. Je croyais savoir..... <o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Je ne fais plus un voyage, je ne suis que son ombre. Je comprends maintenant vraiment cette phrase que j&rsquo;avais choisie pour introduire le blog....<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Non d&eacute;cid&eacute;ment, on ne fait pas un voyage. C&rsquo;est le voyage qui vous fait, ou vous d&eacute;fait......*<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Le voyage m&rsquo;a vaincu, mis &agrave; terre, je ne sais plus o&ugrave; je dois aller, ni surtout pourquoi y aller.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">Je suis dans cette phase o&ugrave; je n&rsquo;ai plus ni courage ni envie d&rsquo;en avoir, ni m&ecirc;me de raison d&rsquo;avoir envie... enfin il ne me reste plus grand chose, si ce n&rsquo;est ce foutu sac de plus en plus lourd que je tra&icirc;ne. Et le coeur qui l&rsquo;est tout autant.... <o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">* savon, qui a l&rsquo;avantage non n&eacute;gligeable de ne jamais couler dans le sac. C&rsquo;est cependant le seul que je vois...<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;">* Nicolas Bouvier<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="Niveauducommentaire1"><span style="font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 15:20:16 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">ff43ef03e46e2bf5201b1a685235ad95</guid>
                <category>Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-6179779-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les choix]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-5932089.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Les choix</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">5 Mars, Neil Island</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">(bon anniversaire Marine, bon anniversaire Christine, bon anniversaire permis moto)</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Ca fait maintenant quatre jours. Quatre jours que je p&egrave;se le pour et le contre, quatre jours que le contre gagne &agrave; plate couture. G&eacute;n&eacute;ralement, quand j&rsquo;ai une d&eacute;cision importante &agrave; prendre, moi, je fais des listes. Le pour et le contre d&rsquo;abord, puis le pourquoi / pourquoi pas, le qu&rsquo;est-ce que je risque de perdre / de gagner, et si &ccedil;a suffit pas je demande au plublic ou t&eacute;l&eacute;phone &agrave; un ami. L&agrave;, je me suis content&eacute;e de la premi&egrave;re liste, et encore, de t&ecirc;te uniquement. C&rsquo;est pour dire comme parfois les d&eacute;cisions peuvent &ecirc;tre faciles &agrave; prendre. N&rsquo;emp&ecirc;che que je me repose la question tous les jours, et plus encore le mercredi et le samedi.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Je me pose la m&ecirc;me question &agrave; chaque fois que je ramasse des Shiva Eyes*, &agrave; chaque fois que je m&rsquo;arr&ecirc;te au resto-&eacute;picerie-tabac-refuge animalier &ndash; loueur de v&eacute;lo du village, &agrave; chaque fois que je mange un poisson de chez Chuvrat et que je poirote 1h30 minimum. J&rsquo;ai le temps d&rsquo;y penser, &agrave; vrai dire je n&rsquo;ai que le temps de penser &agrave; cette foutue d&eacute;cision, mais depuis quatre jours, cela m&rsquo;obs&egrave;de... et puis je finis la journ&eacute;e en me disant que pendant de vraies vacances, celles o&ugrave; on ne fait rien, on ne devrait pas avoir &agrave; faire de choix cruciaux. Qu&rsquo;on doive choisir entre le snapper grill&eacute; ou la langoustine, entre la plong&eacute;e ou le tour en v&eacute;lo, la bronzette sur la plage ou la sieste &agrave; l&rsquo;ombre dans un hamac, passe encore. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Mais l&agrave;..... c&rsquo;est trop dur. &Ccedil;a engage tellement de choses, les cons&eacute;quences sont si importantes pour mon &eacute;quilibre.... le pire, c&rsquo;est que depuis quatre jours, je dois reprendre cette m&ecirc;me d&eacute;cision tous les soirs, jusqu&rsquo;au jour o&ugrave; elle penchera de mani&egrave;re significative vers le pour. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">C&rsquo;&eacute;tait le cas ce matin... le pour devait remporter la victoire, car le matin est plein de sagesse et de raison. Mais les couleurs de la fin d&rsquo;apr&egrave;s midi r&eacute;veillent le coeur et les passions... alors ce soir encore, le contre a gagn&eacute;. Non, ce n&rsquo;est pas encore demain que je quitterai ma petite Neil.... je ne prendrai le bateau pour Port Blair qu&rsquo;apr&egrave;s demain.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Mais cette fois, c&rsquo;est mon dernier mot. Pas de r&eacute;tractation possible, parce que malgr&egrave;s tout le temps passe et le compte &agrave; rebours a commenc&eacute; le jour o&ugrave; j&rsquo;ai mis les pieds sur les Andaman. Quand on m&rsquo;a remis mon permis de s&eacute;jour pour un mois. Et puis mine de rien, j&rsquo;ai quand m&ecirc;me pass&eacute; 21 jours sur cette petite &icirc;le, soit une plaquette de pilules, ce qui est long mais pas encore assez..... </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Mercredi, il faudra que je parte. Plus de choix possible, cela devient maintenant n&eacute;cessaire... Il me faut organiser mon retour sur terre avant que mon permis ne se termine, et au rythme d&rsquo;un bateau par semaine pour Calcutta, il est temps que je m&rsquo;en soucie. Quitte &agrave; revenir ici apr&egrave;s... </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Apr&egrave;s tout, Neil repr&eacute;sente vraiment ce que j&rsquo;attendais des Andaman et le risque d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;&ccedil;ue par les autres endroits est trop important... et puis je vais &ecirc;tre honn&ecirc;te, j&rsquo;ai pas envie de retrimbaler mon sac de guest en guest, pas envie de repartir &agrave; la d&eacute;couverte de quoi que soit, pas encore...</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Non, les Andaman se devaient dans mon contrat initial d&rsquo;&ecirc;tre sans contraintes... en tout cas le minimum, car le passage &agrave; Port Blair en est une mais je n&rsquo;ai pas le choix... </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">Je vais aller y faire ce que j&rsquo;ai &agrave; y faire, puis soit je reviendrais ici, soit la remise en route dans l&rsquo;engrenage me donnera finalement l&rsquo;energie d&rsquo;explorer un autre endroit...<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">On verra bien o&ugrave; les courants me porteront, mais il me reste encore une dizaine de jours sur les &icirc;les, quelles qu&rsquo;elles soient, pour me reposer et m&rsquo;autoriser de faire un vrai break dans mon voyage qui finissait par m&rsquo;&eacute;puiser, et presque m&rsquo;&eacute;coeurer... </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">J&rsquo;en avais surtout assez de courir d&rsquo;un endroit &agrave; un autre, courir apr&egrave;s un je-ne-sais-quoi que je n&rsquo;ai toujours pas atteint. J&rsquo;avais le choix entre continuer &agrave; courir jusqu&rsquo;&agrave; ce que je m&rsquo;effondre, ou prendre quelques vacances jusqu&rsquo;&agrave; ce que je flotte... </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">J&rsquo;ai trouv&eacute; en Neil Island l&rsquo;endroit id&eacute;al pour ce dont j&rsquo;avais besoin en d&eacute;barquant du bateau. J&rsquo;avais besoin de tout ce que voyager en Inde ne pouvait me donner... du calme sans la cire dans les oreilles, de l&rsquo;espace gratuit, de la solitude sans devoir se cacher ... l&rsquo;air est pur et toujours parfaitement respirable... la chaleur n&rsquo;est pas &eacute;touffante, les odeurs ne prennent pas &agrave; la gorge, ici, on appelle m&ecirc;me cela des parfums... </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Quitter Neil, c&rsquo;est retourner dans une civilisation tout autre, m&ecirc;me si celle de Port Blair est encore du niveau cour d&rsquo;&eacute;cole par rapport &agrave; Madras ou bient&ocirc;t, &agrave; Calcutta...<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>c&rsquo;est rassembler mes affaires encore &eacute;parpill&eacute;es sur le sol de bambou, vider brutalement tout le moi qui remplit cette petite hutte et tout remettre dans un sac, c&rsquo;est d&eacute;crocher les photos et les coquillages des murs, plier le linge pendu dehors, c&rsquo;est rendre mon v&eacute;lo et me retrouver de nouveau d&eacute;pendante d&rsquo;horaires et de n&eacute;gociations p&eacute;cuni&egrave;res, c&rsquo;est la lourdeur apr&egrave;s tant de l&eacute;g&egrave;ret&eacute;... </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Quitter Neil, c&rsquo;est fermer les yeux sur un paradis qui ne tardera plus &agrave; devenir un enfer si le tourisme se d&eacute;veloppe comme sur l&rsquo;&icirc;le voisine d&rsquo;Havelock, c&rsquo;est me dire que quoi qu&rsquo;il arrive, la prochaine fois que je la verrai, elle sera diff&eacute;rente. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Apr&egrave;s demain, je remets le pied dans l&rsquo;&eacute;trier. Je reprends la course, mais elle est bient&ocirc;t termin&eacute;e.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Je me rassure en relisant les mots de Sai Baba.....</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">&ldquo;Le cheval gagnant ne sait pas pourquoi il court une course.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Il court &agrave; cause des coups et de la douleur.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">La vie est une course; Dieu est ton jockey;</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Alors si tu as de la douleur, pense que Dieu veut que tu gagnes.&rdquo;</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">* Shiva Eyes: coquillages tout mignons, qu&rsquo;on appelle aussi Chand ici (qui veut dire lune en bengali, pr&eacute;cision pour Anne Chris la lunophile), ou encore Buddha Eyes en Thailande. </font></p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 05 Mar 2007 10:01:34 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7c18bf5874065007bbc29818422900fe</guid>
                <category>Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-5932089-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les bronzes]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-5932065.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Les bronz&eacute;s aux Andaman</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">2 mars 07</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">5h30. Roland, le suisse de la hutte num&eacute;ro 2, est d&eacute;j&agrave; en pleine m&eacute;ditation. Ses bras d&eacute;tendus reposent sur ses genoux, ses cheveux longs et fins tombent de part et d&rsquo;autre de son visage et recouvrent en partie son torse d&eacute;nud&eacute;. Il n&rsquo;est v&ecirc;tu que d&rsquo;un dhoti* orange pass&eacute; et de quelques colliers de perles en bois de santal autour du cou. Ses yeux sont clos et son visage paisible, il se fond harmonieusement dans l&rsquo;atmosph&egrave;re encore subtile qui r&egrave;gne sous les cocotiers du Tango. Quand Roland se d&eacute;place de sa hutte jusqu&rsquo;&agrave; sa table pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e pour le petit d&eacute;jeuner, on ne l&rsquo;entend pas, on dirait que ses pieds glissent en silence sur le sol. Tous les matins, Roland s&rsquo;installe et attends son porridge sans sucre et son th&eacute; sans lait en &eacute;crivant son journal. Roland est serviable et discret, il sourit m&ecirc;me quand, apr&egrave;s 3 semaines au m&ecirc;me endroit, il arrive encore que son porridge soit sucr&eacute;. Il y a toujours une petite place &agrave; sa table, en tout cas avant que les isra&eacute;liens n&rsquo;envahissent la hutte-restaurant.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Les premiers tombent de leur hamac vers 8h. Ils ont investi deux huttes, mais sont 8 &agrave; partager les emplacements. C&rsquo;est moins cher comme &ccedil;a. Ils se l&egrave;vent doucement, et filent vers les toilettes. Je le sais, car ma hutte est tout pr&egrave;s et que m&ecirc;me en allant pisser, ils sont pas discrets. Le petit d&eacute;jeuner a l&rsquo;air d&rsquo;&ecirc;tre un repas important pour eux, car ils y passent une bonne partie de la journ&eacute;e. Ils investissent les lieux avec leur chillum* et leur n&eacute;c&eacute;ssaire &agrave; tricoter, des livres en h&eacute;breu qui restent toujours clos sur le coin de la table. Le petit trapu fris&eacute; a l&rsquo;air d&rsquo;&ecirc;tre le ca&iuml;d, il sort son chillum de la poche et d&eacute;marre le rituel qui durera toute la journ&eacute;e. Il commence par pr&eacute;parer son m&eacute;lange. Une clope, Gold Flake small size, et du charas* des montagnes qu&rsquo;il a d&ucirc; acheter directement l&agrave; bas. Ou via le r&eacute;seau inter-isra&eacute;liens. Le contenu de la cigarette est vid&eacute; dans le mix bowl en noix de coco, puis les miettes de hashish y sont m&eacute;lang&eacute;es, avec trois doigts de la main droite, minutieusement. Il inspecte la propret&eacute; de sa pipe, passe machinalement un petit coup de chiffon avant d&rsquo;enfourner le m&eacute;lange dans le foyer. Et puis parce que c&rsquo;est un chillum et pas une pipe ordinaire, il recouvre avec soin le &ldquo;bec&rdquo; avec un bout de tissu. C&rsquo;est pour &eacute;viter d&rsquo;aspirer le tabac. Bien vu. Pendant la pr&eacute;paration du chillum, les autres sont affal&eacute;s sur les chaises en plastique, en train de tricoter des champignons hallucinog&egrave;nes porte briquet. Avec un poche secr&egrave;te, si c&rsquo;est comme ceux qu&rsquo;on trouve &agrave; Goa, me pr&eacute;cise ma voisine Nathalia du Danemark. J&rsquo;ai devant moi, &agrave; cette grande table tous les matins, l&rsquo;image en plusieurs exemplaires de l&rsquo;isra&eacute;lien-voyageur type qui alimente les conversations des autres voyageurs. Ce type de voyageur l&agrave; ne sourit qu&rsquo;&agrave; ses semblables, ne dit ni bonjour ni merci, se sent partout un peu trop chez lui et fume &agrave; longueur de journ&eacute;e. Et tricote des champis de toutes les couleurs. </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Martin et Anna, eux, ils s&rsquo;en foutent. Ils s&rsquo;aiment, et quoi qu&rsquo;il arrive, cette &icirc;le est d&eacute;serte pour eux. Ce sont mes voisins de hutte, mais eux ils ont la vue sur l&rsquo;oc&eacute;an. C&rsquo;est pour &ccedil;a qu&rsquo;ils ferment jamais la b&acirc;che plastique bleue qui sert de porte. Comme &ccedil;a, ils regardent le soleil se lever tous les matins, allong&eacute;s l&rsquo;un contre l&rsquo;autre. Ils aiment aller &agrave; la plage pour se baigner et faire un peu de plong&eacute;e, mais pas quand il fait trop chaud. Alors ils y vont le matin de bonne heure, et apr&egrave;s ils reviennent &agrave; la guest. Martin joue un peu de guitare ou reprend le pon&ccedil;age de son mix bowl, pendant qu&rsquo;Anna fabrique des bijoux avec les coquillages qu&rsquo;elle a ramass&eacute;. Mais m&ecirc;me quand ils se parlent pas, leur silence est plein d&rsquo;amour. Parfois, leur sourire inalt&eacute;rable me remplit encore plus de cafard que le non sourire des isra&eacute;liens. Faut dire, je suis coinc&eacute;e entre eux et un couple de russes tout aussi touchants de bonheur. Je finis pas fermer ma b&acirc;che &agrave; moi, et &agrave; trouver ma hutte bien trop grande pour moi seule...<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>il y a beaucoup de couples, qui viennent se faire un s&eacute;jour romantique sur l&rsquo;&icirc;le... la plage de sable blanc, le vent dans les manguiers, le poisson grill&eacute; en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te, l&rsquo;huile de noix de coco &agrave; appliquer sur le corps &agrave; cause de ce tra&icirc;tre de soleil... </font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Pour Michel et Fabienne * de Toulon, la cinquantaine, ce petit voyage en couple est une nouvelle occasion de se se cr&eacute;er des souvenirs &agrave; se rem&eacute;morer &agrave; l&rsquo;ap&eacute;ro, et de claquer les &eacute;conomies dans le rhum local. Michel, pendant que Fabienne se d&eacute;brouille seule avec son huile de coco, il l&rsquo;attend au bar avec une bi&egrave;re. Les isra&eacute;liens sont encore au petit d&egrave;j. Le matin, avant la bi&egrave;re, ils vont faire un peu de plong&eacute;e, mais y&rsquo;a rien &agrave; faire, la plong&eacute;e c&rsquo;est comme le rhum. En Martinique, c&rsquo;&eacute;tait mieux. Hein qu&rsquo;c&rsquo;&eacute;tait mieux? L&agrave;-bas, c&rsquo;&eacute;tait quequchose, hein qu&rsquo;c&rsquo;&eacute;tait quequchose? Mais pour eux, c&rsquo;est bient&ocirc;t fini, et Fabienne n&rsquo;est pas f&acirc;ch&eacute;e de retrouver son chez soi, et enfin du pastis &agrave; l&rsquo;ap&eacute;ro.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">C&rsquo;est pas comme le couple su&eacute;dois de 73 ans qui surveille de pr&egrave;s son r&eacute;gime. Regate est diab&eacute;tique, elle rigole en disant que c&rsquo;est pas toujours &eacute;vident de garder son insuline aux temp&eacute;ratures de conservation, en Inde. Ici, le frigo est r&eacute;gl&eacute; sur 22 degr&eacute;s... quand ils ont besoin de quelque chose du march&eacute;, ils font appeler un rickshaw pour venir les chercher, mais on est aussi plusieurs &agrave; leur proposer de leur ramener ce qu&rsquo;il leur faut quand on fait le trajet. C&rsquo;est un peu nos grands parents, ici. Ils ont une sagesse pudique et discr&egrave;te;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>ils ont le sourire g&eacute;n&eacute;reux et le visage paisible de ceux qui profitent de l&rsquo;instant qui leur appartient. Ce matin, pour le petit d&eacute;jeuner, ils &eacute;taient coinc&eacute;s entre la table des isra&eacute;liens et celle de Jenny et son mec dont je n&rsquo;ai jamais r&eacute;ussi &agrave; comprendre le pr&eacute;nom. Pourtant il parle fran&ccedil;ais, mais pour qu&rsquo;il articule, il faut s&rsquo;adresser &agrave; lui de bonne heure. Avant le premier chillum des isra&eacute;liens. Et au milieu de toute cette jeunesse barbue et comateuse, notre couple de retrait&eacute;s ouvre comme une br&ecirc;che de fra&icirc;cheur, en buvant paisiblement le th&eacute; avec un nuage de lait. Un cumulus de lait.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Jenny est su&eacute;doise aussi, je l&rsquo;ai rencontr&eacute;e au Rajasthan et je l&rsquo;ai retrouv&eacute;e par hasard ici il y a quelques jours. Je suis toujours admirative de voir &agrave; quel point le voyage fait se rencontrer des gens qui dans leur pays ne se croiseraient jamais... Regate, 73 ans, propre comme un sou neuf dans sa tunique blanche, &eacute;coute avec attention les histoires de Jenny, 24 ans, petite et menue, le visage couvert de piercings et ses cheveux blonds ras. Elle porte toujours les m&ecirc;mes loques noires qui lui servaient d&eacute;j&agrave; de v&ecirc;tements au mois de novembre dernier. Mais elles papotent toutes les deux, peut &ecirc;tre de la Su&egrave;de, peut &ecirc;tre pas.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Jenny et son mec sont install&eacute;s dans des hamacs sur la plage. Ils mangent des fruits et du poisson qu&rsquo;ils ach&egrave;tent au march&eacute; et font griller sur la plage. Et sinon, ils fument. Et ils vendent du hashish &agrave; qui en veut. &Ccedil;a vaut le coup, &ccedil;a se vend super cher sur les Andaman.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Quand Sandrine et Tommy* voient &ccedil;a, ils sont outr&eacute;s. Sandrine, &ccedil;a fait longtemps qu&rsquo;elle vient en Inde. Elle fait du buisness, des bijoux, des foulards, des conneries comme &ccedil;a, comme tout le monde. Elle sait parler hindi, elle raffole de la cuisine indienne, et elle sait, elle, comment on doit se comporter en Inde. Sandrine, elle comprend pas que des nanas soient seins nus sur la plage. Si on l&rsquo;&eacute;coutait, il faudrait se baigner en sari. Je me demande ce qu&rsquo;elle pense du su&eacute;dois sexag&eacute;naire (encore un su&eacute;dois) qui depuis un mois, travaille son bronzage int&eacute;gral avec un professionnalisme &eacute;tonnant...</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">Il s&rsquo;installe tous les matins vers 9h30 sur la plage, au niveau de la pointe. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il y a le maximum de temps d&rsquo;exposition. Il s&rsquo;est assembl&eacute; un petit monticule de sable, en calculant la pente par rapport &agrave; l&rsquo;angle des rayons du soleil. &Ccedil;a fait comme un c&ocirc;ne de sable, sur lequel il se d&eacute;place au fur et &agrave; mesure que le soleil tourne. Une demie heure d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une demi heure de l&rsquo;autre. De temps en temps, il se l&egrave;ve, puis ramasse son masque et son tuba et va rafra&icirc;chir ses testicules. Quand il se baisse, vue de derri&egrave;re, on constate deux petites zones blanches sous les fesses, qui d&eacute;montrent que le calcul de son angle n&rsquo;&eacute;tait pas vraiment exact..Quel spectacle pour la faune marine qui doit constater avec effroi les d&eacute;g&acirc;ts de la vieillesse sur un corps humain, de la m&ecirc;me mani&egrave;re que nous constatons les d&eacute;g&acirc;ts d&rsquo;un tsunami sur les coraux. A chacun sa catastrophe naturelle.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">C&rsquo;est s&ucirc;r que pour moi personellement, je pr&eacute;fere me rincer l&rsquo;oeil sur les corps muscl&eacute;s et d&eacute;licieusement h&acirc;l&eacute;s de ces deux surfeurs portuguais qui viennent de d&eacute;barquer sur l&rsquo;&icirc;le. Autant de neurones que leur planche, mais de loin dans les vagues, le spectacle est assez agr&eacute;able. Ils viennent de Havelock, l&rsquo;&icirc;le d&rsquo;&agrave; c&ocirc;t&eacute;, celle qui &agrave; ce que j&rsquo;en ai entendu se rapproche de tout ce qui me fait fuir Goa. Ils aiment Havelock, et ils aiment Goa. D&rsquo;ailleurs ils y retournent apr&egrave;s les Andaman. En d&eacute;couvrant la plage num&eacute;ro 1, la plus belle de l&rsquo;&icirc;le, ils ont tout de suite pens&eacute; que &ccedil;a serait un endroit id&eacute;al pour la full moon party, on pourrait bien caser 2 &agrave; 3000 personnes avec de la transe &agrave; donf. Je les ai regard&eacute; avec un petit sourire, en leur disant que &ccedil;a serait top-super-g&eacute;nial si en plus on pouvait avoir du yop. Et ils sont retourn&eacute;s jouer dans les vagues, comme n&rsquo;importe quel surfeur priv&eacute; de son cerveau. Euh, de sa planche pardon.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">&nbsp;
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<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">Il y en a, du beau monde, sur Neil Island.... et ce n&rsquo;est pas tout; je pourrais vous parler de Miguel et sa petite famille, ils ont f&ecirc;t&eacute; l&rsquo;anniversaire du premier il y a quelques jours. Le deuxi&egrave;me ne na&icirc;tra que d&rsquo;ici quelques mois. Emilie et David, de Narbonne, qui ont presque h&acirc;te de rentrer pour commencer les pr&eacute;paratifs de leur mariage en Gr&egrave;ce; Jos&eacute;, d&rsquo;Espagne, qui aime jouer de la guitare mais pas trop fort; l&rsquo;anglaise arriv&eacute;e aujourd&rsquo;hui, d&eacute;j&agrave; pleine de coups de soleil...<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">La population touristique de l&rsquo;&icirc;le est un peu de tous les types qu&rsquo;on peut trouver sur les routes en Inde. Un &eacute;chantillon de chaque genre d&rsquo;individu, sur une &icirc;le d&eacute;serte, il ne manque plus que les cam&eacute;ras, et on peut faire exploser l&rsquo;audience de Koh Lanta... </font></p>
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<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">* dhoti: si vous suivez bien les articles, vous avez d&eacute;j&agrave; lu la d&eacute;finition...</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">* chillum: pipe en forme de bilboquet, mais c&rsquo;est pas une petite balle qu&rsquo;on doit mettre dedans.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font size="2"><font face="Tahoma">* charas:<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>hash, brun, shit,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span></font></font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">* les pr&eacute;noms sont fictifs, pas pour des raisons de confidentialit&eacute; mais parce que je connais pas les vrais tout simplement.</font></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><font face="Tahoma" size="2">* ces pr&eacute;noms l&agrave; ne sont pas fictifs. Ils se reconna&icirc;tront plus facilement.</font></p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 02 Mar 2007 09:58:24 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8d1b3bf80f6b23d64caa7086e464de06</guid>
                <category>Janvier 2007 - Nouvelle annee en Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-5932065-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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