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    <title><![CDATA[Amel' O' Tour d'Asie (Janvier à Avril 2006 - Inde)]]></title>
    <link>http://www.amelotour.com/categorie-336122.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Janvier à Avril 2006 - Inde&quot; du blog &quot;Amel' O' Tour d'Asie&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Amel' O' Tour d'Asie (Janvier à Avril 2006 - Inde)]]></title>
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    <pubDate>Tue, 29 Mar 2011 14:03:09 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 29 Mar 2011 14:03:09 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.amelotour.com</copyright>            <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
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        <title><![CDATA[Les adieux ( suite)]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2462551.html</link>        <description><![CDATA[<p>Suite de l'article d'hier, que je n'ai pas eu le courage de finir dans le cyber..... alors merci beaucoup a tous ceux qui m'ont transmis des commentaires pleins de soutien et plein d'amour! Aujourd'hui, je suis a Bangkok, et pour vous rassurer.............. J'AI LA PATATE!!!!</p>
<p>mais retour sur la soiree difficile, car cela fait partie aussi de mon voyage, et ca m'a pris plus longtemps&nbsp;que quelques lignes..... Alors je reprends ou j'en etais, derniers etats d'ames de Calcutta, Dimanche 16 avril, dans la chambre d'hotel.</p>
<p>Donc je decide de sortir de ce cyber cafe, et me dis qu'il faut que je me nourrisse. C'est le terme quand on a pas de plaisir a manger mais qu'on le fait par necessite. Je dois me nourrir. Je passe devant le resto ou nous avons mange avec Christophe hier soir. Je n'ai pas le coeur a manger la, et de toute facon il y a un monde fou qui fait la queue sur le trottoir. La fameuse file indienne qui n'est autre qu'un amas desorganise de personnes qui rient, rotent et parlent fort. Plein de familles qui attendent patiemment avec leur ticket pour pouvoir partager un bon repas d'Inde du sud. Tellement de monde que des vendeurs de jouets et des maneges ambulants se sont installes devant le resto. Non, decidemment, l'ambiance est bien trop joyeuse et je ne pourrais de toute facon&nbsp;pas la supporter. Je continue mon chemin, et ma gorge&nbsp;est de plus en plus serree. Nous ne sommes reste que quelques jours a Calcutta, mais ces rues, nous les connaissions deja bien. Trop bien pour qu'elle ne me rappelle pas son absence a chaque instant. </p>
<p>Je file directement vers une cantine en face de l'hotel, pas de chaises, on mange debout, ca sera donc rapide et efficace. Comme partout, il y a du monde et du bruit. Et comme partout, je suis differente et les gens me devisagent en&nbsp;riant. Ils me laissent de l'espace, par timidite et pour pouvoir mieux m'observer. Cet espace dont tout le monde reve ici, pour moi, se remplit de vide et me renvoie a ma solitude. J'avale mon dosa, dernier dosa, bois une goutte d'eau trop froide et traverse la rue pour regagner l'hotel. &nbsp;J'evite de croiser le regard des gens, je ne veux pas parler,&nbsp;pas sourire, je n'ai pas envie de craquer devant eux. Juste trois petits mots au &quot;garcon d'etage&quot; : Cold Kingfisher &nbsp;please. Trois p[etits mots pour accompagner mon cafard avec une biere fraiche. En rentrant dans la chambre, je prends plus que jamais mesure du fameux proverbe: Un seul etre vous manque, et........... et l'Inde entiere est depeuplee, me laissant moi, ma Kingfisher et cette immense chambre d'hotel comme flotter dans un espace.....vide.&nbsp;&nbsp;Le coeur vide, la tete vide; les yeux, bien que maintenant a l'abri de tout autre regard, sont desesperement vides eux aussi et n'arrivent pas a pleurer. Seul mon estomac est plein et il me le fait savoir, comme si le dosa voulait se venger de ne pas avoir ete apprecie a sa juste valeur....</p>
<p>Et si je ne suis plus capable de m'emerveiller devant l'Inde, que ce soit ses dosa ou tout le reste, alors il est temps. Demain, des l'aube, a l'heure ou blanchit la campagne ( enfin la rue jonchee de corps endormis et de tas de dechets fumants), je partirai. Nouveau depart dans un nouveau pays ou, comble du sort, on vient de feter la nouvelle annee.</p>
<p>Je revois la scene de mon depart en Janvier. Aux revoirs emus dans un hall d'aeroport, un sac a dos ficele, un saut vers l'inconnu, pleine de confiance mais aussi pleine de doutes, et surtout ... seule. Je me rejouis pourtant au souvenir de ce sentiment de liberte que j'avais alors ressenti apres le decollage. Demain, il en sera de meme, et je repartirai vers de nouvelles decouvertes, avec une confiance en moi plus accrue qu'elle ne l'etait alors. Attention Bangkok, me voila..........</p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 17 Apr 2006 12:19:42 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f64e32331b6786b9c4b965791f63086d</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2462551-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les adieux?]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2456059.html</link>        <description><![CDATA[<p>Calcutta, dimanche 16 avril, 19h24</p>
<p>je suis de retour dans le quartier ou je deambulais avec mon homme il y a encore quelques heures. Le retour en taxi a ete dur, et pour la premiere fois depuis bien longtemps je me suis fait arnaquee comme une debutante.... ca devait se voir sur ma tete que j' etais une proie facile, alors ils n' ont pas lesine, les mechants.&nbsp;Comme si les indiens se souciaient de&nbsp;l'etat d'esprit des porte monnaies ambulants que representent les touristes.....</p>
<p>Pour la premiere fois depuis bien longtemps, je trouve que ce chauffeur de taxi roule comme un cingle, et pour la premiere fois depuis longtemps.... j'ai peur de ne pas arriver entiere a destination.... &nbsp;les rues me paraissent sales et encombrees, bruyantes, criantes, assommantes... je suis fatiguee, et franchement pas d'humeur a prendre avec le sourire tout ce que l'Inde me bombarde encore&nbsp;en pleine&nbsp;tete.... cette fois, elle aura eu raison de moi, et je n'ai plus qu'un seule desir, c'est celui de me coucher et de me reveiller ailleurs. Loin d'ici. </p>
<p>Pour la premiere fois depuis longtemps, j'ai eu envie de me faire toute petite et de me glisser dans les bagages de Christophe et de rentrer, envie de retrouver quelque chose de familier,&nbsp;un decor accueillant, des amis, une bonne bouffe, un bon lit..... un peu de chez moi. Mais non, au lieu de cela, c'est un nouveau saut dans l'inconnu qui m'attend demain. Nouveau depart, nouveau pays, nouveaux gens, nouvelles pieces, nouvelle langue, nouveaux rickshaws, nouvelles arnaques..... Je vais passer de l'arnaqueur qui dodeline de la tete a l'arnaqueur qui sourit tout le temps. Enfin on verra, apres tout il ne sourira peut etre pas du tout. </p>
<p>&nbsp;La Thailande. Qu'est ce qui peut bien m'attendre la bas..... je n'ai pas encore saisi toutes les lecons que&nbsp;l'Inde m'a donne,&nbsp;et je dois deja changer d'ecole..... La venue d'Anne Christine, puis celle de Christophe m'ont cependant aide a realiser a quel point j'avais change.&nbsp;Je me suis endurcie, je me sens plus forte et n'ai plus besoin de personne pour l'etre.&nbsp;Il me faut un peu de temps&nbsp;pour digerer les choses, afin de les ecrire noir sur blanc et de pouvoir les partager avec vous. En tout cas,&nbsp;la Thailande n'a qu'a bien se tenir, parce que j'arrive. Meme si ce soir je n'ai pas une roupie de courage, que je me sens desesperement seule, que je suis fatiguee a l'idee de devoir refaire encore une fois mon sac a dos et de me lever tot. J'ai&nbsp;hate de partir d'ici maintenant, de quitter cette chambre d'hotel beaucoup trop grande pour moi toute seule. Il me faut changer de decor, partir vers de nouvelles aventures, avoir de nouveau cette envie de decouvrir qui me faisait tant avancer jusqu' a aujourd'hui. Je suis prete a partir, et presquqe prete a arriver........</p>
<p>Bye bye India. Je n'aime pas les adieux, alors disons .... a une prochaine.....</p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Apr 2006 15:54:25 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8ca2bac328b211c538501f3ae75e8d63</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2456059-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Au rapport!]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2428594.html</link>        <description><![CDATA[<p>Jeudi 13 avril</p>
<p>nous voila arrives a Calcutta... bon d accord, on donne pas beaucoup de nouvelles, mais je suis sure que vous comprendrez qu'on essaie de profiter a fond de nos quelques jours ensemble.. et puis on a pas chaume, car apres 3 jours a Benares, la ville sainte pour les hindous, nous avons pris la direction de Bodhgaya, ville sainte pour les boudhistes.... ben oui, comme ca Christophe a un deja un bon apercu....</p>
<p>la, les choses s accelerent nettement, puisqu il ne nous reste que 2 jours a passer ensemble, et en Inde. Des dimanche, Christophe repart vers Paris et je prends un avion pour Bangkok. Fin de l'aventure indienne.... et plein d'articles a la bourre, oui, je sais. mais ca viendra, probablement de Bangkok.</p>
<p>voila, en tout cas on a ete agreablement surpris par l arrivee a Calcutta qui nous faisait un peu peur, surtout apres le voyage encore bien crevant en train.... genre depart a 2h du mat, alors que le train etait prevu a 21h30...... mais bon, en arrivant, on se croirait a la gare du nord, c est clean, et y a meme une sorte de cafet-self-patisserie-snack propre au point que les cuistots ont une charlotte sur la tete... du jamais vu. Meme le metro de Calcutta vaut largement le parisien. Impressionnant. Enfin voila, accueil plutot positif pour le moment.</p>
<p>A bientot pour d autres nouvelles, et pour d autres photos.....</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 Apr 2006 14:33:16 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b9d78e7e6ba69c515461005430b12a10</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2428594-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ma premiere gorgee de biere]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2388515.html</link>        <description><![CDATA[<p>Varanasi, le 7 avril</p>
<p>Le titre de l'article semblait evident..... pour parler de toutes ces toutes petites choses qui peuvent, en certaines circonstances, devenir de veritables moments de bonheur.... Un lit, un ventilateur, une douche et des boissons fraiches.... Nous voila enfin arrives a Varanasi, ou Benares, je prefere. C'est ce nom qui m'attire depuis bien longtemps, la premiere fois que mon ami Raymond Fau m'en a parle. Ville sainte, ou l'on nait, on vit, on se libere de ses peches, on meurt dans l'eau sacree du Gange. Enfin bref, on est arrive a la gare de Benares a 13h30 ce vendredi, apres un voyage interminable qui a&nbsp;commence a Oorch hier a 19h.</p>
<p>Nous devons rejoindre Jhansi pour prendre le train a 21h35. Prevoyants, pour se laisser suffisamment de marge en cas d'evenement tout autant attendu qu'imprevisible, on arrive donc a la gare vers 20h. Largement le temps d'aller manger un thali dans la cantine, de reperer le bon quai et de verifier ( on est jamais trop prudents) nos numeros de reservations. On aura meme le temps de mouler l'empreinte de nos fesses sur le sol crasseux du quai, car le train, annonce avec une heure de retard, arrivera finalement a 23h..... C'est pas grave. On devait atteindre Benares vers 6h, on y arrivera vers 8h30 ce qui n'est pas plus mal. Sauf qu'apres une nuit dans un train indien ( pas besoin d'en dire plus pour comprendre qu'elle a ete courte et agitee), on atteint Allahabad a 9h du mat, et qu'il nous reste par consequent 4h a parcourir..... 4h, dans une chaleur etouffante, sur ces fameux sieges en sky bleu, a deseperer de pouvoir boire de l'eau fraiche, car la notre n'est pas loin des 40deg... Pourquoi il y a 5 vendeurs a la minute qui defilent quand on a besoin de rien, et quand on a soif y'a plus personne...&nbsp; On arrive donc extenues a Benares, contents mais extenues. Surtout, on s'attend a etre assaillis par l'habituelle horde de rickshaw a la sortie de la gare.. Trop fatigues pour se battre, on se laisse emmener dans un hotel ou on se dit que merde, si le coin nous plait et que c'est dans notre budget, on s'en fout pas mal si le chauffeur a une commission..... Et on a eu raison..</p>
<p>La guest house est un petit coin de paradis. Au calme, des chambres spacieuses et disposees autour d'un beau petit jardin carre, une terrasse ombragee, un hamac entre deux cocotiers... et de la Kingfischer !! ( ndlr : biere) .</p>
<p>Et c'est&nbsp;la, precisemment a cet instant, quand on a signe le registre et qu'on pose jourdement son sac sur le sol de la chambre, c'est la que l'on goute a ces petits plaisirs si simples qui deviennent juste.... enormes.... Enlever ses vetements crasseux et trempes de sueur, s'affaler sur le lit avec l'air presque frais du ventilateur.... en posant son sac, c'est d'un lourd fardeau dont on se libere. Ca y est, on y est. On sent ses muscles se detendre les uns apres les autres, on a le sentiment que ce tas de chair chaud et humide retrouve une forme de corps... L'air brasse par le ventilateur caresse la peau et on a l'impression de sortir du sauna qu'est devenue j'atmosphere exterieure... Le chauffeur de rickshaw nous a averti, mi amse, mi desole, qu'il avait fait 43 degres hier... Et dire qu'on est dans une ville ou des milliers de personnes viennent se baigner tous les jours, et qu'on&nbsp;ne pourra pas en faire autant.... On se dit qu'il vaut mieux avoir chaud plutot que de se tremper dans une eau dont le niveau de pollution bacteriologique est 3000 fois superieur a la normal..... </p>
<p>Alors nous nous contenterons de l'eau de la douche pour se rafraichir. Et la, deuxieme moment de bonhur intense.... Avant meme toute idee de lavage ( devrais-je dire, de recurage), on laisse simplement couler l'eau sur le corps. Sensation de bien etre indescriptible... Un moment ou on ne pense a rien, ou l'on sent chacune de ses cellules se rehydrater et retrouver une temperature raisonnable. Chaque centimetre carre de peau se remet a respirer au fur et a mesure que l'eau ruisselle, et ruisselle encore. Apres la douche, on retrouve les sensations... Du tas amorphe et abattu que l'on etait devenus, la douche nous fait redevenir des etres humains, avec des sensations distinctes de fatigue, de faim et de soif. On retrouve progressivement nos esprits. </p>
<p>Enfin juste assez d'esprit pour aller se nourrir et surtout boire un soda glace au citron ( enfin frais, quoi)..... troisieme moment de bonheur.... La premiere gorgee... les yeux petillent autant que le soda.... Apres 19h de voyage ou l'on s'est contente d'eau au mieux tiede... La premiere gorgee de lemon soda&nbsp; apporte tellement de plaisir qu'on a du mal a croire qu'il ne s'agisse que d'un simple soda. Une eau fraiche, legere et parfumee, qui fait piquer le nez et pleurer les yeux.... Quel contraste avec ce liquide lourd en indigeste que l'on trimbale a longueur de journee dans une bouteille en plastique... </p>
<p>Personne ne pourra remplacer ces petites choses au gout si intense de bonheur. Toutes ces petites choses si insignifiantes a priori qui prennent des proportions enormes et dont on mesure alors le pouvoir... Voila comment une guest house peut nous rendre simplement heureux, avec un matelas, une douche et un soda frais... Heureux comme des papes, avec une comprehension que la vie est finalement composee d'une multitude de petits bonheurs, quand on sait les apprecier a leur juste valeur... </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 08 Apr 2006 14:06:52 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">09e80ec679ca94e2c3913bfa16655014</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2388515-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sous le soleil exactement]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2388509.html</link>        <description><![CDATA[<p>Oorcha, le 6 avril&nbsp;</p>
<p>Apres l'agitation de Delhi et un passage rapide a Agra pour voir le fabuleux Taj Mahal, nous avons mis les voiles vers le petit village d'Oorcha, dan le nord de l'etat du Madhya Pradesh, a 20km de Jhansi. Nous avions besoin de calme apres la fureur de Delhi, et ce petit village de 9000 ames le long d'une riviere ( enfin, d'une eau stagnante verdatre couverte de detritus) nous paraissait etre l'endroit ideal.</p>
<p>Apres 4 jours en Inde, Christophe a deja l'impression de n'avoir jamais vraiment eu chaud dans sa vie... Il comprend a present l'inutilite des 3 paires de chaussettes et des T shirts en coton a manches longues... C'est de pire en pire, et ce matin a 11h, le thermometre affichait deja 39 deg a l'ombre. Pas d'air. Le genre de chaleur qui abat toute vie dans ce village, sauf celle des touristes qui arrivent dans leur bus cliatise, armes de leurs bobs et de leurs bermudas multipoches,&nbsp;pour visiter le fort en un eclair et repartir tout aussi rapidement dans leur frigo sur roues. Mais ici, dans le village, la moindre parcelle d'ombre est exploitee, envahie par les hommes, les vaches, les chiens. Meme les singes disparaissent pour reapparaitre en fin de journee, quand l'air refroidit et que la temperature &quot;chute&quot; a 30 degres. 39 degres dehors, 35 dans la chambre qui n'est meme plus rafraichie par le ventilateur a cause des trop nombreuses coupures de courant. Etouffant. Le moindre geste demande un effort considerable, et se transforme instantanement en suee... Meme ecrire devient eprouvant...... On se sent lourds, abattus, sans autre courage que celui de rester immobile, le nez en l'air, guettant la moindre brise qui, bien que chaude, nous donne l'impression soudaine de pouvoir respirer. Comment imaginer, a cet instant, parcourir les rues trop ensoleillees du village pour visiter les nombreux temples... Non, decidemment, a cette heure de la journee, ca nous parait impossible... On reste immobiles. </p>
<p>Immobiles, a regarder d'un oeil admiratif ces hommes qui sous leur&nbsp;petit toit de toles ondulees continuent invariablement a faire cuire du riz, rotir des chapattis ou encore frire des beignets dans l'huile bouillante... Parce que oui,&nbsp;malgres la chaleur etouffante, les indiens continuent de manger leurs beignets de pomme de terre au piment ou autre fritures degouliants d'huile... Nous qui revons secretement&nbsp;d'une salade de tomates, de concombres, ou de tout autre legume frais gorge d'eau... C'est peine perdue!! Et il vaut mieux eviter de trop penser a ce qui nous est inaccessible... C'est comme cela que l'on devient fou! Alors on se contente de boire un coca frais, en prenant mesure de notre chance... Car si les rues d'Oorcha semblent desertes et endormies, on entend au loin le raclement des pelles qui melangent le ciment. Les travaux de renovation du fort du 16eme siecle sont considerables, et hommes et femmes ne connaissent pas de repit sur le chantier. En fermant les yeux, du haut de notre terrasse ombragee, on revoit les travailleurs dont on avait observe le boulot dans la matinee. Les gestes nous semblaient deja penibles a ce moment la. </p>
<p><img src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2611.jpg" alt="" class="GcheTexte" /></p>
<p>Comment arrivent-ils a les reproduire inlassablement par cette chaleur? Alors que les femmes portent l'eau et le sable dans des bassines sur leur tete, les hommes font le ciment, charrient ou cassent des pierres, ne s'accordant que de courtes pauses a l'ombre pour fumer un bidi... Ces gens sont d'un courage exemplaire, a faire palir tous les Chigri de la planete ( private joke pour les SCAiens, pas de CGT sur les chantiers indiens...).<br /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Loin, tres loin de leur arriver a la cheville ( le voulait on seulement?), on se repose tranquillement en prevision du long voyage qui nous attend dans la soiree et la nuit, et qui nous conduira a Benares.<br /></p>
<p><br />ps: desolee pour l absence de photos, mais c est trop trop long, et apres 20 minutes pour charger une seule et unique photo, je decline.... on verra cela plus tard...... j ai des choses a faire, moi. !!!<br /></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 08 Apr 2006 10:07:57 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b61f213c587cbd063ed27dfe1e786671</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2388509-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Un indien dans la ville]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2324572.html</link>        <description><![CDATA[<p>Vendredi 31 mars, 22h30; mon homme debarque enfin a l'aeroport de Delhi. Premier contact de Christophe avec un indien tres ( trop) souriant qui lui tend des feuilles de PQ aux toilettes de l'aeroport. Premiere main tendue d'un indien qui dodeline de la tete..... Premiere lecon indienne: Ici, rien n'est gratuit..... Welcome to India!!</p>
<p>Sinon, atterissage plutot en douceur dans cette enorme ville qui, loin d'etre endormie, tourne plutot au ralenti a cette heure. Et je nous ai degotte une chambre magnifique, enfin de loin la plus belle chambre dans laquelle il m'aura ete donne de dormir depuis mon arrivee. Et pour cause, elle recele deux tresors impossibles a trouver a Delhi : un balcon ( donc de la lumiere du jour!) et ...... un frigo!!! Je suis tellement heureuse de le voir ici, mais a la fois il m'est difficile de realiser... Il a ete parfois si laborieux de se retrouver a Lille, que d'imaginer se donner rendez-vous a l'aeroport de Delhi paraissait irrealisable. A croire que l'amour rend les choses possibles.....</p>
<p>J'espere que mon pays d'accueil, ma mere d'adoption qu'est devenue l'Inde,&nbsp;lui plaira et fera agir sa magie sur lui comme&nbsp;elle l'a&nbsp;fait pour moi. En attendant de&nbsp;decouvrir le visage de l'Inde bouillonnante, c'est Christophe&nbsp;qui me fait redecouvrir la France gourmande..... En sortant de son sac a dos camembert, reblochon, saucisson, Leffe, pepitos au chocolat au lait et.......... dragibus a foison!! Je suis comme une gamine excitee a l'idee de pouvoir enfin ouvrir ses cadeaux de Noel..... Toutes ces petites choses qui faisaient partie de mon quotidien, et dont ces 3 mois en Inde m'avaient fait oublier le gout.... J'en avais meme oublie le gout de l'eau, car un de plus precieux tresors cache dans le sac de mon homme etait peut etre un reste de Vittel qu'il avait achete pour le trajet..... De l'eau qui a du gout. Pas le gout de chlore des pastilles de Micropur, mais du gout, tout simplement. Meme si ca parait con comme ca et pas facile a expliquer, l'eau indienne n'est qu'un liquide transparent et insipide vendu dans une bouteille en plastique mou. De l'eau &quot; processed through reverse osmosis, UV treated and ozonised&quot;. Plus rien dedans, quoi. Et je decouvre alors que l'eau minerale de chez nous a, et oui, le gout de sels mineraux, d'ou le nom. Et les sels mineraux, c'est bon pour moi. La leffe et le camembert aussi, ont du gout........Mes sens sont en eveil......</p>
<p>Et des le lendemain matin, ce sont les sens de Christophe qui s'affolent. C'est parti. En route pour le petit dej, et apres 150m dans la rue maintenant bel et bien reveillee du Main Bazaar, il est bien content de se retrouver dans ce resto calme, a l'abri devant son cafe et son pancake.... Le Main Bazaar&nbsp;aura eu raison de lui comme il a eu raison de moi 2 jours plus tot.&nbsp;Quelle plongee dans &quot;l'irrealite indienne&quot;..... ( dixit mon homme). Pourtant, il etait de loin le plus au courant de ce que je vivais en Inde depuis 3 mois. De toutes ces choses hallucinantes et inimaginables que l'on peut voir ici. On aurait pu croire qu'il saurait dans quoi il allait tomber.... Et bien non. L'Inde est bel et bien une aventure a vivre.... Toutes les photos et tous les articles, tous les reportages et les temoignages, rien ne peut reellement traduire le sentiment qu'on eprouve en la decouvrant par soi-meme.</p>
<p>Nos 5 sens n'ont pas l'habitude de percevoir autant d'agressions exterieures. Reveil brusque et violent des sensations.... D'abord la vue. Vision d'une foule disproportionnee par rapport a une rue trop etroite. On ne voit pas tout, on voit un Tout. Bordel inommable, amas de poussieres, d'ordures, de vaches, de cables electriques, de motos, de gens... On voit d'abord un tout. Vision d'horreur d'un occidental cartesien et methodique..... Les 24h du Mans moto, a cote, c'est un jardin d'enfants... Mais fermer les yeux n'est pas une solution pour s'evader.</p>
<p>A peine la vue saturee que l'odorat en prends un coup. Quasi simultanement. Ca pue. Encore une fois, il n'y a d'abord pas d'odeur distincte, mais juste un melange d'urine, de friture, de dechets abandonnes au soleil, de sueur, d'excrements, d'eau stagnante, de gaz d'echappements.... brasses dans un air chaud. Ca pue. A la limite de la nausee.&nbsp; Mais fermer les yeux et se boucher le nez ne sont pas une solution pour s'evader.</p>
<p>Au tour des oreilles d'etre agressees. Une constante de 90 dB avec des pointes a 110 quand un rickshaw nous klaxonne dans la tronche ou qu'un homme se met a hurler pour vendre ses oranges. Bruits emanants d'une densite de personnes, de vehicules, d'animaux jamais egalee&nbsp;chez nous. Et quand ce sont des personnes qui crient, des vehicules qui klaxonnent et des animaux qui meuglent ou aboient, ca devient une cacophonie qui depasse tout &quot; entendement&quot;.&nbsp; Mais fermer les yeux, se boucher le nez et se mettre des boules quies&nbsp;ne sont&nbsp;pas une solution pour s'evader.</p>
<p>Les papilles sont soit tres sollicitees, soit completement oubliees. Binaire. 0 ou 1. Biere plate, eau plate, coca sans gout de coca, pain indigne de porter ce doux nom si francais de pain, et ....... epices qui sont au gout trop prononce d'epices. Mais les premieres degustations des savoureux plats indiens ont ete plutot positives! Les odeurs ( maintenant distinctes) sont parfumees et chaudes, et on se demande tout a coup comment est possible tant de subtilite dans ce bas monde........Mais fermer les yeux, se boucher le nez&nbsp;, se mettre des boules quies et&nbsp;ne pas manger&nbsp;ne sont&nbsp;pas une solution pour s'evader.</p>
<p>On se sentira toujours bel et bien en Inde avec le toucher. Les mains retrouvent en Inde un usage oublie chez nous, celui de se nourrir sans materiau non bio comme intermediaire. On ( re) decouvre le plaisir de palper la nourriture, de melanger le riz, d'arracher un morceau de chapatti pour le temper dans la sauce trop chaude. Contact egalement des pieds nus sur le sol brulant d'un temple, contacts physiques&nbsp; inevitables dans ces rues surpeuplees, contact d'une peau moite et crasseuse avec un air chaud et trop pollue.... Mais fermer les yeux, se boucher le nez ,se mettre des boules quies, ne pas manger et eviter tout contact physique en devenant adepte de la levitation&nbsp;ne sont&nbsp;pas une solution pour s'evader.</p>
<p>Non decidemment, pour s'evader en Inde, il faut soit la quitter, soit la vivre a fond comme elle se presente. Et on a decide de la vivre a fond. Alors apres cette premiere impression de subir un bloc d'agressions, le fameux Tout se transforme et on accede vite a cette passionnante diversite, a toutes ces situations insolites et extraordinaires, comme autant de petites gouttes d'eau lumineuses et pures qui s'unissent pour former un torrent agite..... On accede alors au 6eme sens........ Apres le corps, c'est notre esprit qui est touche par toutes ces gouttes d'eau. Le milieu apparemment hostile et aggressif se revele rassurant et incroyablement humain. On se sent vivant, et en securite....</p>
<p>Bienvenue a toi, mon amour, pour tes 15 jours de vacances indiennes.</p>
<p>Bienvenue a Delhi, 30.1 degC, 12.8 millions d'habitants.</p>
<p>Oui, il y a un indien dans la ville.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 02 Apr 2006 19:21:16 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">076e57e09f990bd08483c083113b2996</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2324572-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Des routards pas comme les autres]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2300493.html</link>        <description><![CDATA[<p>Un voyage, c'est plein de rencontres. Je m'en doutais un peu, mais a ce point la.... Mon chemin a ete ponctue de rencontres merveilleuses, c'est de celles la dont j'ai envie de parler. Les gens avec qui j'ai fait nu bout de route et qui ont contribue a la magie de mon experience indienne.</p>
<p><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_0395.jpg" />La premiere richesse aura ete Katie, qui m'a accueillie a bras ouverts dans son pays et dans son impressionante megalpole.... Sans elle, a l'aeroport de Bombay, j'aurais sans doute pris le premier avion pour l'Europe... Elle m'a accueillie comme sa propre fille, et c'est d'ailleurs Katie qui a ete la premiere preuve que maman m'accompagnerait chaque jour de mon voyage. Grace a Katie, a son amour et ses conseils avises de routarde experimentee, j'etais prete a me lancer dans l'aventure culturelle et humaine que j'avais choisi de vivre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_0490.jpg" />Apres, il y a eu Niel l'australien, Crocodile Dundee sexagenaire que j'ai rencontre a Bijapur. Voyageur experimente et attentionne&nbsp;lui aussi, je ne me lassais pas d'ecouter ses histoires incroyables, meme si je saturais parfois de son accent terrible... Je tirais de ces conversations egalement tous les conseils qui me seraient utiles. Nous avons passe une dizaine de jours ensemble, entre Bijapur et Gokarna. Un sacre bonhomme, que je ne suis pas prete d'oublier! Je suis attendue avec ceux qui le souhaitent dans une petite maison isolee au bord de la plage en Tasmanie...</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/kodaikanal__19_.jpg" />C'est avec Niel que j'ai rencontre Yvonne pour la premiere fois. Australienne elle aussi, mais de Melbourne. On s'est rencontrees a Badami, puis revues qqs jours a Hampi, puis a Coorg, et nous avons voyage ensemble de Cochin a Kodaikanal avant de se retrouver une derniere fois a Madras. Jamais bien loin l'une de l'autre! Yvonne a ete une vraie lumiere, adorable, petillante de vie et de spontaneite. Tantot une compagne d'aventure lors de nos virees en moto a Coorg, le trek improvise de Munnar ou encore quand on s'est fait prendre en stop par un camion.... Tantot meilleure amie et confidente, tantot grande soeur...... Rencontre exceptionnelle et pleine de richesse. On s'est donne rendez-vous en Inde, c'est a mi chemin. Et on s'est promis de se tenir au courant de nos evolutions de carriere respectives...</p>
<p><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/mysore_1__326_.jpg" />A Mysore, j'ai rencontre Gil, dit Bacri, dit Monsieur Chamberland, dir le gars bizarre qui photographie les chats. Autre rencontre exceptionnelle, avec qui j'aurais appris beaucoup plus que le fait de me servir de mon appareil photo. Partage d'une passion commune, echanges de points de vus differents, c'est ce que j'appelle aussi rencontre enrichisante. Je comprends avec Gil que tout est possible, tout est accessible a condition d'y croire vraiment. Qu'on peut etre heureux simplement, si l'on decide de suivre son propre chemin et de rester fidele a soi meme. Je me surprends a commence a croire que moi aussi, je peux y arriver... Gil, c'est un art de vivre. Insolite et fascinant. ( Gil, ton dernier message merite d etre publie...: CHOSE A JOB YOU LOVE AND YOU WILL NEVER HAVE TO WORK A DAY IN LIFE)</p>
<p><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/mamallapuram_1__113_.jpg" />Ensuite est arrivee la meditation Vipassana ou j'ai rencontre Gwenaelle ( suisse), Paul ( Canada) et Heather ( USA). Avec Gwen, on s'est tout de suite bien entendues, meme vision du voyage, meme recherche de nouveautes, meme question qui nous revenait de temps a autres et qu on s'amusait a debattre..... Mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie !?! On aura partage une petite semaine ensemble a Mamallapuram, puis croisees par hasard a Tiruvanamalai et Pndicherry. A chaque fois, de bons moments de rires, de discussions et de detentes! </p>
<p><em>( Gwen avait juste envie de danser. c'est tout)</em></p>
<p><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/dscf0076.jpg" />Paul et Heather ont ete egalement de supers rencontres, on s'est retrouve a Mamallapuram aussi, puis par le plus grand des hasards a 2000km de la, dans la YMCA de Shimla...... Encore des personnes interessantes et pleines de vie! </p>
<p>Sur la photo ( A Shimla), Heather est tout a gauche, puis ben moi ( avec toutes les couches de fringues sur moi passque ca caille), apres c'est Dave, un americain qui vit en Inde depuis plusieurs annees, puis Paul et enfin un anglais dont j'ai pas reussi a retenir le nom ( Nicky, ou qqch comme ca)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/mamallapuram_1__91_.jpg" />Il y a eu aussi Elodie, aussi, que j'ai un peu moins connu mais que j'espere bien revoir en France. Elle nous vient de Toulouse et on s'est rencontrees a Mamallapuram. On a passe une journee ensemble a Madras avant son retour. Excellente! Interessante, passionnee aussi, drole et vraiment attachante....Encore une autre rencontre, avec sa personnalite, son parcours, sa vision du voyage et de la vie en general.</p>
<p>&nbsp;</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p>Ce sont a ce jour les peronnes qui m'auront le plus marque au cours de mon voyage en Inde, mais il y a aussi toutes les autres rencontres, toutes ces personnes que l'on ne fait que croiser dans un bus, ou dans un resto. Comme Dirk le belge avec sa petite famille, que j'ai d'abord vu dans un bus, puis a Mysore ou il m'a invite a partager le gateau d'anniversaire de sa fille. L'italien de Badami qui m'a fait bien rire avec son accent terrible et la facon dont il contait ses mesaventures indiennes avec ses mains et ses 5 mots d'anglais... Yomi, un rare israelien qui voyage pas en bande, et qui fuit les endroits ou les israeliens se baladent en bande, d'ailleurs. Elodie , une autre francaise croisee dans un troquet a Madras, qui a fait l'edhec a lille et qui se reconvertit dans le cinema, BJ l'australien installe a Mamallapuram quelques mois, le temps de finir sa sculpture de Buddha, Oscar l'espagnol qui joue aux echecs........... tous ces gens de tous ages et de toutes nationnalites avec qui j'ai echange quelques bons tuyaux...</p>
<p>Mon voyage, ce sont aussi tous ces gens, toutes ces rencontres qui ont accompagne et dessine mon itineraire, qui ont parfois rendu la magie possible. Toutes ces personnes si differentes les unes des autres, avec une meme passion pour l'Inde.</p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 31 Mar 2006 09:33:49 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2d86712e42e96ecb46ddc2b811e72d01</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2300493-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Quand l'Inde redevient agressive...]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2300146.html</link>        <description><![CDATA[<p>J'ai quitte Tattapani avec un petit pincement au coeur donc,&nbsp;en prenant un bus local pour Delhi. Qui dit bus local dit pas de reservations, pas de dossier qui s'abaisse, et un siege en peudo sky bleu qui colle d'un profondeur approximative de 30 cm. Et bien sur, je decide de partir de nuit, pour ne pas perdre ces 10 heures d'une journee trop precieuse a Tattapani! </p>
<p>Le voyage est tres eprouvant, encore une fois, et commencera pas 2h debout avec mon sac, avec toujours ce meme spectacle de gens qui vomissent de part et d'autre du bus.. La route tourne tellement que je&nbsp; vois plus le vide ou la falaise que la couleur du bitume.....&nbsp; J'essaie d'oublier qu'a notre droite, il y a le precipice, j'essaie d'oublier cette odeur nauseabonde, ce ventre flasque et bedonnant qui vient rebondir sur mon dos a chaque a coups du bus....</p>
<p>La fatigue de ce long voyage, la nostalgie de quitter Tattapani et son havre de paix, les premieres negociations musclees au pied du &quot;lit&quot; avec le rickshaw m'annoncent une journee difficile..... J'arrive dans un hotel sordide qu'on m'a recommande, dans un quartier encore endormi. Je decouvre cette nouvelle chambre, sans fenetre, avec toujours&nbsp;un ventilateur au plafond et la lumiere des neons. Pas un poil de courage pour parcourir les environs a la recherche d'un autre hotel, donc je signe, je m'installe et m'affale enfin sur le lit pour rattraper quelques heures de sommeil. Je ne pensais pas avoir autant dormi quand je me reveille a 15.00, trempee de sueur car le ventilateur dont j'avais sous estime l'efficacite ne marche plus.&nbsp;Coupure de courant. Je rassemble tant bien que mal mes affaires a la lumiere d'une bougie, et part a la decouverte de ce quartier. </p>
<p>L'hotel a un avantage, celui d'etre a peu pres au calme. Ce qui decuple cette sensation d'agressivite que je ressens apres avoir parcouru les quelques dizaines de metres qui me separent de la rue principale. Main Bazaar Street. Ce qui en dit deja long..... Je me fais assaillir de toute part par des mendiants , de ceux quoi vous aggripent le bras et me le lachent que quand vous daignez mettre la main au porte monnaie... Gamins, estropies, aveugles... Puis ce sont les chauffeurs de rickshaw, taxis, pousse pousses ( ou tire-tires, vu que le velo, il est devant), et les vendeurs des boutiques a touristes ( Oh, des boutiques a touristes) qui veulent m'attirer dans leurs boutiques........ Je me sens soudainement oppressee dans cette rue surchargee, bruyante et poussiereuse. J'ai perdu tout l'espace que j'avais autour de moi, subitement, en quelques secondes...&nbsp; Je suis completement abasourdie, avec l'etrange sensation de ne pas participer a cette effervescence exterieure. Je suis figee, et je vois defiler&nbsp;autour de &nbsp;moi les vendeurs qui tirent leur carrioles pleines de fruits,&nbsp; les rickshaws qui klaxonnent, les&nbsp;vaches a qui l'on&nbsp;ouvre le pasage, les voitures a qui on le referme... Pas mal de touristes;&nbsp;ceux qui viennent&nbsp;de la gare le visage rouge et degoulinant avec leur gros sacs a dos charges,&nbsp;et ceux qui&nbsp;font les boutiques et achetent des&nbsp;tonnes de&nbsp;foulards, bijoux, encens.... DEs enfants braillent, des gars se sont installes par terre et crient pour vendre leur vetements de seconde main, toujours ces klaxons, ces moteurs hurlants aux&nbsp;accelerations nerveuses.... Tous ces bruits stridents&nbsp;qui me percent les tympans et qui finissent par se noyer dans un flot sourd et indicible.</p>
<p>Il y a des jours comme ca ou l'Inde peut paraitre agressive et revetir un masque hostile. Des jours ou les sens sont tellement mis a l'epreuve qu'ils ne repondent plus. </p>
<p>Apres une bonne nuit de sommeil, un nouvel hotel avec une chambre inesperee, les rayons du soleil encore supportables du matin, et me voila de nouveau prete a aborder les rues indiennes avec plus de serennite.... encore une fois, cette sensation n'aura ete que temporaire...</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Mar 2006 17:03:38 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c3c73defc1d3363481cf4e7e01b92ea4</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2300146-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Tattapani, 2 jours d'arret]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2300141.html</link>        <description><![CDATA[<p>Ahhhh, Tattapani..... ca avait plutot mal commence entre nous, mais finalement, notre separation aura ete une dechirure.....</p>
<p>Alors Tattapani, c'est un coup de coeur apres le coup de blues. Petit village paisiblement installe au bord d'une riviere, le Satlug, d'ou remontent de l'eau chaude et sulfureuse aux nombreuses vertues. Je me plais vraiment dans cet endroit, c'est calme, indien, et le peu de touristes qu'il y a sont sympas et interessants. D'ailleurs, les francais n'ont pas trouver d'interet a rester, eux.. C'est un coin, comme Coorg, que j'ai envie de decouvrir davantage, j'ai envie de connaitre les gens et leut culture, de parcourir les montagnes environnantes, de me baigner dans de l'eau de source, tantot glacee quand elle vient des plus hauts sommets du monde, tantot brulante quand elle vient des profondeurs de la terre... Envie de laisser la vie couler, et sentir que chaque goutte de mon precieux temps se remplit de la purete de l'instant. C'est le genre d'endroits sacres qu'on deniche comme un tresor, un de ces endroits ou le voyage prend toute sa dimension et devient un art de vivre....</p>
<p><strong>Emploi du temps charge!! </strong></p>
<p>J'avais decide de me la couler douce....repos avant que mon homme ne vienne me rejoindre a Delhi. <img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2405.jpg" />Finalement, le temps est passe encore tres vite... J'ai rencontre Umesh, qui tient la guest house, et qui m a emmener en balade dans les environs sur son Enfield........ Encore un autre reve que je realise!! Incroyables sensations sur cette becane, les cheveux dans le vent, au soleil... Bon evidemment, la conduite d'Umesh ne me rassure pas toujours sur des routes pleines de cailloux et de poussiere, au bord d'un ravin impressionnant ( voir sur la photo comment il etait impressionnant )... Je me demande pourquoi les conducteurs klaxonnent autant en ville, sur des routes droites et que la, alors que ca serait bien necessaire pour les virages aveugles, ils ne klaxonnent pas.&nbsp; Mais a part ca, que du bonheur!! parfois je me revoyais dans le verdon, le cul pose sur le VTR de Philippe..... Sauf que la enfield est plus confortable, qu'on a pas de casque qui tient chaud, et que ce n'est pas le verdon, mais le verdatron ou le gris-don vue la couleur de l'eau apres l'orage... Tellement beau et prenant que j'ai pris tres peu de photos, je pense que 1000 cliches ne suffiraient pas a traduire ce que j'ai pu ressentir. Umesh m'a emmene au bord d'une autre riviere, on a crapahute un peu pour finalement atteindre un petite plage de galets, au bord d'une eau transparente et pure... Vision idyllique... On s'est arrete la le temps de discuter de l'hindouisme, de l'histoire de la region, de la crue de 2000 qui a fait tant de degats...... on a fait des ricochets, on s'est baigne les pieds..... enfin autant de petits bonheurs simples et intemporels.....&nbsp; Je suis rentree de la a point pour deguster un bon repas avant d'entamer une sieste bien meritee.</p>
<p>J'entends alors des percussions et des chants, et je vois une procession qui se rapproche de la plage. Une cinquantaine de villageois sont en route pour feter le 10eme et dernier &nbsp;jour de puja en l'honneur de Shiva, chantant, dansant, en portant un gros lingam (attribut de Shiva) richement decore de fleurs et <img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2437.jpg" />diverses offrandes. Je saute sur mon appareil photo et apres quelques signes de tetes approbateurs, je rejoins le cortege et le suit jusqu'au bord de la riviere. Les gens, plutot que de s'offusquer de la presence d'un etre impur dans leur rangs, sont au contraire tres fiers que je m'interesse a leur religion et leur culture. Tellement qu'ils me propulsent aux premieres loges face au pretre et qu'ils me font participer a la celebration... Moment tres intense, et j'offre a mon tour l'eau de la riviere et des petales de fleurs a la divinite. Je ne comprends pas la moitie des subtilites des rituels, et les gens ont du mal a me les expliquer, vu qu'ils ne parlent pas anglais.&nbsp; Mais dans certaines situations, les mots n'ont que tres peu d'importance, et quand une femme me prends les mains et me dit quelques mots en hindi en souriant, je comprends que je suis la bienvenue et qu'ils prient leur dieu de me benir. Apres l'immersion du lingam dans la riviere, permettant a la divinite de retrouver son unite, les gens m'invitent a continuer la procession avec eux, jusqu'a un temple ou aura lieu la derniere lecture et le repas marquant la fin des festivites.</p>
<p>Quelle occasion!! je les suis, partant main dans la main avec Preti Sharma, jeune fille qui s'est liee d'amitie avec moi et qui d'a<img class="DrteTexte" style="WIDTH: 274px; HEIGHT: 184px" height="171" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2486.jpg" width="244" />illeurs ne me lache pas d'une semelle.... Apres une trentaine de minutes de marche evidemment, ca monte, je me retrouve dans une sorte de cour, avec des gamins sur les genoux, a ecouter la lecture du bramane. Il m'est ensuite absolument impossible de les quitter sans avoir accepte de partager le repas qu'ils m'offrent.&nbsp;Plat typique, riz avec&nbsp;4 sauces excellentes et toujours plus parfumees les unes que les autres, a meme le sol, avec une feuille de banian sechee en guise &nbsp;d'assiette.</p>
<p align="left">Genre quand il y a quelque chose qui croque, c'est qu'on a perce l assiette et qu'on est en train de bouffer de la poussiere. D'ou l'expression. Grand moment, meme si 5 ou 6 personnes me regardent manger avec un sourire amuse.... La cousine de Prei Sharma profite de l'instant pour me presenter son oncle, et me demander de but en blanc si je veux l'epouser... Sacres indiens.</p>
<p align="left">&nbsp;<img class="DrteTexte" style="WIDTH: 298px; HEIGHT: 196px" height="179" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2487.jpg" width="214" /></p>
<p align="center"><em>le cuistot et sa gamelle de riz.....</em></p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">Tattapani, c'est le genre d'endoits que l'on quitte avec un pincement au coeur.... Apres une derniere nuit sous la couette epaisse, bercee par le ronflement incessant de la riviere, et j'aborde la dernier journee avec une terrible envie de ne rien faire....... Juste me laisser languir des plaisirs de la vie, avant de retrouver la fureur de Delhi. Je vais troquer la couette contre un ventilateur qui brasse un air chaud et humide, le calme de ce paisible village contre les bruits assourdissants de la ville, la douceur contre la brutalite; le temps s'etait arrete, et des mes premiers pas a Delhi, il va s'accelerer.....</p>
<p align="left">Quelques cliches de Tattapani.....</p>
<p align="left"><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 197px; HEIGHT: 131px" height="179" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2446.jpg" width="261" /><img class="GcheTexte" style="WIDTH: 68px; HEIGHT: 94px" height="137" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2449.jpg" width="97" /></p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left"><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2462.jpg" />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2506.jpg" /></p>
<p align="left"><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/17/75/69/img_2514.jpg" /></p>
<p align="left">&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Mar 2006 17:03:07 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2d0cedfc507fb574c4e9366773398b1c</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2300141-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Coup de blues, en exclu!]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-2300140.html</link>        <description><![CDATA[<p>J'ai quitte Shimla lundi matin vers 9h45 avec deux francais dont j'aurais pu aisement me passer... Quoi qu'il en soit, nous sommes montes dans un bus qu'un gars nous avait indique comme etant en partance pour Tattapani, petit village paume a 50 kms de la. Une fois partis, apres 10 bonnes minutes de route quand le controlleur nous demande de payer le ticket, on decouvre qu'en fait non, ce bus ne part pas a Tattapani,mais dans un autre village a environ 10 kms, d'ou on pourra prendre un autre bus pour quelques kilometres, avant de prendre un troisieme bus pour Tattapani... On arrive finalement au village apres 3heures de voyage bien eprouvantes.... La route etait absolument superbe, si l'on oublie la conduite horrifiante du chauffeur sur ces petites routes etroites et caillouteuses de montagne. Si l'on oublie egalement les gens qui sont malades dans le bus, et qui vomissent par la fenetre le contenu colore de leur petit dejeuner...&nbsp; enfin, en arrivant, c'est le grand calme apres la tempete. Le village a l'air tres calme, et on trouve une place dans une guest house au bord de la riviere. Le temps est tres couvert, venteux, et meme si il fait beaucoup moins froid qu'a Shimla ( on est a 750m d altitude), on supporte encore le chale.</p>
<p>Humeur du jour. je sais pas bien la definir, je me sens bizarre, fatiguee, pas deprimee mais loin d'etre euphorique. J'ai envie d'etre seule, mais de parler a quelqu'un. Envie de m'enfermer dans cette putain de chambre aussi impersonnelle que toutes les autres, ou seul mon sac a dos eventre me rappelle que le temps d'un ou deux jours, ce decor lugubre sera mon seul chez moi. La perspective de rejoindre ce village m'enchantait pourtant, mais un coup de blues, c 'est comme un orage en montagne, ca previent pas. </p>
<p>C'est d'ailleurs peut etre l'orage qui a tourne autour de Tattapani une grande partie de l'apres midi qui m'a donne le cafard? ou peut etre ces deux francais avec qui j'ai fait la route, et pour qui je n'eprouve ni sympathie, ni animosite. Mais peut etre purement une pointe d'envie..... Oui, peut etre bien que j'envie leur complicite et le fait qu'ils soient deux, tout simplement. Etre seule au milieu de la foule est moins difficile que d'etre seule avec 2 personnes qui vous ignorent...</p>
<p>Un coup de blues, en voyage, ca fait soudainement ressortir plein de choses qu'on ne voyait pas avant. Les traces d'humidite sur le mur, la peinture rose qui s'ecaille laissant apparaitre une couleur verdatre en dessous, la moquette cornee, usee, et brulee par des cigarettes ou tout autres substances incandescantes, licites ou non. Un coup de blues, ca change meme l'accoustique d'une piece. Je la trouvais juste calme et spacieuse, et desormais, elle resonne froidement et me renvoie les bruits de la solitude et du vide. Je me decide a sortir de cette cellule, et d'aller me reconforter dans le village et le paysage aux alentours. Je decouvre d'abord un hotel desaffecte, ravage par les crues desastreuses de 2000. Le spectacle est tout ce qu'il y a de plus deprimant... ca tombe bien, justement. Je marche alors vers le village, en coupant dans les rizieres qui ,&nbsp;elles d'habitude d'un vert si lumineux, ont egalement perdu leur eclat&nbsp;sous le ciel noir de l'orage qui se rapproche. Je decide donc de repartir vers la guest house pour me mettre a l'abri, ne tenant pas particulierement a etre trempee, c'est pas la peine d'en rajouter.</p>
<p>De retour a la guest house, je me fais la reflexion que chez moi, quand j'avais un coup de blues, je prenais un bain chaud. Voila que je suis dans un village en Inde, ou comble des combles, il y a des sources d'eau chaude... Je dois avoir de la chance dans mon malheur. Direction donc le &quot;bain' prive de la GH, qui est en fait un bassin en ciment a moitie sous une bache, rempli par de l'eau sulfureuse qui vient des sources. Je me vois deja oublier toutes mes tensions du jour en me delassant dans un bain bien chaud, a la lueur d'une bougie, a moitie la tete sous la pluie orageuse. Ce reve!!! Sauf que ..l'eau est chaude, certes, mais je ne m'attendais pas a autant... 58 degres quand meme.... J'arrive pas a laisser un pied dedans plus de 15 secondes.....Me voila nue comme un ver, assise en plein air sur du ciment froid, avec un bout d'orteil dans l'eau chaude.... Tu parles d'une cure de bien etre..... je retenterai l'experience apres avoir pris un repas consolateur, et en attendant, je garde mon coup de blues. D'autant que les deux compatriotes du jour se joignent a moi, pour consulter a 2 leur guide en vue des plans pour les prochains jours. J'avais range mon carnet en signe de &quot;bienvenue a ma table, je serai ravie de partager mon diner avec vous&quot;, mais je le ressors sous peu vu qu'ils n'ont pas l'air decide a etre sociable. Alors mon coups de blues se teinte de rouge........</p>
<p>Finalement, comme les orages, le coup de blues est passe... Aussi vite qu'il n est arrive. J'ai finalement appris que les deux francais partaient le lendemain; l'eau a refroidi un peu et j'ai pu profiter de mon premier bain... un vrai delice, allongee dans l'eau chaude a contempler un orage, avec des bougies.... je l'ai eu, mon bain reparateur... premiere rencontre interessante a la GH, Umesh, avec qui je me prepare une journee motivante pour demain! je suis maintenant prete a aborder les choses differement, et a pouvoir profiter de ce lieu qui tout a coup, revet un caractere magique.....</p>
<p>Donc un cuop de blues, c'est vraiment comme un orage en montagne. Ca passe aussi vite que ca n'est arrive, et le ciel est beaucoup plus clair apres. </p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 30 Mar 2006 15:43:28 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7fce8c6fa8cf37ea50c5d96cbceb4830</guid>
                <category>Janvier à Avril 2006 - Inde</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-2300140-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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