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    <title><![CDATA[Amel' O' Tour d'Asie (Octobre 2006 - La Birmanie)]]></title>
    <link>http://www.amelotour.com/categorie-889806.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;Octobre 2006 - La Birmanie&quot; du blog &quot;Amel' O' Tour d'Asie&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Amel' O' Tour d'Asie (Octobre 2006 - La Birmanie)]]></title>
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    <pubDate>Tue, 29 Mar 2011 14:03:09 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 29 Mar 2011 14:03:09 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.amelotour.com</copyright>            <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Goodbye Myanmar]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4426434.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Il est deja temps de se dire au revoir&hellip; De retour a Yangoon depuis hier soir, je suis installee sur la terrasse du Mother Land, a la meme table que quatre semaines plus tot. L&rsquo;impression que je viens d&rsquo;arriver est d&rsquo;autant plus forte que je me retrouve dans ces memes lieux ou je posais alors des yeux emerveilles sur un nouveau decor. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Ca serait mentir que de pretendre que le Myanmar n&rsquo;a plus de secrets pour moi, au contraire, il me semble qu&rsquo;en quatre semaines je n&rsquo;ai eu le temps que de realiser a quel point ses tresors etaient innombrables, et parfois, jalousement gardes. 4 semaines, c&rsquo;est pas beaucoup. Ca n&rsquo;est finalement que 28 jours, un petit mois de fevrier, une plaquette de pilules&hellip; le temps de prendre ses reperes, de connaitre un peu les habitants, d&rsquo;apprehender leur culture, d&rsquo;effleurer leur quotidien, et voila&hellip; il faut deja penser a s&rsquo;en separer&hellip;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">C&rsquo;est aussi cela, voyager&hellip; n&rsquo;etre jamais que de passage&hellip;
<p>&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Je quitte le Myanmar avec un leger sentiment de frustration. J&rsquo;ai eu parfois l&rsquo;impression de perdre mon temps dans des endroits qui m&rsquo;ont decu, et de n&rsquo;en passer que trop peu dans d&rsquo;autres qui m&rsquo;attiraient davantage.&nbsp;&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span></p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Il y a eu Bago, mon coup de coeur. D&rsquo;un interet touristique negligeable, Bago n&rsquo;est pas un endroit ou les gens s&rsquo;arretent. Et quand ils s&rsquo;arretent, ils ne restent pas. Ce qui fait qu&rsquo;a Bago regne encore une atmosphere de gros village, ou l&rsquo;on se perd facilement dans les rues terreuses pour devenir spectateur d&rsquo;une vie qui semble dater d&rsquo;un autre age. Les maisons en bois branlantes surplombent des rues boueuses dans lesquelles les enfants jouent a lancer leurs tongs sur des tas de cartes decoupees a la main, les vaches et les chiens errants fouillent dans les dechets, les velos font tinter leur sonnette, et les vieux, imperturbables, fument leur cheerots, accroupis, en regardant ce qu&rsquo;il se passe sous leurs yeux. Ou ce qu&rsquo;il ne se passe pas. A Bago, l&rsquo;etranger ne derange pas, il ne sucite pas d&rsquo;interet particulier si ce n&rsquo;est la curiosite qu&rsquo;il eveille parfois au detour d&rsquo;une ruelle, il n&rsquo;a pas des dollars plein la poche, mais un drole d&rsquo;appareil derriere lequel de temps en temps il cache ses yeux. Bago, c&rsquo;est la sensation de se fondre, d&rsquo;etre un parmi d&rsquo;autres, d&rsquo;appartenir pour quelques jours a la vie paisible d&rsquo;un village qui n&rsquo;a rien a vendre.&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Puis il y a eu Pyay. Pyay la festive, bruyante, animee, enfantine, qui nous a accueilli en plein coeur de son grand festival de la Pagode. Les rues du centre ville, bloquees a la circulation, prennent des allures de fete foraine plus que de procession religieuse. Les familles arpentent les allees encombrees, s&rsquo;arretant pour acheter une glace, une barbe a papa ou un ballon ficele a une baguette de bois. Les vendeurs s&rsquo;entassent, crient, deambulent, proposant une impressionnante diversite d&rsquo;etals: savons, thanaka, chaussures, vetements d&rsquo;occasion, jouets en plastique, masques de tigre ou de spiderman en papier mache, sans oublier tous les snacks possibles et imaginables. Un peu comme a la braderie de Lille, mais sans les frites et la Jenlain. Pendant les dix jours de festivites, les enfants ne vont pas a l&rsquo;ecole. Ils deferlent dans les rues, en essaims de visages maquilles, innondent les vendeurs de jouets pour jeter leur devolu sur un des multiples pistolets en plastique noir. On se fait mitrailler, nous aussi, avec le sourire, et on riposte en braquant nos appareils photo sur ces petits minois dechaines.&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">D&rsquo;autres enfants, plus reserves, se cachent derriere la main de leur pere qu&rsquo;ils agrippent avec force. De temps en temps, leurs yeux s&rsquo;emerveillent et ils pointent de l&rsquo;index l&rsquo;objet de leur convoitise en tirant sur le tissu du longyi. Comme n&rsquo;importe quel gamin&hellip;. Allez, papa, juste un tour de manege&hellip;. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Les maneges ont un succes fou. Carrousel pour les petits, grande roue pour les plus ages; quelques bouts de toles, une armature en bois tremblante, des neons de couleurs vives, et de fortes sensations garanties. Pas de musique, pas de bruit de moteur pour couvrir les cris exaltes des passagers de la grande roue. Nous, spectateurs ebahis par la desuetude du manege, avons aussi notre dose de frisson a chaque tour de roue. Une dizaine de jeunes hommes grimpe a l&rsquo;assaut de la roue avec une agilite deconcertante, et une fois au sommet, se pendent a bout de bras aux armatures des cabines pour initier la rotation, et donner a la roue une vitesse saisissante. Et ils recommencent, roue en mouvement, jusqu&rsquo;a ce que les visages deformes de sensations en aient pour leur argent.&nbsp;&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Et nous, essoufles a les regarder se deployer ainsi comme des araignees sur leur toile, on en redemande&hellip;
<p>&nbsp;<span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Pyay, c&rsquo;est un retour a l&rsquo;enfance. Une gamine impressionnee par les jeux des grands, et qui pour rien au monde, ne voudrait y prendre part&hellip;&nbsp; </span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Pyay, c&rsquo;est de la gaite et du bonheur a tous les coins de rue, des rires et des emotions qui se partagent, de l&rsquo;innocence et de la candeur dans le regard des petits et des grands.&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;</span></p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Et puis il y a eu les endroits dits incontournables. Les highspots, les &ldquo;a ne pas manquer&rdquo;, les photos de brochures d&rsquo;agence de voyage, les 4 etoiles du routard. Il faut y aller pour dire de les avoir vu. Parce que venir au Myanmar sans aller voir les temples de Bagan, c&rsquo;est comme visiter Paris et esquiver la tour Eiffel.&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Alors on a vu Bagan. Ses kms2 de plaines desertiques, de temples habites episodiquement par des touristes et des vendeurs de souvenirs.&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">On a vu aussi le pont en teck de Mandalay, pietine et engorge de vacanciers qui en oublient qu&rsquo;a la base, il permet a des locaux de rentrer chez eux. Ces gens peut etre qui klaxonnent dans les embouteillages le soir a Paris, parce que eux aussi, ils voudraient pouvoir regagner leurs penates sans attendre.&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">On a vu Inle Lake, fort heureusement au petit matin, avant que ne commence le ballet des bateaux a moteur. A l&rsquo;heure ou les fabriques de papier artisanal et les restaurants tenus par des femmes au long cou sont encore fermes, a l&rsquo;heure ou les chats sauteurs du monastere Nga Phe Chaung ne sautent pas faute de spectateurs; a l&rsquo;heure ou les enfants se dirigent lentement vers l&rsquo;ecole, pagaie et gamelle a la main; a l&rsquo;heure ou les jeunes moines traversent le village silencieux en pirogue pour demander l&rsquo;obole quotidienne. Un lever bien matinal, qui me permettra somme toute de garder un bon souvenir de ce moment au fil de l&rsquo;eau, et hors du temps.&nbsp;</span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Et voila comment, en quatre petites semaines, on doit se faire une idee d&rsquo;un pays. Comment on est tour a tour emu, decu, amuse ou agace.&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Alors au bout du compte, qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;en garderai?&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">L&rsquo;image d&rsquo;un pays superbe, simple et tranquille, ou la vie s&rsquo;ecoule paisiblement toujours avec le sourire.&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">La sensation de chaleur humide des chambres de guest houses, chaleur ecrasante du soleil au zenith, et surtout la chaleur humaine d&rsquo;habitants si accueillants.&nbsp;</span></p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'"></span><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">La generosite d&rsquo;une terre riche et fertile, ou generosite des sourires et des regards echanges le temps d&rsquo;un&hellip; passage.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">Le Myanmar&hellip; ou comment une dictature repressive enferment les gens qui, comme pour s&rsquo;en echapper, ouvrent grand leur coeur..
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;
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</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;
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</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;
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</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;
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</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;
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</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;
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</span></p>
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<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Tahoma; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'">&nbsp;
<p>&nbsp;</p>
</span></p>
<p>&nbsp;</p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 05 Nov 2006 05:28:26 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">7da4043d2423e1570233204c5c4ceaf7</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4426434-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A la recherche du temps perdu]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4368886.html</link>        <description><![CDATA[<font size="2">
<p align="justify"><font face="Tahoma">Gare routiere de Magwe, 29 octobre</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma"></font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">Ca fait deux bonnes heures que nous sommes arrives&nbsp;a Magwe, et il nous en reste au moins autant&nbsp;a attendre avant notre prochain bus. On ne sera restes a Bagan qu&rsquo;une seule journee, le temps d&rsquo;aller voir a quoi ressemble l&rsquo;immense etendue sablonneuse constellee de temples et de stuppas. Pas de surprises, ca ressemble a une grande etendue sablonneuse constellee de temples et de stuppas. Certains y passent 3 jours, a sillonner entre les monuments qui finissent par ne plus se distinguer, en caleche. On y aura passe &aelig; d&rsquo;heure. En caleche aussi. Ca fait un peu mal aux fesses, mais beaucoup mal au coeur pour ce pauvre canasson qui, j&rsquo;en suis sure, espere une incarnation moins ereintante pour sa prochaine vie. </font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">Alors ce matin, a la premiere heure, on attendait le bus pour quitter les 42m2 de plaine les plus spectaculaires du Myanmar, qu&rsquo;y disent dans les guides. Entre Bagan et Yangoon, il n&rsquo;y a qu&rsquo;une seule route. Elle passe par Pyah, notre derniere etape avant de rejoindre la capitale. En evitant les bus directs et en prenant une correspondance&nbsp;a Magwe, ca nous coute moins cher et nous permet de prendre des bus locaux: mini-bus ou s&rsquo;entasse un nombre incroyable de passagers et de marchandises et qui, malgres tout, arrivent encore a rouler.</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">A la gare routiere de Bagan, personne ne savait nous dire a quelle heure le second bus partirait de Magwe pour Pyah, mais tous nous assuraient qu&rsquo;il y avait de frequents departs; ce qui nous paraissait logique, apres tout c&rsquo;est quand meme la ligne reguliere pour Yangoon. Mais en arrivant a Magwe, on realise encore une fois que la logique n&rsquo;a pas sa place dans le pays. Ou en tout cas, si logique il y a, c&rsquo;est vraiment pas la meme que chez nous.</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">Il y a deux bus qui partent pour Yangoon, et donc pour Pyah. En realite, il y a deux horaires par jour, 9h et 17h, et une dizaine de bus quitte la gare routiere a la meme heure&hellip;. Pourtant, on aura bien essaye de trouver une autre solution, en partant a tour de role dans les recoins de la gare a la recherche de tout moyen de transport disponible pour Pyah. Mais non&hellip; une chose est sure, on aura le temps de deguster notre poulet curry, cette fois.</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">La gare routiere est relativement spacieuse, compte tenu de la faible activite. Un grand espace rectangulaire, encadre de bureaux de compagnies privees, de petits entrepots ou s&rsquo;amoncellent des gros sacs en toile de jute, d&rsquo;echoppes dans lesquelles on trouve fruits, boissons et toutes sortes de fritures. Au centre, un terrain vague sableux parseme de detritus, quelques bus immobiles et silencieux attendant l&rsquo;heure du depart. Des pick-ups abandonnes par leur chauffeur en train de dormir a l&rsquo;ombre sur un banc. De temps a autre, l&rsquo;un d&rsquo;entre eux ouvre un oeil pour crier la destination de son vehicule, sans grande conviction, avant de se rendormir. </font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">L&rsquo;ambiance de la gare de Magwe n&rsquo;a rien de comparable au tumulte incessant des grandes gares routieres asiatiques; ici les mouvements sont rares et ralentis, toute vie semble assoupie sous la chaleur ecrasante de l&rsquo;apres midi. Au centre, il y a aussi quelques restaurants, enfin deux. Les tables sont presque toutes desertes, a l&rsquo;exception de quelques clients silencieux qui, comme nous, attendent le depart de leur bus en sirotant un soda frais. </font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">A cote, les toilettes publiques, derriere un mur de tole ondulee rouge. On est installe la, pas aux toilettes, mais a l&rsquo;ombre d&rsquo;une bache plastique, accoudes a une table branlante en bois de palme debarrassee depuis longtemps des multiples assiettes qui ont compose notre repas.</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">Dans ce genre d&rsquo;endroits, les routiers comme les appelle Gil, il n&rsquo;y a pas de menu. On va directement dans la cuisine, on souleve les couvercles des 3 ou 4 grosses gamelles en metal qui ne mijotent plus depuis longtemps, et bien souvent, notre choix se porte sur le chicken curry. Parce que c&rsquo;est le seul qu&rsquo;on arrive a peu pres a identifier et quand on a faim, on a envie d&rsquo;eviter les surprises. Surtout quand on a encore 5 ou 6 heures de bus.</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">Repas typique et populaire du Myanmar, on a jamais ete decu par un chicken curry de routier. Et puis il est toujours accompagne. De riz, bien entendu, mais aussi de quantites de petites assiettes au contenu appetissant, ou pas. Un petit bol de soupe froide, comme tout le reste d&rsquo;ailleurs. Soupe aux pois, aux haricots, ou a une plante qui ressemble vaguement a de l&rsquo;oseille avec laquelle je me regale bien souvent. Sauf quand elle est cuisinee avec des pousses de bambou, parce que ca lui donne un arriere gout d&rsquo;eau de vaisselle.</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">Apres on a toujours une petite salade, soit de concombres cuits, de tomates au chili, des haricots verts, du chou, ou encore des feuilles de the fermentees au sel. Et ca, c&rsquo;est franchement pas terrible; on a l&rsquo;impression de manger du foin gorge d&rsquo;urine. Tea pickles, comme ils disent. Et puis tres souvent, une assiette avec des feuilles de je-sais-pas-quoi, crues, que les gens picorent en les trempant dans la sauce pimentee a souhait.</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">En tout cas, generalement, on se regale et on suce nos os de poulet jusqu&rsquo;a la moelle. Mais la, a l&rsquo;heure qu&rsquo;il est, il est deje bien digere le poulet, et rien que d&rsquo;en reparler ca me redonne faim.</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">Encore une heure a attendre. On vient de changer de table a cause du soleil. C&rsquo;est bien, ca nous donne presque l&rsquo;impression qu&rsquo;on vient d&rsquo;arriver. On commande une biere, &Aacute;a fera passer un peu le temps, et comme ca on depense le dollar qu&rsquo;on a economise en ne prenant pas notre bus direct&hellip; Apres, j&rsquo;irai refaire un tour aux toilettes, histoire de me degourdir les jambes, de changer de decor, et d&rsquo;etre contente de me re-asseoir a l&rsquo;air libre&hellip;</font></p>
<p align="justify"><font face="Tahoma">On s&rsquo;occupe comme on peut, a la gare de Magwe.</font></p>
</font>]]></description>
        <pubDate>Sun, 29 Oct 2006 07:02:59 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1378df2c389ed12633f931cb0a62ff73</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4368886-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le reve du pecheur]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4368787.html</link>        <description><![CDATA[<p>Mandalay, le 26 octobre</p>
<p>Quand on visite une ville pour la premiere fois, il y a des lieux touristiquement incontournables. A Mandalay, seconde ville du Myanmar, il y a des doses de temples, pagodes et autres monasteres avec des toits dores, des fresques en bois sculpte, ou des Buddha assis, debouts ou couches, de quoi satisfaire les passionnes de statues et d&rsquo;architecture. Bon, moi, j&rsquo;avoue, ca m&rsquo;endort rapidement&hellip;En faire un ou deux, ca me suffit, et apres la spectaculaire pagode de Yangoon (Schwedagon paya), je suis entierement satifsaite. De plus, on est pas vraiment fans des hauts lieux de concentration de groupes de voyages organises, alors pour Mandalay, on s&rsquo;est contentes d&rsquo;aller voir le fameux U Bein&rsquo;s Bridge, un pont pieton de 1,2kms de piliers et de planches en teck, vieux de 200 ans. Le pont le plus photographie du Myanmar, pas etonnant quand on sait que c&rsquo;est le seul que le gouvernement autorise a prendre en photo. Alors forcement, il faut que je vois ca. <br />Des tonnes de bus climatises, de taxis prives demandent des tarifs exorbitants pour parcourir les 11 kms qui separent le pont du centre de Mandalay. En insistant aupres du chinois de proprietaire de la guest, qui rechigne a laisser filer une large commission, on arrive enfin a connaitre le point de depart des pick-ups. Au croisement de la 84eme et de la 32eme rue. Ca fait tres new-yorkais, mais c&rsquo;est probablement parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas assez de noms de generaux pour identifier toutes les rues.<br />Nous, on aime bien les pick-ups. Ces sortes de bachees, dans lesquels on entasse des dizaines de passagers, a l&rsquo;interieur, sur le toit, ou accroches comme ils le peuvent aux armatures metalliques exterieures. Moines, nonnes, pecheurs, ecoliers avec leur cartable et leur gamelle, paysans, femmes chargees des provisions du marche&hellip; C&rsquo;est un veritable concentre du Myanmar, en chair, en os et en tas de ferraille.<br />On grimpe sur le marchepied, planche de 30 cm de large a l&rsquo;arriere, la ou il y a toujours un ou deux &ldquo;singes&rdquo;, ces gars qui ne cessent de monter, descendre, charger et decharger les colis du toit, ceux qui crient la destination du pick-up pour le remplir au maximum, qui recuperent l&rsquo;argent toujours dans des positions acrobatiques, et qui hurlent au chauffeur qu&rsquo;il peut repartir. Comme bien souvent, ce &ldquo;singe&rdquo; la pousse les hommes deja agglutines a l&rsquo;arriere pour me frayer un passage a l&rsquo;interieur: c&rsquo;est le privilege des femmes que de pouvoir s&rsquo;asseoir, m&Iacute;me si c&rsquo;est accroupies au milieu des deux rangees, a meme le sol. Et comme toujours, j&rsquo;ai du mal a leur faire comprendre que je prefere rester a l&rsquo;exterieur pour prendre l&rsquo;air poussiereux dans la tronche. Mais c&rsquo;est la que j&rsquo;aime faire la route, ou carrement sur le toit, meme si &Aacute;a fait un peu mal au cul quand il y a des bosses. De la haut, on voit les choses differemment. Les gens d&rsquo;en bas ne nous remarquent pas ou peu, on se fait coucou entre passagers de dessus de toit, on partage des tranches de mangues vertes au chili, on prend des branches d&rsquo;arbre dans la figure, enfin bref, on rigole bien sur les toits des pick-ups. <br />Alors l&rsquo;arrivee aux abords du pont, apres avoir coupe par le marche, ca m&rsquo;a tout de suite calmee. Profusion de stands de souvenirs, colliers en graines, sacs, ombrelles en papier, peintures franchement moches (du genre de celles qu&rsquo;on trouve sur les marches provencaux, vous voyez?)&nbsp; et encore plein d&rsquo;autres bricoles qui nous indiquent un niveau d&rsquo;alerte touristique maximum. Ici, les gens affichent un sourire int&Egrave;resse qui se transforme instantanement en regard incendiaire parce qu&rsquo;on ne se penche pas leurs etalages. Sur la gauche, le parking a bus. Comme au parc Asterix, mais en plus petit et pas goudronne. 2 bus y sont gares, propres, nickel, a se demander si ce genre de vehicules n&rsquo;a pas des routes privees pour circuler tellement le contraste avec les bus locaux est enorme.<br />On s&rsquo;installe pour boire un coup, il y a plein de petits troquets pres du pont. On attend que le soleil baisse un peu, il est encore trop tot pour photographier.<br />Le star cola a le meme gout qu&rsquo;ailleurs, mais il est plus cher et servi sans sourire. La lumiere commence a etre bonne. Gil reste sous le pont, dans les herbes marecageuses. J&rsquo;aurai du prendre une photo, elle aurait pu faire la couv&rsquo; de &ldquo;Peche, nature et tradition&rdquo;. Quant a moi, je grimpe, bien decidee a faire de beaux cliches de moines, ou d&rsquo;ecoliers qui rentrent chez eux en velo en traversant le pont. Mais je realise tres vite que c&rsquo;est quasi mission impossible, en tout cas si je veux pas de sexagenaire bedonnant en short dans mon cadrage. Comme tout le monde, j&rsquo;ai mon appareil photo &Dagger; l&rsquo;epaule; comme tout le monde, je me fais harceler par les jeunes vendeuses de colliers qui pensent que je vais leur acheter quelque chose parce qu&rsquo;elles connaissent un peu de francais: bonjour, comment ca va, comment tu t&rsquo;appelles, c&rsquo;est pas cher, oh la la, a bientot.<br />Oui ben j&rsquo;aime pas etre comme tout le monde. C&rsquo;est peut etre con, mais c&rsquo;est comme ca. Je parcours une centaine de metres, c&rsquo;est bien assez, et je range l&rsquo;appareil photo. Je m&rsquo;arrete pres d&rsquo;un pecheur et me mets a observer ses gestes. Il a l&rsquo;air d&rsquo;un chic type, avec sa canne en bambou, son chapeau de paille et ses feuilles de betel. Il se fout pas mal de ce qu&rsquo;il se passe derriere lui, il tourne le dos a ces incessants va et viens, il peche. Et meme pas des gros poissons comme ceux que certains affichent fierement a bout de bras pour le plus grand plaisir des touristes. Non, les siens ils sont tout petits. Je m&rsquo;assieds en tailleur pres de lui, et fixe silencieusement le bouchon qui flotte aux abords d&rsquo;un petit bouquet d&rsquo;herbes. Il ne tarde pas a etre tire vers le fond, et mon vieux pecheur, habile et imperturbable, remonte sa petite prise qu&rsquo;il decroche de l&rsquo;hamecon et jette dans son sac rafistole, accroche a un poteau. Un poteau en teck bicentenaire, qui a du en voir des sacs des poissons.<br />Des passants locaux s&rsquo;arretent, intrigues, et lui disent quelques mots. Ca le fait sourire, ca les fait sourire et moi aussi. <br />Des touristes passent aussi, s&rsquo;arretent, jettent un coup d&rsquo;oeil en bas et n&rsquo;y voit qu&rsquo;un fil de nylon qui plonge dans l&rsquo;eau. Ils regardent dans le sac comme si c&rsquo;etait le leur, certains ricannent, ils n&rsquo;y voient que des petits poissons de rien du tout. Ils repartent en haussant les sourcils, l&rsquo;un d&rsquo;entre eux en ayant vole l&rsquo;image de mon vieux pecheur, et peut etre la mienne avec.<br />Mais pour lui et moi, ce simple fil de nylon, c&rsquo;est le lien qui nous unit; et ces petits poissons sont comme les chapitres d&rsquo;un livre. Plus il y en a, plus l&rsquo;histoire devient passionnante. Et de l&rsquo;indifference initiale, le pecheur me laisse entrer dans son monde. Il y a lui, moi, le soleil couchant et le bouchon qui flotte. On a notre propre language, de gestes, de sourires et de mimiques qui peuvent paraitre grotesques, mais on se comprend. Il m&rsquo;explique ou jeter la ligne et pourquoi, il me dit que les petits poissons sont meilleurs que les gros, qu&rsquo;il a 4 enfants, et moi, j&rsquo;abuse de ces instants simples et magiques avec delectation&hellip; Je lui offre une cigarette, il me tend du betel, et on rigole bien, parce que j&rsquo;aime pas ca&hellip; Que j&rsquo;apprecie ces moments la&hellip; Qu&rsquo;est-ce que je me sens vivante&hellip;.<br />Mais le soleil est couche maintenant, les moustiques commencent a attaquer et on a encore du chemin a faire avant de regagner la route principale ou un nouveau pick-up nous emmenera. Je me leve, lui souhaite bonne chance, on s&rsquo;echange un regard complice et je sors de notre bulle. Et comme si elles m&rsquo;attendaient a la sortie, les vendeuses m&rsquo;aggripent de nouveau. Je ne les entends pas et je m&rsquo;eloigne en gardant ce sourire stupide accroche a mes levres.<br />Je retrouve Gil . Alors? Bonnes images? <br />Alors j&rsquo;ai rencontre un pecheur.<br /></p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 26 Oct 2006 06:27:24 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3f2c6d33ca1160ad8e9eba268c3adb5c</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4368787-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Au monastere]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4282925.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Inle Lake, 22 octobre<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Dimanche matin. Ca n&rsquo;est pas encore aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;on verra les enfants sur des pirogues en route vers l&rsquo;ecole. Faute d&rsquo;ecoliers, Gil m&rsquo;emmene au petit monastere a l&rsquo;entree de Nyaungshwe, que j&rsquo;avais pour ma part decouvert sur une photo de son livre: un chat couche sur un rebord de fenetre ovale en bois. On arrive a 8h, le chat n&rsquo;a pas bouge&hellip; Il manque le moine en arriere plan, mais sinon, la pose est la meme, le chaton se prelasse negligemment au soleil encore doux. C&rsquo;est juste que le chat n&rsquo;est plus le meme, en fait. Bien sympathique, ce petit monastere de teck presque bicentenaire, joliment cisele et incruste de verres colores et polis par le temps.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Gil est content, il est deja en train de photographier son premier sujet&hellip; Moi, les chats, c&rsquo;est pas que je les aime pas, mais Mossieur ne veut pas que je les prenne en photo, de peur, c&rsquo;est certain, que mes images soient plus belles que les siennes. L&rsquo;histoire de l&rsquo;eleve qui surpasse le maitre, voyez vous. Bon d&rsquo;accord, en fait c&rsquo;est juste que je pourrais lui piquer un marche en vendant les miennes moins cheres&hellip;C&rsquo;est tout.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Mais bon, toujours est-il qu&rsquo;ici, ce sont les jeunes moines qui m&rsquo;interessent, les novices. Apres tout, ce sont des enfants eux aussi.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Ca sera un bon exercice pour moi, car j&rsquo;ai toujours du mal dans l&rsquo;approche avec des moines. Peur de gener, de manquer de respect, peur de donner une image peu scrupuleuse de moi meme. Serait-ce mon education catholique qui m&rsquo;impose une certaine distance avec les hommes de foi? Serait-ce simplement mon manque d&rsquo;experience en photo qui m&rsquo;empeche d&rsquo;aborder mon sujet avec simplicite et confiance?<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">D&rsquo;un coin de l&rsquo;oeil, j&rsquo;observe Gil, et je me dis qu&rsquo;apres tout, ce sont essentiellement ces deux poins qui nous differencient, l&rsquo;education catho et l&rsquo;experience..Je prends quelques photos, presque en m&rsquo;excusant de le faire, rapidement&hellip;<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Jusqu&rsquo;a ce que l&rsquo;un des novices vienne me voir, avec un sourire revelant des dents eclatantes de blancheur&hellip; La conversation s&rsquo;engage, limitee aux quelques mots d&rsquo;anglais qu&rsquo;il connait. Il s&rsquo;appelle Tankyo, ou quelque chose qui y ressemble phonetiquement.. Il a 14 ans, et vit dans ce monsatere depuis 3 ans. Il est entre dans le hall d&rsquo;ordination avec un livre et quelques autres novices en font de meme, au compte goutte. Tankyo m&rsquo;apprend que c&rsquo;est l&rsquo;heure de revision du Pali, language original du Buddha. Les jeunes eleves s&rsquo;installent a meme le plancher, ouvrent leur livre et commencent a reciter d&rsquo;une voix forte et profonde, en balancant leur corps d&rsquo;avant en arriere. Assise dans le fond, j&rsquo;oublie un instant mon appareil photo, et me laisse porter par les voix lancinantes de ces gamins.Tankyo est devant moi, il se retourne, m&rsquo;offre un large sourire, et reprend ses chants avec plus d&rsquo;intensite, comme pour m&rsquo;impressionner avec sa voix grave qu&rsquo;on a peine a croire qu&rsquo;elle puisse emaner d&rsquo;un corps si frele. Un novice sur ma gauche est en train de jouer avec le chaton, qui semble etre plus interesse par le crayon qui traine sur le plancher. Un autre rigole avec son voisin, pendant que le petit benjamin de 10 ans baille a s&rsquo;en decrocher la machoire.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Tout futurs moines qu&rsquo;ils sont, ce dimanche matin d&rsquo;octobre, ils m&rsquo;apparaissent finalement comme des gamins comme les autres, dissipes et reveurs. Peut etre qu&rsquo;ils auraient envie de s&rsquo;amuser dehors, de s&rsquo;eclabousser avec des seaux d&rsquo;eau, de faire les cowboys avec des bouts de bois comme les autres enfants qui jouent bruyamment pres de la stuppa. Mais non, pour l&rsquo;instant, ils finissent leurs revisions, car a 10h, ils reciteront devant leur maitre.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">L&rsquo;atmosphere me met en confiance, l&rsquo;appareil photo ne me parait plus si indelicat et je fais quelques images; mais c&rsquo;est deja l&rsquo;heure de la pause. Calmement, les novices referment leur livre et se dispersent. Le silence se fait et on decide d&rsquo;aller boire un cafe en face, en attendant 10h.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">On deplace une table a l&rsquo;exterieur, on a avec Gil ce point commun d&rsquo;aimer voir ce qu&rsquo;il se passe autour de nous. Observer les va et viens des trishaws ou des pick-ups, les vendeurs qui installent leur echoppes de souvenirs sur des planches de bois en plein soleil devant l&rsquo;entr&eacute;e du monastere, et les minibus qui y ammenent des touristes. On les regarde debarquer, mettre un pied par terre, une main sur la poche ventrale renfermant les richesses, une autre sur l&rsquo;appareil numerique renfermant les souvenirs. Le guide passe en premier, emmene son petit groupe qui marche prudemment sur ses pas, les yeux observant avec attention le monastere derriere les ecrans LCD. Deux gorgees de CoffeeMix plus tard, et voila la petite troupe qui ressort, se dirigeant vers les etalages de souvenirs, avant de regagner le minibus qui se trouve strategiquement gare au bout de la rue. Je me revois lors de mon premier voyage en Inde, en 95, dans un groupe plus grand que celui-la. On etait 15, a etre trimbales nous aussi en minibus climatise, la ou on voulait bien nous emmener; a respecter un emploi du temps minutieux qui ne laissait pas de place pour rencontrer l&rsquo;Inde reelle, et pas celle qui se cache derriere des facades de monuments vieux de 500 ans.. Je me souviens etre revenue frustree de ce voyage, avec deux fermes resolutions: 1/ plus jamais de voyage organise, et 2/ je retournerai en Inde un jour, libre&hellip;<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Quel bonheur de sentir cette liberte&hellip; Liberte de finir tranquillement notre cafe au lait en poudre, et de retourner au monastere, parce qu&rsquo;on le veut. Et parce que le minibus est reparti&hellip; On retraverse la rue, pieds nus, nos tongs sont restees au pied de l&rsquo;escalier qui mene au hall.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Nos chers novices sont deja la pour certains, et nous accueillent avec le meme sourire, des regards complices et bienveillants nous invitent a prendre place. On ressort les appareils photo, le mien ne parait plus autant encombrant; ces gamins, c&rsquo;est con, mais ce ne sont plus des inconnus&hellip; Je prends davantage confiance, il ne me manque plus que le talent&hellip;<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">On est la depuis une dizaine de minutes a peine qu&rsquo;un couple de touristes fait son entree, accompagne d&rsquo;une guide locale. Bien en chair, jupe traditionnelle et chemisier blanc, une de ces personnes qui ne doit pas vivre dans une bicoque en bois sur pilotis, comme les paysans et les pecheurs de la region. Machonnant avec elegance, elle traverse le hall negligeant les eleves recitant leurs prieres et a notre grande surprise dans un pays si religieux, sans la moindre inclinaison respectueuse de la tete en passant devant la statue du Buddha. Elle rassure le jeune couple dont on peut aisement deviner le malaise, et les invite a prendre place sur les coussins de l&rsquo;oratoire, la ou les villageois viennent rencontrer le maitre des lieux. Assis aux premieres loges, le dos tourne au Buddha, les flashs fusent, ils ecoutent avec attention les explications furtives de la guide en acquiescant d&rsquo;un signe de tete admiratif, et repartent comme ils sont arrives. Comme des voleurs, n&rsquo;omettant cepandant pas de laisser une large contribution, pour prouver de leur generosite, et peut etre aussi un peu pour se donner bonne conscience.. et eux, quelle opinion peuvent-ils bien avoir de nous? Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on peut bien renvoyer, avec nos pantalons crapes de taches de boue, et les pieds sales? Avec nos gros appareils et les objectifs qu&rsquo;on s&rsquo;amuse a changer, s&rsquo;echanger, on a l&rsquo;air de quoi, hein? <o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Mais finalement, tout ca, je m&rsquo;en fous pas mal&hellip; ce qui m&rsquo;importe, c&rsquo;est le signe de main discret de Tankyo et ses amis et le large sourire qu&rsquo;ils nous destinent quand nous nous eclipsons. En repartant du monastere, je suis consciente de ne pas avoir la photo du siecle. Mais ces sourires et ces instants de partage silencieux, je les emmene avec moi&hellip;<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">&nbsp;<o:p></o:p></span></font></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 08:02:10 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e98af0684530b8ee9bb485cbf85569d5</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4282925-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Malaria and co]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4282885.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Mais quelle mouche m&rsquo;a pique&hellip; on etait la, tranquille, assis a l&rsquo;ombre d&rsquo;un banian gigantesque, au bord d&rsquo;un des nombreux canaux de Nyaungshwe, a siroter encore une fois un star cola, a regarder un chien se rafraichir le poil en nageant gauchement et en lappant l&rsquo;eau trouble. Voila que j&rsquo;ai la bonne idee de prendre le lonely planet, et que je l&rsquo;ouvre a la section &ldquo;sante&rdquo;. Est-ce le fait d&rsquo;avoir rencontre un australien qui nous racontait avant hier sa visite chez un toubib local dans le nord du pays, apres deux jours de fievre a cause de la malaria? Est-ce que c&rsquo;est l&rsquo;episode caucasse de la piqure bien trop profonde (faut-il etre medecin pour savoir que l&rsquo;aiguille n&rsquo;a pas besoin de traverser le bras pour etre efficace?), ou le moment ou il conseillait lui meme le doc pour les medicaments a prescrire? Sacre Brandon&hellip; il nous racontait ca comme si il nous parlait d&rsquo;oranges qu&rsquo;il avait achete au <st1:state w:st="on"><st1:place w:st="on">marche</st1:place></st1:state>, affale sur sa chaise en buvant une tasse de the vert&hellip;<span style="">&nbsp; </span><o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Je ne <st1:city w:st="on"><st1:place w:st="on">sais</st1:place></st1:city> pas bien pourquoi, mais j&rsquo;ai ouvert le guide a la page 369. Je passe la rubrique assurance, je crois que j&rsquo;en ai une avec le billet d&rsquo;avion. Je vais directement voir ce qu&rsquo;on peut bien dire sur la malaria. Il est dit que pour une maladie aussi serieuse et potentiellement mortelle, on manque cruellement d&rsquo;information. Alors la malaria, comme chacun sait, se transmet par des moustiques infectes par un parasite. Le mieux, c&rsquo;est donc d&rsquo;eviter les piqures de moustiques, jusque la tout va bien. Un peu de spray, et voila tout. Oui mais non en fait, il faut pas n&rsquo;importe quel produit, car on ne parle pas de n&rsquo;importe quels moustiques. C&rsquo;est pas avec un coup de Baygon qu&rsquo;on les fait fuir, ceux-la. Il faut des produits contenant du DEET (me demandez pas, je n&rsquo;ai aucune idee de ce que ca peut etre, ni de la maniere dont ca peut s&rsquo;ecrire en thailandais d&rsquo;ailleurs), produit aussi toxique pour l&rsquo;homme que pour les moustiques, parce que dans la mesure du possible, faut eviter le contact prolonge avec la peau&hellip; alors la, faudra m&rsquo;expliquer&hellip; les trucs genre citronnelle, tiger baum ou tout ce qu&rsquo;il y a de plus bio, ca marche pas. Ou alors faut en mettre toutes les 30 minutes, ce qui, sur le terrain, n&rsquo;est pas gerable..evidemment, on se doit de dormir a l&rsquo;abri d&rsquo;une moustiquaire. Jusqu&rsquo;a present, j&rsquo;en ai eu une seule fois dans une chambre, et quand bien meme j&rsquo;en aurais une avec moi, par exces de protection, je me vois pas aller planter des clous dans tous les murs de guest house&hellip; pis faudrait en plus penser a se balader avec un marteau et des clous, comme si le sac n&rsquo;etait pas deja assez lourd. <o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;"><o:p></o:p>Ensuite, bien sur, le plus efficace reste de se promener avec des manches longues, un pantalon, des chaussettes, et pourquoi pas tant qu&rsquo;on y est un foulard et des gants en laine de yack. Tout ca soigneusement imbibe de permethrin, qu&rsquo;on trouve bien sur ici a tous les coins de rue. On voit d&rsquo;ailleurs tres souvent des vendeurs ambulants qui crient &ldquo;Permethrin! Bananas! Cold water!&rdquo; aux fenetres des bus. Et puis il y a les sprays antimoustiques qu&rsquo;on nous conseille fortement d&rsquo;utiliser dans les chambres, avec les spirales qui degagent une fumee atroce&hellip; de quoi chopper un cancer avant d&rsquo;etre approche par un moustique&hellip; et puis enfin, il y a les medicaments qu&rsquo;on peut prendre en prevention. Du genre le lariam, celui qui fait deprimer pendant 3 jours apres la prise, qui provoque des crises d&rsquo;anxiete ou de psychose, et qui en plus n&rsquo;est pas sur a 100%.. sinon il y a la malarone, 85 euros pour 12 comprimes, sachant qu&rsquo;il faut le prendre encore une semaine apres le sejour en zone a risque&hellip; ah ca, ca marche bien par contre, si on passe a travers les effets secondaires, et si on a plein de sous pour dire de passer un peu de temps dans le pays quand meme&hellip;<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Me voila bien avancee sur la malaria&hellip; je n&rsquo;ai ni medicaments, et je doute de l&rsquo;efficacite de mon Sketolene thailandais vu l&rsquo;etat de mes chevilles qui ont l&rsquo;air d&rsquo;avoir contente plus d&rsquo;un specimen&hellip; je n&rsquo;ai plus qu&rsquo;a surveiller de pres les symptomes annonciateurs, a savoir fievre, diarrhee, maux de tete, toux et coups de froids. Facile. Symptomes qui sont d&rsquo;ailleurs les memes pour la dengue, pour la typhoide et pour l&rsquo;influenza (je sais pas ce que c&rsquo;est, mais ca a pas l&rsquo;air tres cool non plus), et pour genre j&rsquo;ai-eu-froid-dans-le-bus-et-en-plus-j&rsquo;ai-mange-du-poisson-pas-frais&hellip; c&rsquo;est dire si c&rsquo;est simple, l&rsquo;autodiagnostic, dans ces cas la. De toute facon, le mieux, c&rsquo;est de tout faire pour ne rien attraper, dans ce pays. Car a part a Yangoon ou on peut esperer tomber sur une bonne clinique avec un toubib qui parle anglais, les soins, ca craint. Meme pour acheter de l&rsquo;aspirine, on est jamais sur de ce sur quoi on peut tomber. <o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p>Oui, vraiment, le mieux, c&rsquo;est de faire attention. Ne pas marcher pieds nus ou en tongs, pour eviter de chopper des larves ou des je-ne-sais-quoi qui trainent dans l&rsquo;eau des flaques (ou des innondations d&rsquo;ailleurs&hellip;), ne pas marcher avec des chaussures non plus, parce que la, a cause de l&rsquo;humidite, ca pourrit entre les orteils. Ne pas marcher dehors, donc. Se mefier aussi des moquettes des guest, infestees de strongyloides, pas bien mechants en soi si ce n&rsquo;est que ca fait plein de petits boutons qui grattent a mort, qui risquent de s&rsquo;infecter et de se finir en furoncles. Ca, ca vaut aussi en restant allonge sur le lit, d&rsquo;ailleurs, parce que les petites bebetes en profitent des qu&rsquo;on se couche, pour venir s&rsquo;alimenter en toute quietude.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Apres, il y a tout ce qui concerne la nourriture. Evidemment, ne jamais boire d&rsquo;eau qui ne sort pas d&rsquo;une bouteille fermee, ca vaut bien sur aussi pour le the offert en signe d&rsquo;hospitalite. Ou alors faut demander a ce que l&rsquo;hote signe un papier, sur lequel il s&rsquo;engage a avoir fait bouillir l&rsquo;eau pendant au moins 20 minutes. Sinon, l&rsquo;hospitalite, on s&rsquo;en fout, faut pas deconner. L&rsquo;eau, c&rsquo;est important, faut pas plaisanter avec ca. Par exemple, il est egalement conseille de se laver les dents avec de l&rsquo;eau en bouteille, et pourquoi pas d&rsquo;eviter de se doucher avec ce qui sort du pommeau. Je comprends mieux pourquoi je voyais un jour a <st1:city w:st="on"><st1:place w:st="on">Bangkok</st1:place></st1:city> quelqu&rsquo;un se balader avec une reserve de 5 litres&hellip; certainement pour la douche, bien sur. <o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Les legumes, c&rsquo;est pareil. Toujours se trimbaler avec une solution iodee quand on va au boui-boui du coin, pour bien desinfecter les tomates et le chou, sous le regard incredule du proprietaire des lieux. Ca vaut bien sur aussi pour la cuillere a soupe, l&rsquo;assiette en metal, et la tasse pour le the. On ne plaisante pas. Pas de glacons, pas de jus de fruits, ne pas boire au goulot, ne pas boire dans un verre et emmener sa propre paille desinfectee, homologuee par l&rsquo;institut pasteur. <o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p>Que dire des transports en commun&hellip; ca crache, ca rote, ca tousse dans tous les coins, il vaut mieux eviter de les prendre si on tient un tant soit peu a la vie. Un vrai nid a bacteries. Ou alors rentrer dans le bus avec un masque devant le nez, et un stock de lingettes desinfectantes pour nettoyer le rebord de la fenetre crasseux et le siege pour lequel on ne sait rien de l&rsquo;hygiene de l&rsquo;occupant precedent. Sans cela, ca serait bien evidemment de la pure folie.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p>La, c&rsquo;est vrai, il faut bien avouer que cela devient difficile de voyager dans ces conditions. Le plus sage c&rsquo;est de se contenter de feuilleter les Grands Reportages ou autres Geo dans les toilettes, ou de s&rsquo;evader en regardant Ushuaia. <o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Ou alors, faut etre un peu realiste&hellip;. Par exemple, comment je fais, moi, pour sortir de la Joy guest house sans mettre les pieds dans l&rsquo;eau vu que tout le quartier est innonde d&rsquo;eau stagnante qui de jours en jours devient un veritable bouillon de culture, trouble et d&rsquo;une chaleur anormale? <o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;"><o:p>&nbsp;</o:p>Pour mon premier voyage, j&rsquo;avais pris mes precautions. Au debut en tout cas. Pas d&rsquo;eau non embouteillee, traitement anti palu, gel antibacterien pour se nettoyer les mains sans eau, lingettes et tutti quanti. Mais ca a pas dure tres longtemps, finalement. Je veux dire, quand on se fait servir un thali sur une feuille de bananier en Inde, et que le gars, avant de repandre les differents mets sur la feuille, la nettoie a grande eau d&rsquo;un coup de main douteuse, ben on fait quoi? On refuse le tout, ou on se dit qu&rsquo;on va pas en mourir et on se regale quand meme? Ca commence comme ca, puis apres, l&rsquo;eau, on la boit. Et rien ne se passe. Alors un jour les petites rondelles de tomates qui font tellement envie, on les mange aussi meme si n&rsquo;importe quel medecin de Pasteur vous le deconseillera.<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Alors ici, quand on m&rsquo;offre un the ou qu&rsquo;il y en a a disposition sur la table, je le bois avec delice.. quand un moine me tend un verre d&rsquo;eau qu&rsquo;il vient de puiser dans une cruche, je le bois. Quand un gars vend des glaces a je-ne-sais-quoi sur une carriole ambulante, meme si je me demande toujours comment il fait pour qu&rsquo;elles gardent un aspect solide, ben j&rsquo;en achete.<span style="">&nbsp; </span>On goute des jus de drole de couleur sur les marches, et quelque fois c&rsquo;est degueulasse, mais on goute. On mange dans des troquets qui feraient palir la moindre secretaire des services d&rsquo;hygiene, parce que c&rsquo;est la qu&rsquo;on mange le mieux..<o:p></o:p></span></font></p>
<p class="MsoNormal"><font size="2"><span style="font-size: 10pt; font-family: Tahoma;">Certains pourraient penser que c&rsquo;est un peu de l&rsquo;inconscience, si si, je vous entends d&rsquo;ici&hellip; mais bizarrement, depuis mon retour en Asie, je n&rsquo;ai ete malade qu&rsquo;une seule fois&hellip; Apres avoir bu un soda bien capsule comme il faut dans un endroit touristique&hellip; alors a quoi bon. Non, decidemment, je suis devenue adepte du &ldquo;j&rsquo;en profite a l&rsquo;instant present&rdquo;, parce que finalement, c&rsquo;est le corps qui decide quand il en peut plus&hellip; <o:p></o:p></span></font></p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Oct 2006 07:56:14 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">e500c6295f5fca45e84e0aadc14f122d</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4282885-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[retour a une presque civilisation]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4239360.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">Apres un epouvantable trajet en bus qui ne devait soit disant durer que 5 heures, on a enfin atteint Inle Lake. La mousson dure plus longtemps que prevu cette annee, et encore une fois, on s&rsquo;est pris une grosse averse durant le voyage, et vu la tronche du bus, il pleuvait presque autant a l&rsquo;interieur&hellip; pas bien pour ma creve qui a commence a pointer le bout de son nez hier soir&hellip; pas bien non plus pour les rues d&rsquo;Inle Lake que l&rsquo;on decouvre completement innondees a notre arrivee&hellip; super, apres les 7 heures de bus sur des routes defoncees, une demi heure en pick up, voila qu&rsquo;on doit finir les pieds dans l&rsquo;eau les quelques centaines de metres qui nous separent encore de la guest. </p>
<p class="MsoNormal">Sensation etrange d&rsquo;arriver au bout du monde, et en meme temps de voir une densite impressionnante de guest et de restos a touristes ou on sert des pates a l&rsquo;italienne&hellip; et des cyber cafes&hellip; un truc dont j&rsquo;avais presque oublie l&rsquo;existence, presque seulement parce que je continue a taper mes articles avec assiduite depuis Yangoon. Ca va vous faire de la lecture.. </p>
<p class="MsoNormal">Je pensais pas etre a ce point coupee du monde, a l&rsquo;ecart de tout moyen de communication, mais on est quand meme dans un pays ou meme le coca est inaccessible, chose pourtant rare&hellip;. </p>
<p class="MsoNormal">Alors bonne lecture, en attendant je vais aller me faire un petit poulet curry avec de la soupe aux pois. Et ouais. Les pieds dans l&rsquo;eau.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p></p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 20 Oct 2006 15:36:18 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">847e8713868dffecd3fd91a16db58a4b</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4239360-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Mal au cul]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4239337.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">J&rsquo;ai mal au cul. Plus de 3 heures sur un siege en bois, j&rsquo;ai mal au cul et j&rsquo;ai le dos trempe.</p>
<p class="MsoNormal">Ca sent les toilettes qui debordent, la transpiration, le poisson pas frais, le durian (drole de fruit qui pue l&rsquo;oeuf pourri comme c&rsquo;est pas permis), et l&rsquo;eau stagnante au soleil brulant. Il fait une chaleur a crever, et encore une fois, je suis du mauvais cote, a la fenetre ou les rayons de soleil viennent cogner contre mes cuisses.</p>
<p class="MsoNormal">La vie s&rsquo;est reveillee a bord lors du dernier arret. Les vendeurs ont envahi le train, portant boissons fraiches et victuailles. La chaleur me coupe l&rsquo;appetit, et apres quelques beignets de pomme de terre bien graisseux qui me restaient du petit dej, je suis rassasiee. J&rsquo;en propose a mon voisin d&rsquo;en face, un vieux qui n&rsquo;a pas d&rsquo;age, qui decline poliement d&rsquo;un sourire amuse. Accroupi pieds nus sur la petite partie ombragee de son siege, le longyi releve au dessus des mollets, il machonne paisiblement ses feuilles de betel. Il a achete un paquet de 5 feuilles tout a l&rsquo;heure, soigneusement pliees, chacune enrobant quelques morceaux de racines. De temps a autre, il se penche a la fenetre et crache sa salive rougeatre et mousseuse, qui viendra s&rsquo;ecraser contre le train et ajouter de nouvelles eclaboussures sur mon bras gauche pose negligemment sur le rebord. Apres on va me dire que j&rsquo;ai bronze, mais non. On m&rsquo;a juste crache dessus.</p>
<p class="MsoNormal">Encore 2 heures a tenir.2 heures a parcourir des paysages magnifiques mais invariables, de rizieres parsemees de cocotiers, et d&rsquo;etendues d&rsquo;eau boueuse dans lesquelles flemmardent des pecheurs.</p>
<p class="MsoNormal">J&rsquo;ai les fesses engourdies, le tee shirt qui colle au dossier, la gorge seche et un mal de crane naissant. Et dire qu&rsquo;une fois a Thazi, le plan est de trouver un bus ou un pick up pour enchainer jusqu&rsquo;a Kalaw ou mieux, jusqu&rsquo;a Inle Lake, notre prochain point de chute. Boah, ca ne sera que 6 ou 7 heures supplementaires&hellip;. </p>
<p class="MsoNormal">Qu&rsquo;on ne vienne pas dire que je suis en vacances&hellip; franchement, on a vu plus reposant. Enfin, j&rsquo;essaie de ne pas penser a la suite du trajet. Je me leve, ca fait du bien au posterieur et aux jambes qui ont bien besoin de se detendre&hellip; direction la porte du wagon, comme en Inde, ca reste ouvert, et j&rsquo;aime bien m&rsquo;assoir la, les pieds dans le vide, pour fumer une ch&rsquo;tite clope. Je penche ma tete, histoire de voir un peu ce qui se passe devant, au risque (j&rsquo;en suis bien consciente) de me prendre un de ces crachats dans la figure. Le ciel a l&rsquo;horizon est tout sombre, et bien que le train n&rsquo;avance pas tres vite, les nuages se rapprochent. Je rejoins ma place, et deja, quelques gouttes commencent a tomber&hellip; ca fait un bien fou, le soleil est bien cache, le vent devient presque frais et on a soudainement le sentiment de pouvoir respirer. Mais ca ne dure pas, car c&rsquo;est brusquement une violente averse qui nous tombe dessus. La pluie tombe a la verticale, ou presque parce que en fait, elle me vient directement dessus&hellip; en l&rsquo;espace de quelques instants, les gens ferment les volets, le wagon s&rsquo;obscurcit, et voila qu&rsquo;on passe de 40 a 15 degres&hellip; je suis gelee&hellip; des courants d&rsquo;air froids, les vetements mouilles, rien sous la main pour me couvrir&hellip; c&rsquo;est quand meme pas croyable de passer en si peu de temps d&rsquo;un extreme a un autre. Un coup a attraper la creve, si cela n&rsquo;est pas deja fait a cause de la clim dans la chambre hier soir. Et mon vieux machonneur de voisin qui s&rsquo;obstine a reouvrir la fenetre toutes les 5 minutes pour crachouiller&hellip; il est pas dans le sens du vent, lui. </p>
<p class="MsoNormal">On fera tout le reste du trajet sous la pluie battante, dans un wagon sombre dans lequel se rajoute au melange indelicat d&rsquo;odeurs celle du chien mouille.. l&rsquo;arrivee a Thazi dans ces conditions ne nous donne pas le courage de se mettre a la recherche d&rsquo;un bus pour la suite du trajet. On va rester la pour la nuit, dans la seule et unique guest house du bled qui accepte les etrangers. Et comme il n&rsquo;y a rien a faire, je vais pouvoir me concentrer sur la question qui me turlupine (j&rsquo;aime bien ce mot..) depuis quelques temps: est-ce que je vais finir oui ou non par me raser le crane?...</p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 19 Oct 2006 15:34:15 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d182a8ad960ba3ab86f9067269ce5e66</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4239337-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Oh et puis merde.]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4239309.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">La journee devait pourtant bien commencer. C&rsquo;etait ecrit dans le lonely, la Myanmar Beauty guest house valait a elle seule un stop a Taungoo. Loin de l&rsquo;agitation de la ville, perdue au milieu des rizieres et des bananiers, cette batisse en teck se devait d&rsquo;etre un havre de paix, dans lequel on avait choisi de se poser une journee pour couper en deux la longue route vers notre prochaine etape de travail, Inle Lake. Ah oui alors apres un trajet crevant en bus, 6h a transpirer sur des sieges branlants, etre accueillis par un couple souriant qui nous tend les cles d&rsquo;une chambre immense a 14 dollars avec grand balcon et deux verres de jus de fruit de la passion fraichement presses, ca avait tout l&rsquo;air d&rsquo;un petit coin de paradis&hellip; Je la voyais d&rsquo;ici, la bonne grasse mat&rsquo; dont j&rsquo;avais bien besoin, mais c&rsquo;etait sans compter sur la techno birmane a fond des 7h, les nuages de moustiques qui manifestement se foutent pas mal du pchitt thailandais et des spirales Godzilla qui enfument la chambre (vu la marque, faut imaginer la tenacite des bestioles), et le cafe qui-vient-direct-des-montagnes et qui donne mal au ventre. Non, pour moi, la journee s&rsquo;annoncait mal.</p>
<p class="MsoNormal">Voila que pendant la sieste, quand il fait trop chaud pour mettre le nez dehors, je sors le mac, mets un peu de musique, et ouvre un nouveau document word. Je dois ecrire. J&rsquo;ai pas encore ecrit un mot de la journee et moi qui m&rsquo;impose d&rsquo;ecrire tous les jours, je suis deja en retard d&rsquo;une journee, ca va pas du tout. Oui, mais la, apres 20 lignes, c&rsquo;est la panne seche. Ca m&rsquo;enerve. Je suis vraiment bonne a rien. C&rsquo;est pas comme ca que je vais pondre un bouquin. Je m&rsquo;enerve toute seule, et, de nouveau brusquement assaillie de doutes, je me mets a fondre en larmes.</p>
<p class="MsoNormal">Je me dis que j&rsquo;y arriverai jamais, incapable de trouver les mots justes ( et les mots tout court, d&rsquo;ailleurs) pour un pays qui m&rsquo;apporte pourtant tant de joies&hellip; </p>
<p class="MsoNormal">Je suis comme ca, on m&rsquo;a appris a etre perfectionniste, a anticiper, a prevoir, a calculer, a gerer, a ne pas me laisser surprendre. Jamais. Alors ici aussi, sortie des marches et des rues animees qui me remplissent l&rsquo;esprit, je me remets a anticiper, prevoir, calculer. Et la, ca bug. Qu&rsquo;est-ce que je peux anticiper quand il faut 3 heures pour connaitre les horaires d&rsquo;un bus ou d&rsquo;un train pour le lendemain? Qu&rsquo;est-ce que je prevoir quand chaque jour, chaque minute se compose d&rsquo;imprevu? Je perds mes moyens, j&rsquo;en oublie pourquoi je suis la et me mets d&rsquo;ores et deja a penser a ce que je vais devenir en rentrant&hellip; ca fait 15 jours que j&rsquo;ai quitte la france, et il faudrait que le long terme soit clair quand le lendemain ne l&rsquo;est pas&hellip; je commence a peine a ecrire qu&rsquo;il faudrait que je noircisse le papier avec l&rsquo;aisance de Victor Hugo, que les mots sortent de ma tete comme la transpiration des pores de ma peau&hellip; comme si la decision d&rsquo;ecrire devait se suffire a elle meme. Et que le reste viendrait naturellement..</p>
<p class="MsoNormal">Je suis fatiguee psychologiquement, comme si ma vie dependait de ces quelques lignes que je n&rsquo;arrive pas a ecrire.</p>
<p class="MsoNormal">Et puis merde. Je suis ici parce que j&rsquo;ai decide de voyager, et de profiter de ce voyage pour faire des choses que j&rsquo;aime. Je suis en train d&rsquo;oublier tout cela, et de me creer des difficultes qui n&rsquo;existent pas. J&rsquo;ecris et je photograhie ici, en Birmanie, parce que ca me plait, parce que j&rsquo;aime les sensations que cela genere en moi, parce que je me sens vivre. Et si pour une raison ou une autre, je n&rsquo;arrive pas a ecrire ou je suis decue des 100 cliches du jour, est-ce que ca doit remettre en question mon choix d&rsquo;etre la ou je suis? Est-ce que finalement je dois quelque chose a quelqu&rsquo;un, si ce n&rsquo;est a moi meme? Ben non. Je ne dois rien a personne. Je suis ici parce que je le veux, parce que j&rsquo;ai choisi de ne plus aller travailler a l&rsquo;usine tous les matins en priant pour que la journee passe vite, que la semaine passe vite, que les mois passent vite&hellip; </p>
<p class="MsoNormal">J&rsquo;ai choisi volontairement de sortir de la routine pourtant tellement confortable pour me sentir vivre et renaitre tous les matins, avec comme seule certitude celle que je m&rsquo;endormirais le soir avec le sentiment d&rsquo;avoir existe avec intensite. </p>
<p class="MsoNormal">Alors merde. Voila. C&rsquo;est dit, et c&rsquo;est ecrit comme pour m&rsquo;en convaincre. On verra bien ce que l&rsquo;avenir me reservera mais pour l&rsquo;instant, je suis en Birmanie et je ne me laisserai pas me gacher mon aventure. </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Oct 2006 15:32:05 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4291726df671eb1bbb7dda1d9d6353fb</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4239309-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[au marche...]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4239258.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">Je me suis installee pour boire quelque chose de frais, legerement a l&rsquo;ecart du tumulte du <st1:state w:st="on">marche</st1:state> <st1:place w:st="on"><st1:city w:st="on">de Bago</st1:city>, <st1:state w:st="on">il</st1:state></st1:place> est tout juste 8h30 et il fait deja une chaleur a crever. Une petite heure seulement que j&rsquo;ai commence a photographier, et mon tee shirt est a tordre. C&rsquo;est pas croyable d&rsquo;avoir chaud a ce point. Un soda glace pour la sensation de fraicheur, une tasse de the sans gout pour la rehydratation et un beignet de poisson affreusement gras par erreur&hellip; j&rsquo;imaginais pas que cette petite fille, dont j&rsquo;admirais le courage de porter cette bassine en metal pleine de beignets, puisse vendre des trucs aussi pompeux d&rsquo;huile a cette heure pourtant matinale&hellip;</p>
<p class="MsoNormal">Il m&rsquo;est difficile de rester concentree sur mon cahier, je ne cesse d&rsquo;etre captee par l&rsquo;animation paisible mais bruyante de cette petite rue boueuse de Bago. Comment fermer les yeux a tant de beautes, a tant de sourires que l&rsquo;on m&rsquo;offre avec une sincerite troublante.. Les gens defilent, sans arret, ne manquant jamais d&rsquo;adresser un regard amuse et jovial dans la direction de ma table. Le <st1:state w:st="on"><st1:place w:st="on">marche</st1:place></st1:state> est tout proche, et s&rsquo;etend jusqu&rsquo;ici. Une femme vend des cigares, et semble vouloir prouver la qualite de sa marchandise en en affichant un a ses levres. Elle est vieille, sa peau rid&eacute;e et ses dents manquent, mais elle est belle. Comme une grande majorite de femmes birmanes pour proteger leur peau du soleil, son visage est maquille de thanaka, poudre d&rsquo;ecorce jaunatre melangee a de l&rsquo;eau; les traits qu&rsquo;elle porte sur les joues racontent son histoire. Le dessin n&rsquo;a pas la fraicheur de celui qu&rsquo;on trouve sur le visage des enfants, il est brouillon, granuleux, difforme. Elle est belle, vivante, et garde un sourire fatigue. Assise a meme le sol, devant sa corbeille tressee, elle est belle et elle vend des cigares birmans.</p>
<p class="MsoNormal">Je me sens incroyablement bien, fatiguee d&rsquo;une nuit de combat avec les moustiques qui semblent m&rsquo;accorder autant d&rsquo;interet que les gens qui parcourent les ruelles encombrees du <st1:state w:st="on"><st1:place w:st="on">marche</st1:place></st1:state>. Fatiguee, mais heureuse d&rsquo;etre la, de ressentir tous ces sons, toutes ces odeurs, j&rsquo;ai le sentiment de faire partie de cette rue, de partager un morceau de vie avec ses habitants si chaleureux.</p>
<p class="MsoNormal">A cet instant present, les doutes qui m&rsquo;encerclaient hier soir encore ont disparu. Dans ces lieux, je me contente de vivre, j&rsquo;oublie la pression que je me mets pour l&rsquo;atteinte de mes objectifs, j&rsquo;oublie les heures de travail qui m&rsquo;attendent encore, et me plonge dans ces quelques minutes qui a elles seules justifient ma presence ici. Un gamin assis a cote de moi me regarde et me sourit a pleines dents. On communique avec le regard, avec les gestes, on a pas besoin de plus. Il est la, le bonheur, pas la peine d&rsquo;aller beaucoup plus loin&hellip; Vous me direz, je suis quand meme venue le chercher au fin fond de la Birmanie.. A croire qu&rsquo;ici, comme en Inde, j&rsquo;arrive a me detacher des emprises qui m&rsquo;empechent, &ldquo;chez moi&rdquo;, de me delecter de ces petits moments que nous offre le quotidien, avec tant de simplicite. </p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&nbsp;</o:p></p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 14 Oct 2006 15:27:40 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c15ace8cd64f9bdfe126ed74cb16c1b8</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4239258-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[De cliches a images]]></title>
        <link>http://www.amelotour.com/article-4239073.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal">Comme ces derniers jours, ce matin, le reveil a ete matinal. A 7h, le gars du San Fransisco Motel vient tambouriner a la porte. Comme ces derniers matins, apres une douche froide qui nous sort du brouillard d&rsquo;une nuit trop chaude, on prepare les sacs photos. Il faut en profiter tant qu&rsquo;il ne fait pas encore trop chaud, et puisque c&rsquo;est a cette heure qu&rsquo;on pourra avoir une lumiere interessante sur le marche.</p>
<p class="MsoNormal">On est descendu au San Fransisco Motel, a Bago, a un peu plus de 2h cahotiques de bus de Yangoon. Le petit dej est inclus dans le prix de la chambre, mais dans le boui-boui du coin. On prend place sur une petite table en bois collant, sur laquelle est deja disposee un theiere, quatre tasses, un rouleau de PQ, et un panier en plastique contenant deux sortes de brioches aplaties, dont la graisse a reussi avec le temps a traverser l&rsquo;emballage et a rendre l&rsquo;etiquette illisible. On commande deux cafes noirs, et en les attendant, un jeune garcon torse nu au sourire radieux nous ammene des samosas froids et poussiereux, des biscuits douteux, et une assiette avec du sucre et deux morceaux de citron. Le cafe a un gout etrange de fond de theiere infusee, et a y regarder de plus pres, il en a aussi la couleur.</p>
<p class="MsoNormal">On ne tarde pas trop, pas de quoi s&rsquo;eterniser, on a du boulot avant que la lumiere ne soit trop ecrasante, pour les photos comme pour nous. On evite les moto drivers qui veulent nous emmener a la fameuse pagode ou au Golden Rock. Parce que ce sont les principales attractions touristiques de la ville, et parce qu&rsquo;ils ne comprennent pas bien ce qu&rsquo;on va faire encore une fois au meme marche. On suit la route principale, on traverse la riviere sur le pont metallique, et on coupe sur la gauche juste apres. C&rsquo;est la que le marche demarre, que les vendeurs de fruits, de tissus, d&rsquo;epices et moultes autres produits commencent a s&rsquo;accumuler dans une rue trop etroite compte tenu du nombre de passants. Comme tous les jours depuis notre arrivee au Myanmar, ce sont les enfants que je cherche a capter dans mon objectif. Pas difficile en soi, les enfants sont partout, et tous d&rsquo;une beaute unique. Ils accompagnent leur parents au marche, charges d&rsquo;un petit cabas en plastique ou d&rsquo;un bouquet de fleurs, ils sont vendeurs eux meme, parfois accompagnes, parfois seuls sous leur parasol, certains sont des marchants ambulants, ils vendent de l&rsquo;eau fraiche, des beignets&hellip; D&rsquo;autres encore, aux fripes sales et dechirees ramassent ce qu&rsquo;ils trouvent, quelques fruits ou legumes laisses la par un vendeur, des bouts de plastique qu&rsquo;ils revendront ou recycleront a leur maniere. Les chiffonniers ont le regard grave et profond de ceux que l&rsquo;on a oublie. </p>
<p class="MsoNormal">Generalement, le contact n&rsquo;est a pas difficile a etablir, surtout quand les parents accompagnent leurs petits, fiers que ces derniers deviennent subitement le centre d&rsquo;interet de deux etrangers, rares dans cette partie de la ville. Pour ainsi dire, car en trois jours de temps, nous n&rsquo;en aurons croise aucun. Le sourire approbateur des parents nous ouvre la voie, et c&rsquo;est la que debute finalement le vrai travail&hellip; trouver un sujet, malgres l&rsquo;exigence que l&rsquo;on peut se donner, reste la partie la plus facile. La difficulte reside dans l&rsquo;attitude&hellip; Le probleme du sourire fige, des yeux rives sur un objectif intimidant, les dix personnes qui s&rsquo;accumulent autour du gamin et qui le somment de sourire et de regarder l&rsquo;appareil&hellip; le pauvre&hellip; il faut tout faire pour le mettre en confiance, pour dedramatiser une situation qui est en train de le devenir pour un petit bout de chou qui se demande ce qu&rsquo;on peut bien lui vouloir si soudainement&hellip; grimaces, mimiques, tout ce qui est bon pour detendre l&rsquo;atmosphere, faire rire tout en essayant de ne pas s&rsquo;approprier le devant de la scene.. parfois cela suffit, l&rsquo;enfant prend confiance, reprend son jouet dans la main, se remet a croquer dans son orange. Parfois non. Le visage s&rsquo;assombrit, mefiant, affole&hellip; Alors parfois il faut se retirer respectueusement, parce qu&rsquo;une bonne photo n&rsquo;est pas volee, elle doit rester avant tout un moment de partage car c&rsquo;est cela qui permet de transmettre une emotion. Puis on continue notre chemin, la vie reprend son cours. </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 14 Oct 2006 15:04:14 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b2a38e4b823168323c8e0f0c81132608</guid>
                <category>Octobre 2006 - La Birmanie</category>        <comments>http://www.amelotour.com/article-4239073-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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